Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
amndvden.overblog.com

DEVOIR DE MÉMOIRE ET PAGE D'HISTOIRE : RAPPORT REMIS AU GÉNÉRAL CHARLES AILLERET POUR L’ABANDON DES ESSAIS NUCLÉAIRES AU SAHARA ALGÉRIEN, AFIN DE POUVOIR CHOISIR UN NOUVEAU SITE ET RAISONS DU CHOIX DE LA POLYNÉSIE FRANÇAISE.

20 Février 2022 , Rédigé par amndvden

DEVOIR DE MÉMOIRE ET PAGE D'HISTOIRE : RAPPORT REMIS AU GÉNÉRAL CHARLES AILLERET POUR L’ABANDON DES ESSAIS NUCLÉAIRES AU SAHARA ALGÉRIEN, AFIN DE POUVOIR CHOISIR UN NOUVEAU SITE ET RAISONS DU CHOIX DE LA POLYNÉSIE FRANÇAISE.

PAGE D'HISTOIRE MÉCONNUE

 Alors que la construction du site de Reggane a débuté en octobre 1957, l'hypothèse de l'abandon d'un champ de tir saharien est envisagée dès 1958. En novembre 1958, un rapport remis au Général CHARLES AILLERET envisage des sites d'essais souterrains en métropole:

  • La Cime de Pal (Alpes-Maritimes), à la géologie complexe et très faillée ;
  • Le Grand-Goyer (Alpes De Haute Provence) très fissuré, avec un aquifère important ;
  • La haute vallée du Fournel (Hautes-Alpes), éliminée à cause du gneiss  du socle du Pelvoux ;
  • La haute vallée du torrent du Couleau (Hautes-Alpes)  constituée de flysch (roches sédimentaires meubles), et surmontée d'un aquifère ;
  • La Tête de Vautisse (Hautes-Alpes), mais à la limite entre socle cristallin et flysch ;
  • La Crête des Prénetz (Hautes-Alpes), qui semble le site le plus favorable bien qu'il soit dans le flysch et avec des venues d'eau possibles ;
  • Le Désert des Agriates (Corse), mais avec un risque d'opposition des populations.

Les Pyrénées ne sont pas étudiées car on y rencontrerait vraisemblablement les mêmes problèmes que dans les Alpes.

En 1960, la recherche de sites s'oriente vers des sites outremer afin d'y déclencher des explosions aériennes de grande puissance. Les Îles Kerguelen sont tout d'abord envisagées, ainsi que la Réunion et l'Océanie (Polynésie Française et Nouvelle-Calédonie). La Nouvelle-Calédonie tend à être écartée par crainte de pressions de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie.

 En décembre 1961, les autorités politiques donnent la priorité à la Polynésie, car la région est excentrée et proche d'un site d'expérimentation nucléaire du Royaume-Uni et des États-Unis, l’île Christmas. Au 20 décembre, de nombreux sites sont envisagés : Motu Iti ; Nuku-Iva ; Eiao et Hatutu dans les îles Marquises ; Tikehau, Mataiva et Rangiroa dans l’Archipel des Tuamotu; Maupiti dans l’Archipel de la Société.

 L'exploration de l'Atoll de Mururoa est envisagée pour la première fois le 26 décembre. Fin décembre, le Sahara est considéré comme indisponible au-delà de fin 1963, ce qui rend nécessaire la disponibilité opérationnelle d'un nouveau site dès 1964. Début 1962, la métropole, La Réunion, la Nouvelle-Calédonie, les Kerguelen et les Marquises sont définitivement écartées sur la base de considérations essentiellement géologiques.

 À l'issue d'une mission de reconnaissance dans l'Archipel des Tuamotu, les Îles Gambier (Tuamotu Sud) sont retenues dès la fin mars. Après des études hydrographiques, Mururoa est désignée en juillet 1962 comme champ de tir, avec Tahiti comme base arrière.

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article