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L'HOMMAGE DU MÉMORIAL NATIONAL DES VÉTÉRANS DES ESSAIS NUCLÉAIRES ENVERS LES SOLDATS DE L’INDOCHINE : DIEN BIEN PHU LE VERDUN TROPICAL

8 Juin 2022 , Rédigé par amndvden

 L'HOMMAGE DU MÉMORIAL NATIONAL DES VÉTÉRANS DES ESSAIS NUCLÉAIRES ENVERS LES SOLDATS DE L’INDOCHINE : DIEN BIEN PHU LE VERDUN TROPICAL

PRÉAMBULE

Il y a 68 ans le 7 mai en 1954, c’était la chute du camp retranché de Diên Biên Phu.

Ni capitulation…. Ni reddition !

Et pour ces milliers de vaincus commence une lente descente aux enfers, l’apprentissage du désespoir.

Mais ce qu’ils ne savent pas, parce que personne ne leur a jamais dit, c’est que la liberté était en marche

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DEVOIR DE MÉMOIRE

Dans le cadre de la Journée Nationale d’Hommage aux Morts pour la France en Indochine le Mémorial National des Vétérans des Essais Nucléaires se joint à la Nation pour rendre l’hommage envers tous ceux qui ont payé de leur vie l’honneur de la France.

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RETOUR EN ARRIÈRE

On trouve trace de la présence Française dès le XVIe siècle avec les missionnaires, en particulier des jésuites se sont installés dans le pays.

La situation au milieu du XIXe siècle était très confuse dans la région. Le Cambodge - ou l’Empire khmer avait disparu au XVe siècle - et le Laos sont en voie de disparition au profit du royaume de Siam et de l’empire d’Annam. Ce dernier était vassal de la Chine et devait payer un tribut qui fut ponctuellement payé jusqu’à l’arrivée des Français en 1884 qui réuniront la Cochinchine, l’Annam et le Tonkin, ainsi que le Laos et le Cambodge au sein de l’Indochine Française. .

À la même époque l’Europe, en particulier l’Angleterre et dans une moindre mesure la France est en pleine industrialisation. Elle connaît une forte croissance démographique et un dynamisme économique élevé. Elle recherche des débouchés pour ses produits et des matières premières. L’Empereur Napoléon III soutient l’expansion économique vers la Chine et le Sud est asiatique il veut en outre protéger les chrétiens.

Napoléon III

Napoléon III

A LA FIN DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE LA FRANCE VOIT SA SOUVERAINETÉ RÉTABLIE EN INDOCHINE

Présentation non Exhaustive

Le 9 mars 1945 les garnisons françaises sont attaquées par surprise par l’Armée Impériale Japonaise. Sur les 34 000 Français métropolitains dans la région et 12 000 militaires d'origine européenne, plus de 3 000 ont été tués en moins de 48 heures, parfois exécutés par décapitation à coups de sabre.

Les Français, sous l'impulsion du Général De Gaulle, décident de rétablir la souveraineté française sur l’Indochine après la Seconde Guerre mondiale, à une époque où d’autres puissances coloniales reprennent pied dans leurs colonies asiatiques. En 1946, le 28 janvier, les troupes britanniques acceptent de quitter le l’Indochine, tandis les Chinois se retirent également du nord du territoire Indochinois. En échange, les Français restituent à la République de Chine leurs droits sur les concessions françaises dans ce pays, elles aussi évacuées par les Japonais, le 6 mars 1946.

Départ des Troupes Japonaises de l'Indochine

Départ des Troupes Japonaises de l'Indochine

INDOCHINE ENJEU DE LA GUERRE FROIDE

A partir de 1949-1950, la guerre d'Indochine devient l’un des théâtres de la guerre froide, les grandes puissances – Union soviétique et États-Unis – s'y affrontant par alliés interposés.

Tandis que le Viêt-minh peut compter, à partir de 1949, sur l'aide de la Chine maoïste vainqueur du Guomindang, elle-même soutenue par l'Union soviétique, la France parvient à modifier l'attitude américaine en s'appuyant sur la « théorie des dominos » – selon laquelle l'expansionnisme soviétique fait tomber une à une, comme des dominos, les régions proches des pays que contrôlent les communistes – pour prôner activement l'« endiguement »

 

LE SOUTIEN AMÉRICAIN A LA FRANCE

Or, cette politique d'endiguement coûte cher, et la France affirme ne pouvoir se livrer seule à cette croisade d'un nouveau genre contre l'ennemi commun des démocraties occidentales, ce qui lui permet d'obtenir une importante aide américaine ; en 1953, les dépenses consacrées à l'Indochine se montent à 285 milliards de francs pour la France, 35 milliards pour les États associés (Viêt Nam, Laos et Cambodge), et 269 milliards pour les États-Unis (119 milliards d'aide militaire et 150 milliards d'aide financière).

