3ÈME ET DERNIER VOLET DE L'HOMMAGE DE L'A.M.N.D.V.D.E.N ENVERS LES SOLDATS DE L'INDOCHINE: MÉMORIAL DE FRÉJUS
LU DANS LA PRESSE
Loin de leurs foyers, sur des terrains inhospitaliers, face à un adversaire insaisissable, valeureux et sans cesse mieux armé, les combattants du corps expéditionnaire français ont lutté inlassablement, avec une foi, une ardeur, un courage et un dévouement qui forcent l'admiration et imposent le respect.
Leur sacrifice fut immense. Leur tribut fut celui de la souffrance, du sang, et de la mort.
De 1945 à 1954, près de 100 000 soldats de l'Union française sont tombés en Indochine. Plus de 76 000 ont été blessés.
40 000 ont été fait prisonniers. Parmi eux, 30 000 ne sont jamais revenus. L'éclat de leur bravoure, le panache de leur engagement ne rencontreront trop souvent, en métropole, que l'indifférence ou l'hostilité de leurs concitoyens.
Tous ces combattants ont lutté, ont souffert, sont morts, avec, sans doute, le sentiment amer de l'abandon, la blessure ultime de l'ingratitude.
Ne les oublions pas.
Parachutistes, légionnaires, coloniaux, tirailleurs, métropolitains, gendarmes, marins, aviateurs, médecins et infirmières : ils venaient de France, d'Europe, d'Afrique du Nord ou d'Afrique noire.
Leurs frères d'armes vietnamiens se battaient pour leur terre, pour leur liberté, par fidélité.
Ils étaient jeunes. Ils sont morts au détour d'une piste, dans la boue d'une rizière, dans un camp de prisonniers.
Photo Roland PICAUD: Mémorial de FREJUS :En 1986 la ville de Fréjus s’est proposé d’accueillir le Mémorial dédié aux soldats ayant combattu en Indochine. De l’œuvre de l’architecte DESMOULIN, ce Mémorial inauguré par le Président de la République, François MITTERRAND, en 1993 s’inscrit dans une circulation périphérique de 110 mètre de diamètre sur un terrain de 23 403 m2.
Photos Roland PICAUD:En Pénétrant dans l'enceinte, on découvre ce lieu de mémoire qui comprend un vaste déambulatoire circulaire de 110 mètres de diamètre qui enserre un jardin et dont la partie inférieure abrite des sépultures. Au centre du cercle, une construction rectangulaire regroupe également des sépultures. Les noms de près de 35 000 morts, rendus aux familles ou dont les corps n'ont pas été retrouvés, sont inscrits sur un mur du souvenir. Dans la crypte, les restes de plus 3 000 soldats non identifiés reposent dans un ossuaire.
Photo Roland PICAUD: Le Président de l'AMNDVDEN devant le mur du souvenir de 64 mètres de longueur,sur lequel 34 935 noms, classés par année de décès puis dans l'ordre alphabétique, sont inscrits sur 438 plaques disposées de part et d'autre d'une carte d'Indochine en bronze, ultime rappel de ces terres lointaines.
LU DANS LA PRESSE
GÉNÉRAL BIGEARD : LES HONNEURS MILITAIRES
Le général Bigeard retrouve ses « paras » à Fréjus
Deux ans après sa mort, les restes de l’ancien commandant des parachutistes coloniaux sont transférés, mardi 20 novembre, au mémorial des guerres d’Indochine de la cité varoise.
L’ancien président Valéry Giscard d’Estaing était sur place pour rendre hommage à son ancien ministre.
Les cendres du général Marcel Bigeard ont été transférées mardi 20 novembre au mémorial des guerres d’Indochine à Fréjus (Var), lors d’une cérémonie d’hommage en présence de l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing, du ministre de la défense Jean-Yves Le Drian et du ministre délégué aux anciens combattants Kader Arif. Cette cérémonie est l’aboutissement de deux ans de controverses sur la destination des restes de l’ancien résistant et baroudeur des guerres coloniales, devenu secrétaire d’État à la défense de Valéry Giscard d’Estaing, puis député et écrivain.
