À DÉCOUVRIR TOULON 1971 : UN DÉFILÉ MILITAIRE ET UNE VISION DE LA France D’AUTREFOIS
Retour sur un événement marquant de l’histoire militaire française,
54 ans après : Toulon, 1971.
Le 18 juin 1971, Toulon vibre au rythme des honneurs militaires, dans le cadre des Manœuvres Nationales des Forces Armées Françaises (MANAT 1971). L’occasion pour le président de la République Georges Pompidou d’effectuer un voyage officiel dans la ville, après un impressionnant défilé militaire, pour une cérémonie d’envergure, où se mêlent tradition et grandeur. C'est aussi un instant suspendu dans le temps, un événement que l’on peine aujourd’hui à retrouver.
Le défilé : une armée d’hier...
Sous l’œil des caméras, on voit défiler des soldats appelés, l’« arme sur l’épaule », ces jeunes conscrits pour qui le service militaire était une réalité quotidienne. Le décor se compose des Sikorsky, Nord-Atlas, des hélicoptères et avions qui semblent appartenir à une époque révolue. Ces images plongent dans un passé où la France, à travers sa puissance militaire, cherchait à marquer sa place sur le terrain international.
Le cortège présidentiel qui défile sur le boulevard de Strasbourg à Toulon se souvient de l'hommage rendu aux soldats disparus. Le président Pompidou, après avoir assisté à la revue des troupes et à la cérémonie au monument aux morts, poursuit son déplacement en mer, montant à bord du porte-avions Clemenceau. La scène qui suit, une grande revue navale et aérienne, illustre la puissance de la flotte militaire française.
Le Président de la République sur le Porte-Avions CLÉMENCEAU avec Michel DEBRÉ Ministre d’État chargé de la Défense Nationale
Un tournant pour la défense française…
La revue de Toulon, avec ses porte-avions, frégates, escorteurs et sous-marins, dévoile une image de la France de l’époque. Ces vaisseaux, emblématiques de la puissance militaire, n’ont aujourd’hui plus la même présence dans nos cieux et mers. Ce défilé naval est également un témoignage de l'engagement français sur le plan international, tant en matière de défense que de projection de puissance.
Les figures civiles et militaires de l'époque, tels que Jacques Chaban-Delmas, Michel Debré ou encore le Général François Maurin, apportent une touche de solennité à cet événement unique, illustrant les enjeux de la France de cette époque, à la fois au sein de l’OTAN et dans un monde en pleine évolution.
Revivez cet instant d’histoire !
À travers la vidéo du défilé de Toulon en 1971, nous vous invitons à revivre ce moment où la France, militaire et fière, s’affirmait en toute majesté. Un retour en arrière, 54 ans plus tard, qui nous permet de constater à quel point notre monde a évolué. Le souvenir de cette armée d'autrefois, de cette époque où les défiler étaient un spectacle puissant et patriotique, semble aujourd’hui bien lointain.
Pour revivre cette page d’histoire et découvrir plus en détail cette revue des troupes, vous pouvez visionner le court-métrage intitulé "Toulon 1971, Revue des troupes, défilé naval et aérien à l’issue des manœuvres nationales", un film de l’ECPAD. (Référence : ECPAD 73.2.01).
Cela vaut vraiment le coup de voir ces images d'une armée admirée par les toulonnais
Et séquence nostalgie, des appelés qui défilent l'arme sur l'épaule, des Sirkoski, Nord-Atlas......
Au terme des Manœuvres Nationales des Forces Armées Françaises (MANAT 1971) qui se sont déroulées du 10 au 18 juin, le président de la République, Georges Pompidou, effectue un voyage officiel à Toulon : après un défilé militaire dans la ville, il embarque à bord du porte-avions « Clemenceau » d’où il assiste à une grande revue navale et aérienne.
A Toulon, les différentes phases de la cérémonie sont photographiées : arrivée de Georges Pompidou, cortège présidentiel sur le boulevard de Strasbourg, salut au drapeau, revue puis défilé des troupes sur le boulevard de Strasbourg, dépôt d’une couronne sur le monument aux morts, allocutions du Maire de Toulon Maurice Arreckx, puis du Président de la République à l’hôtel de ville.
Georges Pompidou rejoint ensuite le porte-avions « Clemenceau » grâce à une vedette. Après une conférence de presse, une allocution aux officiers et sous-officiers des trois armées, puis un déjeuner au carré des officiers, il assiste en compagnie des autorités civiles et militaires à la revue navale et aérienne depuis la passerelle de commandement du porte-avions.
Un grand nombre de bâtiments figure dans le reportage : le porte-avions et porte-hélicoptères « Arromanches » ; la frégate lance-missiles « Duquesne » ; les escorteurs d’escadre « Cassard », « Du Chayla », « D’Estrées », « Guépratte », « Maillé-Brézé », « Tartu » et « La Galissonnière » ; les escorteurs rapides « Le Brestois », « L’Agenais », « Le Vendéen » et « Le Provençal » ; les sous-marins « Diane », « Doris » et « Junon » ; les escorteurs côtiers « Le Fringant » et « L’Intrépide » ; les pétroliers ravitailleurs d’escadre « La Saône » et « La Seine » ; le bâtiment de soutien logistique « Rhin » ; le bâtiment de détection sous-marine « Arago » ; le dragueur de mines côtier « Ajonc ». A l’issue de la revue, Georges Pompidou quitte le bâtiment en hélicoptère.
Plusieurs autorités civiles et militaires accompagnent le président de la République : Jacques Chaban-Delmas, Premier Ministre ; Michel Debré, Ministre d’État chargé de la Défense nationale ; André Fanton, Secrétaire d’État à la Défense Nationale ; Raymond Marcellin, Ministre de l’Intérieur ; le Général d’Armée Aérienne François Maurin, Chef d’État-major des Armées ; le Contre-Amiral Antoine Sanguinetti.
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