 

 

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 L'HOMMAGE DU MÉMORIAL NATIONAL DES VÉTÉRANS DES ESSAIS NUCLÉAIRES ENVERS LES SOLDATS DE L’INDOCHINE : DIEN BIEN PHU LE VERDUN TROPICAL
L'Armée Française engagée dans cette guerre était équipée d'un important équipement américain:Automitrailleuses M8 Half-tracks Jeeps en caisses et cuisines roulantes Camions GMC 6×6 Affûts pour DCA Pièces et munitions Canons de 105 mm,etc... uniformes composés: une veste USMC pattern 44, un pantalon peau de saucisson retaillé ainsi qu’une paire de bottes de saut TAP 50 avec semelle d’expérimentation de type faux clous. Casque qui est composé d’un liner USM1C et d’un casque lourd M1 avec filet mle 43. L’équipement est entièrement du mle TAP 50, sauf pour le bidon qui est US. Pelle US accrochée à l’arrière du brelage, pour pouvoir la sortir rapidement en cas de bombardement viet. Son armement se compose d’un PM MAT 49 (fabrication MAC), d’un poignard M3 et de deux DF 37/46.

L'Armée Française engagée dans cette guerre était équipée d'un important équipement américain:Automitrailleuses M8 Half-tracks Jeeps en caisses et cuisines roulantes Camions GMC 6×6 Affûts pour DCA Pièces et munitions Canons de 105 mm,etc... uniformes composés: une veste USMC pattern 44, un pantalon peau de saucisson retaillé ainsi qu’une paire de bottes de saut TAP 50 avec semelle d’expérimentation de type faux clous. Casque qui est composé d’un liner USM1C et d’un casque lourd M1 avec filet mle 43. L’équipement est entièrement du mle TAP 50, sauf pour le bidon qui est US. Pelle US accrochée à l’arrière du brelage, pour pouvoir la sortir rapidement en cas de bombardement viet. Son armement se compose d’un PM MAT 49 (fabrication MAC), d’un poignard M3 et de deux DF 37/46.

Extrait d’une lettre prémonitoire du Maréchal De Lattre de Tassigny au Général Salan (1952)

« Si nous perdons ici (Indochine), tout s’écroulera ; nous avons en face de nous des adversaires qui ne se contentent pas de tuer des soldats, ils font la guerre aux âmes.

Le lavage de cerveau, l’endoctrinement des prisonniers, les manifestes que les Viets font signer aux officiers captifs sont des choses terribles.

C’est une guerre qu’il ne faut pas perdre, sinon le jeu maudit continuera en Tunisie, en Algérie, dans toute l’Afrique et peut être même un jour en France... »

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DIEN BIEN PHU (1954) UN ENJEU DÉCISIF

Le Viêt-minh cherchant alors à s'emparer de Luang Prabang, au Laos, les Français veulent s'assurer une base proche du Laos pour gêner les communications de l'ennemi.

Le Général Navarre décide de créer un point de fixation en faisant occuper le site de Diên Biên Phu – une cuvette dénudée d'environ 18 km sur 10, entourée de montagnes boisées, située près de la frontière avec le Laos, à environ 320 km d'Hanoi. L'opération est baptisée Atlante. Le gouvernement français espère y remporter un succès face au Viêt-minh pour aborder en position de force les négociations de paix ouvertes à Genève le 8 mai. Cependant, pour le Viêt-minh, l'enjeu est identique, et Diên Biên Phu, qui aurait pu n'être qu'une simple bataille parmi d'autres puisqu'une part minime des effectifs français y est engagée, va décider du sort de la guerre.

