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L'A.M.N.D.V.D.E.N INVITEE A LA COMMEMORATION DE LA LIBERATION DE LYON 8ÈME

9 Septembre 2013 , Rédigé par amndvden

Le Président n'ayant pu se rendre pour raison professionnelle aux cérémonies de la Libération de Lyon le mardi 3 Septembre 2013, a tenu à se rendre, suite à l'invitation du Maire du 8ème Arrondissement de Lyon et Conseiller Général du Rhône, du 1er Adjoint au Maire de Lyon Député du Rhône, de l'Adjoint au Maire du !ème Arrondissement Délégué aux Anciens Combattants, Résistants, Déportés et Victimes de Guerre, des Associations d'Anciens Combattants, à la Commémoration de la Libération de Lyon 8ème le Samedi 7 Septembre 2013.

Plusieurs cérémonies ( à découvrir ci-dessos) ont eu lieu pour rendre le devoir de mémoire envers les Résistants et tous ceux qui sont morts sous la torture en déportation, fusillés.

Tel fut le cas de ces hommes dont les noms sont gravés à jamais sur les plaques qui interpelles le passant à se souvenir de ceux et dont sur l'une d'elle fixée sur le mur du Groupe Scolaire Edouard HERRIOT il est indiqué "Ils Sont Morts pour que vous puissiez vivre".

L'A.M.N.D.V.D.E.N INVITEE A LA COMMEMORATION DE LA LIBERATION DE LYON 8ÈME

Boulevard Ambroise Paré


Après le raid de la Carmagnole dans le groupe scolaire Edouard Herriot, le samedi 19 août 1944 les soldats allemands mettent le feu à 13 h 10 à un immeuble situé 164 rue Bataille et appartenant à M. Gay, laitier, qu’ils ont fusillé devant sa femme et 2 de ses jeunes enfants. Ils ont également fusillé M.Rachid, débitant de boissons, demeurant rue Bataille, ainsi que M. Guiard, transporteur de lait, demeurant à Heyrieux et M. Wasilme Rozenfarb demeurant 37 rue Seignemartin.

Source : Paul Garcin, Interdit par la censure, Lugdunum, 1944

Cérémonie Boulevard Ambroise PARE
Cérémonie Boulevard Ambroise PARE
Cérémonie Boulevard Ambroise PARE
Cérémonie Boulevard Ambroise PARE
Cérémonie Boulevard Ambroise PARE
Cérémonie Boulevard Ambroise PARE
Cérémonie Boulevard Ambroise PARE
Cérémonie Boulevard Ambroise PARE

Cérémonie Boulevard Ambroise PARE

GROUPE SCOLAIRE EDOUARD HERRIOT

Hommage rendu aux hommes fusillés par les allemands, morts dans les camps de concentrations, tués à l'ennemi et mort suite blessures dont les noms sont gravés sur la plaque fixée sur le bâtiment du Groupe Scolaire.

Une jeunesse qui pérénise le devoir de mémoire aux côtés des anciens combattants
Une jeunesse qui pérénise le devoir de mémoire aux côtés des anciens combattants
Une jeunesse qui pérénise le devoir de mémoire aux côtés des anciens combattants
Une jeunesse qui pérénise le devoir de mémoire aux côtés des anciens combattants
Une jeunesse qui pérénise le devoir de mémoire aux côtés des anciens combattants
Une jeunesse qui pérénise le devoir de mémoire aux côtés des anciens combattants
Une jeunesse qui pérénise le devoir de mémoire aux côtés des anciens combattants
Une jeunesse qui pérénise le devoir de mémoire aux côtés des anciens combattants
Une jeunesse qui pérénise le devoir de mémoire aux côtés des anciens combattants
Une jeunesse qui pérénise le devoir de mémoire aux côtés des anciens combattants

Une jeunesse qui pérénise le devoir de mémoire aux côtés des anciens combattants

Hommage émouvant en présence de la fille de Monsieur Pierre Henri CEZARD et soeur de Louis CEAZRD, Hommes d'Honneur, de courage et de bravoure

Plaque insérée dans l’entrée du groupe scolaire Edouard Herriot et inaugurée le 17 mai 2011 à 18 h 30