DE DIEN BÎEN PHU À ALGER
Commandant des parachutistes coloniaux, Marcel Bigeard a attaché son nom à la guerre d’Indochine, notamment à la chute de Dien Bîen Phu, puis à la guerre d’Algérie, surtout à la bataille d’Alger. Longtemps plus tard, au début des années 2000, après les révélations du général Paul Aussaresses sur l’existence de la torture, il a justifié l’usage de cette dernière en Algérie comme « un mal nécessaire », tout en affirmant ne l’avoir jamais pratiquée lui-même.
IL SOUHAITAIT QUE SES CENDRES SOIENT DISPERSÉES
Avant de mourir le 17 juin 2010, dans son domicile à Toul (Meurthe-et-Moselle), à l’âge de 94 ans, Marcel Bigeard avait souhaité que ses cendres soient dispersées au-dessus de Dien Bîen Phu. Mais ses dernières volontés s’étaient heurtées au refus des autorités vietnamiennes. L’urne contenant ses restes était, depuis, entreposée au crématorium de Nancy.
TRANSFERT AUX INVALIDES COMPROMIS
Fin 2011, le gouvernement Fillon annonçait leur transfert à l’Hôtel des Invalides, où reposent les gloires de l’armée française. En réaction, des élus souvent proches du PCF, des associations et des intellectuels de gauche avaient aussitôt fait circuler une pétition pour s’opposer à cet hommage, en raison du rôle joué par le général lors de la guerre d’Algérie. Plusieurs officiers supérieurs et députés UMP soutenaient au contraire le transfert aux Invalides, estimant que Marcel Bigeard avait été « un grand chef militaire ».
Après l’élection de François Hollande à la présidence de la République, Jean-Yves Le Drian, nouveau ministre de la défense, a essayé de trouver une solution en concertation avec la famille du défunt. S’est alors imposée l’idée de transférer Marcel Bigeard au côté de ses compagnons d’armes d’Indochine, à Fréjus. Des personnalités de gauche ont de nouveau manifesté sur Internet leur hostilité à tout hommage officiel au général Bigeard.
À FRÉJUS, LES CORPS DE MILLIERS DE SOLDATS
La cérémonie s’est déroulée à midi sur le site de la nécropole nationale qui abrite les corps de milliers de soldats morts en Indochine. La date retenue, mardi 20 novembre, est la date anniversaire de l’opération Castor, au cours de laquelle Bigeard a sauté en 1953 sur Dien Bîen Phu à la tête de ses parachutistes.
HOMMAGE DE GISCARD À SON EX-MINISTRE
Valéry Giscard d’Estaing a, avant l’inauguration d’une stèle, prononcé un discours en hommage à celui qu’il avait appelé au gouvernement, en janvier 1975, pour mener des réformes au sein des armées, gagnées par la contestation face à une condition militaire jugée détériorée.
Cette mission ministérielle dura une année. Marcel Bigeard fut ensuite député UDF de Meurthe-et-Moslle de 1978 à 1988. Après quoi, il se retira dans sa maison de Toul, où il écrivit des ouvrages racontant sa carrière militaire ou proposant ses réflexions sur l’évolution de la France. Ses funérailles ont eu lieu en la cathédrale de Toul, le 21 juin 2010.
ANTOINE FOUCHET
Les Citations du Général BIGEARD: Je suis le dernier des cons glorieux---Etre souple comme le cuir, mais trempé comme l'acier pour être et durer.---Nous sommes dans la merde, mais ce n'est pas une raison pour la remuer.---Dans une guerre, ce qui se passe, ce n'est jamais ce qu'on avait prévu. Alors, ce qui compte, c'est d'avoir le moral!