 

 

Une plaine qui va devenir le Verdun Colonial

Une plaine qui va devenir le Verdun Colonial

UNE ERREUR STRATÉGIQUE QUI COUTERA CHÈRE EN VIE HUMAINE

Dotée de deux aérodromes, cette ancienne base aérienne utilisée par les Japonais durant la Seconde Guerre mondiale compte rapidement 11 000 hommes puis 15 000 après que des renforts y sont parachutés, mais il apparaît que son ravitaillement est aléatoire : les terrains d'aviation sont à découvert, alors que les forces du Viêt-minh, elles, peuvent avancer la nuit masquées par les forêts environnantes. Le camp de Diên Biên Phu se retrouve encerclé, entièrement dépendant d'un ravitaillement aérien qui ne peut plus être que parachuté, les terrains d'aviation ayant été rendus inutilisables et le commandement français ayant sous-estimé la DCA de son adversaire.

En effet, alors que les Français jugeaient impossible une concentration importante de forces du Viêt-minh, celui-ci réussit au contraire un tour de force logistique : des armes lourdes, des canons antiaériens – en pièces détachées – et des milliers d'armes automatiques sont amenés par ses combattants et des porteurs à travers la jungle, à pied ou en bicyclette. On peut estimer que les Viêt-minh dispose ainsi, tout autour de Diên Biên Phu, de quelque 55 000 combattants bien armés et ravitaillés.

 

 

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LE SIÈGE ET LA CHUTE DU CAMP DE DIEN BIEN PHU (13 mars-6 mai 1954)

John Foster Dulles, secrétaire d'État américain, le 7 mai 1954 écrivait

Les Français établissent un certain nombre de postes avancés qui reçoivent des prénoms féminins, et qui tombent les uns après les autres aux mains du Viêt-minh : Béatrice dans la nuit du 13 au 14 mars 1954, qui marque le début du siège, Gabrielle le lendemain, puis Anne-Marie, Isabelle… Un moment, il est envisagé de dégager la position grâce à des bombardements massifs effectués par les Américains (opération Vautour), mais ce projet n'a pas de suite, les États-Unis craignant de s’engager dans une nouvelle guerre de Corée. L'assaut final a lieu le 6 mai 1954 ; il coûte la vie à 4 500 soldats français et à 8 500 combattants du Viêt-minh. Le colonel de Castries, commandant du camp retranché, se rend le 7 mai à 17 h 30.

 Présentation photographique non exhaustive
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55 JOURS QUI DEVIENDRONT UN ENFER

L’occupation de la cuvette fut fixée le 20 novembre 1953. Elle fut baptisée « opération Castor ». Ce sera le plus important largage de parachutistes de toute l’histoire de la guerre d’Indochine. Vers 11 h du matin, les deux premiers bataillons sont largués : Le 6ème Bataillon de Parachutistes Coloniaux du Commandant Bigeard et le 2ème Bataillon du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes du Commandant Brechignac. Puis arriveront : le 1er Bataillon de Parachutistes Coloniaux, deux batteries de 75 sans recul du 35ème RALP, une compagnie de mortiers de 120 et une antenne chirurgicale. Le lendemain, les légionnaires du 1er Bataillon Etranger de Parachutistes sauteront ainsi que le 8ème Bataillon de Parachutistes Coloniaux, des éléments du génie et le PC de l’opération (général Gilles, lieutenant-colonel Langlais avec 25 hommes). Le 22 novembre, le 5ème Bataillon de Parachutistes Vietnamiens est largué à son tour. Au soir du 22 novembre 1953, il y aura 4195 hommes dans la célèbre cuvette.

L’offensive vietminh débute dans la soirée du 13 mars 1954 par une intense préparation d’artillerie (près de 9000 coups) visant particulièrement Béatrice et Gabrielle.

Le point d'appui Béatrice est écrasé par les obus de canons et de mortiers lourds. Pendant plusieurs heures il reçoit des milliers d'obus. Les abris, n'étant pas conçus pour résister à des projectiles de gros calibre, furent pulvérisés. La surprise est totale dans le camp français. Malgré un combat acharné et sanglant, au prix de lourdes pertes de part et d’autre, Béatrice, tenu par la 3/13ème Demi-Brigade de la Légion Etrangère, commandée par le Commandant Pégot, fut enlevée par les Viets en quelques heures. Un malheureux concours de circonstance favorisa cette rapide victoire vietminh : les quatre officiers dont le lieutenant-colonel Gaucher, responsables de la défense de Béatrice furent tués dès la première heure par deux obus qui explosèrent dans leur abri. En une nuit, c'est une unité d'élite de la Légion qui est supprimée. Nul n'a imaginé un tel déluge d'artillerie. La contre batterie française se révèle inefficace. Le Viêt-Minh utilisant une énorme capacité en bras, a pu creuser des tunnels en travers des collines, hisser ses obusiers et s’offrir plusieurs emplacements de tir sur la garnison sans être vu. Des terrasses furent aménagées et dès que les canons avaient fini de tirer, ils regagnaient leur abri. De ce fait jamais l'artillerie française ne fut en mesure de faire taire les canons Viêt-Minh, pas plus que les chasseurs-bombardier de l'aéronavale.