Pierre Cézard le père :
Né le 1er octobre 1899 à Veyrens (Isère) entreprend à 19 ans des études à l’École Normale à Lyon et les abandonne pour s’engager dans la guerre de 1914/1918 ou il sera nommé Sous-Lieutenant au front et Lieutenant en août 1918. Reprend en 1920, après sa démobilisation, ses études à École Normale à Lyon. En septembre 1939 survient la 2° guerre mondiale Pierre Cézard est remobilisé à 40 ans et sera démobilisé en 1940. Dès 1941, il s’engage dans la résistance active; il est affecté au service d’évasion des prisonniers de guerre. Nommé en 1941 directeur du groupe scolaire Edouard Herriot dans le 7° arrondissement (aujourd’hui c’est le 8°). Membre du réseau Cosmos-Buckmaster, en liaison avec Londres en tant que chef de réseau, il organisera et participera à diverses missions de renseignements pour les parachutages de nuit. Dans des circonstances difficiles il a procuré aux alliés des renseignements précieux sur les troupes allemandes et sur leurs mouvements. Chef d’un groupe Franc, il a mené a bien de nombreuse mission de sabotages et d’interceptions de convois allemands.
Brusquement la menace allemande s’abat sur ce quartier du Transvaal et, fin juillet 1944, une compagnie de GMR (Groupe Mobile de Réserve) occupe, avec son armement de guerre le rez-de-chaussée de l’école. Après le débarquement allié du 16 août 1944 la Carmagnole, sous la conduite d’André Kruger, investit le groupe scolaire et une quarantaine de G.M.R rallient les résistants. Le butin en armes est considérable. Trois jours plus tard, soit le 19 août à 5 h du matin 500 habitants sont raflés dans le quartier et conduits dans les locaux de l’école. Ils sont interrogés sur les circonstances de l’enlèvements des gardes et sur leurs auteurs, ils seront relâchés après vérification d'identité vers 12 h 20 sauf 4 d’entre eux qui seront exécutés immédiatement. En 1951 Pierre Cézard crée à l’école Edouard Herriot un centre d’apprentissage pour enseigner le bois et le fer. Il prendra sa retraite d’enseignant en 1959 après 19 ans à la tête de cette école. En 1965 il fonde le CIL (Comité d’Intérêt Local) du quartier de Grange-Blanche-Facultés et ne cesse de se consacrer à la vie associative de son arrondissement jusqu'à son décès le 21 septembre 1985.

Louis Cézard: le fils (1924-1944)

Né le 27 avril 1924 à Saint-Symphorien-Sur-Coise, il rentre en 6° au lycée du Parc à Lyon en 1936. Ayant réussi son baccalauréat avec mention à 18 ans, il devient élève en classe préparatoire à l’École de Saint-Cyr. Agent de la résistance à partir du 11 novembre 1942, il participe, avec les groupes francs de l’armée secrète du capitaine Lesage, alias Loiseau, à des opérations d’action immédiate, de réception de parachutage et de transport d’armes. Le 20 décembre 1942, au cours d’une mission, il est blessé à Bron (Rhône) d’une balle Mauser à la cuisse gauche. Il refuse de se rendre à l’hôpital de Grange-Blanche car les allemands ont toutes facilités de recherches. Le lendemain il prend le car pour aller chez sa grand-mère à Saint-Symphorien-Sur-Coise et c’est le docteur Margot qui le soignera. Après 5 semaines il retourne à Lyon. Alors recruté par son père sous le pseudonyme Louis Coffrant, il devient agent du Réseau Cosmos-Buckmaster, sous les ordres d’Alcide Beauregard lieutenant canadien parachuté qui a en charge des émissions de radio et du déchiffrage. Malheureusement il émet toujours du même endroit et le 8 juin 1944, il est interpellé, par une cinquantaine d’hommes (allemands et miliciens) en pleine émission avec Londres en compagnie de Louis Cézard dans une petite maison située 23 rue Desparmet (Rhône). Ils réussissent à détruire le poste et ses codes. Louis Cézard pour sauver son père s’accuse et pour preuve il fait découvrir une cache d’armes dans l’école où son père est le directeur. Interné à la prison de Montluc de Lyon, il est condamné à mort le lendemain par un tribunal allemand. Il sera torturé pendant 7 jours sans rien livrer à ses bourreaux et sera fusillé le 16 juin 1944 au lieu-dit les Roussilles de la commune de Saint-Didier-de-Formans (Ain) avec 28 autres détenus. Alcide Beauregard, interrogé brutalement par la Gestapo, ne dit rien. Le 20 août 1944 il est extrait de la prison Montluc avec 120 détenus, emmenés dans 2 cars au fort de la Côte Lorette à Saint-Genis-Laval. Ils sont entassés dans la maison inoccupée du gardien. La fusillade commence, elle durera trois quarts d'heure. Puis tout saute car les allemands ont placé des explosifs aux quatre coin de la maison. Trois hommes s'échappent: deux sont abattus, un seul en réchappera.