Dans la soirée du 14 mars, Gabrielle, défendue par le 5/7 Régiment de Tirailleurs Algériens, subit un intense et meurtrier pilonnage d’artillerie. A 5h, le 15 mars, le vietminh submerge la position, dont les défenseurs ont été tués ou blessés. L’artillerie ennemie –que l’on disait inefficace- fait des ravages parmi les défenseurs sans que l’on puisse espérer la réduire au silence. Conscient de cet échec et de sa responsabilité, le Colonel Piroth, responsable de l’artillerie française se suicidera dans la nuit du 15 au 16 mars en dégoupillant une grenade.

Cependant, la piste d’aviation, bien que pilonnée quotidiennement -mais aussitôt remise en état- permettait l’arrivée régulière des renforts. Ce pilonnage s’intensifiant, les atterrissages de jour devinrent impossibles et les appareils durent se poser de nuit dans les pires conditions. Bientôt il fallut renoncer complètement et les assiégés se retrouvèrent, dès lors, isolés du reste du monde. A noter que le 28 mars, l’avion devant évacuer les blessés de la cuvette, endommagé au sol, ne put décoller. L’infirmière convoyeuse de l’équipage, Geneviève de Galard, était à bord. Elle restera jusqu’à la fin parmi les combattants.

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« L’HISTOIRE SE SOUVIENDRA DE CETTE BATAILLE »

John Foster Dulles, secrétaire d'État américain, le 7 mai 1954

« L’histoire se souviendra de cette bataille comme l’une des plus héroïques de tous les temps. Les défenseurs, français et autochtones, ont infligé des pertes considérables à l’ennemi. Les soldats français ont montré qu’ils n’ont perdu ni la volonté, ni la capacité de se battre, même dans les plus terribles conditions. Et cela a démontré que le Vietnam peut produire des soldats qui ont les qualités requises pour défendre leur pays. »

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REGIMENTS ET BATAILLONS PRESENTS A DIEN BIEN PHU DU 03 FEVRIER AU 07 MAI 1954