Sources :
PERMEZEL Bruno, Résistants à Lyon, Villeurbanne et aux alentours : 2824 engagements,
Wikipédia
Travail des élèves du Groupe Edouard Herriot

Plaque fixée en bonne place dans le hall d'entrée de l'établissement scolaire et issue du travail des élèves du Groupe Edouard HERRIOT, dédiée en mémoire de Monsieur Pierre Henri CEZARD,
Plaque fixée en bonne place dans le hall d'entrée de l'établissement scolaire et issue du travail des élèves du Groupe Edouard HERRIOT, dédiée en mémoire de Monsieur Pierre Henri CEZARD,

Plaque fixée en bonne place dans le hall d'entrée de l'établissement scolaire et issue du travail des élèves du Groupe Edouard HERRIOT, dédiée en mémoire de Monsieur Pierre Henri CEZARD,

Ces morts ont rapport au sabotage de l’usine Bronzavia du 27 chemin de Grange Rouge. Certaines des ces victimes sont des ouvriers qui ont saboté des installations, d'autres sont des membres du bataillon Carmagnole des Francs-tireurs et partisans français Main-d’Oeuvre Immigrée (F.T.P.F. M.O.I.) qui ont attaqué l'usine, tel Baptiste Tedeschi. On peut lire:"Jeudi 27 janvier 1944 : Soixante-sept bombes font explosion aux usines BRONZAVIA. Une cinquantaine de jeunes gens armés ont fait irruption à 19 h 30 dans les usines BRONZAVIA, 27 chemin de Grange-Rouge, qui travaillent pour le compte de l’armée allemande. Après avoir ligoté les équipes de maîtrise et d’entretien, ainsi que les gardes et les requis, et après avoir coupé le téléphone, ils placent des explosifs en divers points de l’usine, et partent un peu après 21 h. Soixante sept explosions se produisent entre 21 h 30 et 22 h 40. Dix-sept moteurs d’avions sont détruits ainsi que de nombreuses soudeuses électriques et des rectifieuses. Un incendie s’est également déclaré. Les dégâts s’élèvent à plusieurs millions.
L’usine employait 680 ouvriers, qui fabriquaient des moteurs d’avion pour l’armée allemande".
En 1956 le chemin de Grange Rouge est devenu la rue Maryse Bastié et l’usine Bronzavia a disparu avec l’ouverture du boulevard
Jean XXIII.

Source : Paul Garcin, Interdit par la censure, Lugdunum, 1944

Hommage aux ouvriers de Bronzavia
Hommage aux ouvriers de Bronzavia
Hommage aux ouvriers de Bronzavia
Hommage aux ouvriers de Bronzavia
Hommage aux ouvriers de Bronzavia

Hommage aux ouvriers de Bronzavia

Commissariat de Police du 8ème Arrondissement de Lyon

Robert Coutenceau, né le 24 septembre 1895 sera commissaire de police à Annecy (Haute-Savoie). Après sa mutation au commissariat du 7 ème arrondissement de Lyon, il agit pour la Résistance dans le cadre du NAP (Noyautage des Administrations Publiques) depuis février 1941. Il aidait les maquisards et réfractaires, jusqu’à remettre en liberté ceux qui avaient été interpellés, et s’opposa à la Milice.

Son action ayant été mise au jour, il est arrêté le 22 novembre 1943 à 4 h du matin à Annecy par le Sicherheitsdienst (service secret) de Lyon, pour son rôle dans la Résistance et pour avoir aidé les juifs. Conduit à Lyon, puis à Compiègne, il meurt en déportation, au camp de Buchenwald, le 28 avril 1944 à l’âge de 49 ans.

Hommage rendu au Commissaire de Police Robert COUTENCEAU
Hommage rendu au Commissaire de Police Robert COUTENCEAU
Hommage rendu au Commissaire de Police Robert COUTENCEAU
Hommage rendu au Commissaire de Police Robert COUTENCEAU
Hommage rendu au Commissaire de Police Robert COUTENCEAU
Hommage rendu au Commissaire de Police Robert COUTENCEAU
Hommage rendu au Commissaire de Police Robert COUTENCEAU

Hommage rendu au Commissaire de Police Robert COUTENCEAU

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