GONO: Groupement Opérationnel du Nord Ouest COMMANDEMENT : Général Christian DECASTRIES Sous secteurs Nord ( Anne-Marie,Gabrielle ) Lt. Colonel André TRANCARD Sous secteurs centre ( Béatrice,Claudine,Dominique,Eliane,Huguette ) Lt. Colonel Jules GAUCHER puis Lt.Colonel LEMEUNIER GM 9 Groupement Mobile 9 - I/13e DBLE 1er Bataillon de la 13e Demi Brigade de la Légion Etrangère - III/13e DBLE 3e Bataillon de la 13e Demi Brigade de la Légion Etrangère - I/2e REI 1er Bataillon du 2e Régiment Etranger d'Infanterie - III/3e RTA 3e Bataillon du 3e Régiment de Tirailleurs Algériens Sous secteur Sud ( Isabelle ) Lt.Colonel André LALANDEstrong> GM 6 - III/3e REI 3e Bataillon du 3e Régiment Etranger d'Infanterie - II/2e RTA 2e Bataillon du 2e Régiment de Tirailleurs Algériens - V/7e RTA GAP 2 Groupement Aéroporté 2 Lt. Colonel Pierre LANGLAIS- 1er BEP 1er Bataillon Etranger Parachutistes - 8e BPC 8e Bataillon Parachutistes de Choc - 5e BPVN 5e Bataillon Parachutistes Vietnamiens ( Bawouan ) ARTILLERIE Colonel Charles PIROTH Après son décès dans la nuit du 15 au 16 mars 1954, il fût remplacé par le 20 mars par le Lt. Colonel VAILLANT avec pour adjoint le Lt. Colonel ROBIN. Groupement A C.Bat ALLIOU - III/10e RAC 3e groupe du 10e Régiment d'Artillerie Coloniale avec 12 obusiers de 105 mm M2A1 - 1e CEPML 1e Compagnie Etrangère Parachutiste de Mortiers Lourds Lt Erwan BERGOT avec 12 mortiers de 120 mm. - 2e CMMLE 2e Compagnie Mixte de Mortiers Lourds de la Légion Etrangère du 5e REI avec 8 mortiers de 120 mm. Groupement B C.Bat Guy KNECHT - II/4e RAC 2e groupe du 4e Régiment d'Artillerie Coloniale avec 12 obusiers de 105 mm M2A1 - 11/4/ 4e RAC 11e Batterie du 4e groupe du 4e Régiment d'Artillerie Coloniale Cne DEAL avec 4 obusiers de 155 mm M114. - 1er GAACEO 1e section du 1er groupe Antiaérien d'Artillerie Coloniale d'Extrême Orient Lt Paul REDON avec 4 affûts quadruples de mitrailleuses de 12,7 mm. - 1e CMMLE 1e Compagnie Mixte de Mortiers Lourds de la Légion Etrangère du 3e REI avec 8 mortiers de 120 mm. - BAAL Batterie d'Artillerie Autonome Laotienne Cne LADOUS - GM/35e RALP Groupe de Marche du 35e Régiment d'Artillerie Légère Parachutiste C.Bat MILLOT avec canons de 75 SR - 21e GAOA Groupe Aérien d'Observation d'Artillerie - 23e GAOA PARACHUTISTES - 1er RCP 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes C.Bat Jean BRECHIGNAC - 1er BPC 1er Bataillon de Parachutistes Coloniaux Cne Guy BAZIN de BEZONS - 6e BPC 6e Bataillon de Parachutistes Coloniaux C.Bat Marcel BIGEARD - 8e BPC 8e Bataillon de Parachutistes de Choc Cne Pierre TOURRET - 1er BEP 1er Bataillon Etranger de Parachutistes C.Bat Maurice GUIRAUD - 2e BEP 2e Bataillon Etranger de Parachutistes C.Bat Hubert LIESENFELT - 5e BPVN 5e Bataillon de Parachutistes Vietnamiens Cne André BOTELLA INFANTERIE - I/2e REI C.Bat CLEMENCON - III/3e REI C.Bat Henri GRAND D'ESNON - I/13e DBLE C.Bat DE BRINON - III/13e DBLE C.Bat Paul PEGOT - II/1er RTA Cne Pierre JEANCENELLE - III/3e RTA Cne Jean GARANDEAU - I/4e RTM 1er Bataillon du 4e Régiment de Tirailleurs Marocains C.Bat Jean NICOLAS - V/7e RTA C.Bat Roland de MECQUENEM - 2e TB 2e Tabors Marocains - BT 2 Bataillon Thai 2 C.Bat Maurice CHENEL - BT 3 C.Bat Léopold THIMONIER - 301 BVN SUPPLETIFS - 2e CTB 2e Compagnie de Thais Blancs Cne Michel DULUAT-Reliquats des CSM ( Compagnies de Supplétifs Militaires ) du 1er Groupement Mobile de Partisans Thais GMPT 1 Cne BORDIER, provent de Laï Chau. Groupement WIEME Lt Réginald WIEME - CSM 431 - CSM 432 - CSM 434 - CSM 413 - CSM 414 - CSM 415 - CSM 433 - CSM 272 - CSM 341 - CSM 416 - CSM 424 - CM 248 Compagnie Muletière 248 *On notera que nombre d'unités ont été aérotransportées avec au moins une partie de leurs supplétifs ARME BLINDEE ET CAVALERIE - 3e EM/1er RCC 3e Escadron de Marche du 3e Régiment de Chasseurs à Cheval Cne Yves HERVOUET, équipé de 10 chars M.24 Chaffée. * Escadron de chars légers crée en décembre 1953 a partir d'un peloton du RICM et de deux pelotons du 3e Escadron du 1er RCC. - 1 peloton BLEU RICM A/C CARETTE - 1 peloton ROUGE 3E/1RCC Lt DESPERT - 1 peloton VERT 3E/1RCC S/Lt MENGELLE GENIE - 31e BG 31e Bataillon du Génie ( 2e Cie ) C.Bat André SUDRAT - 17e CGP 17e Compagnie du Génie Parachutiste TRANSMISSIONS - 2/822 BT 2e Compagnie du 822 Bataillon des Transmissions - 2/823 BT - 342 CPT 342e Compagnie Parachutistes des Transmissions SERVICES SANTE Médecin Chef Cne DAMANY - ACM 29 Antenne Chirurgicale Mobile N° 29 Cdt Paul GRAUWIN - ACM 44 N° 44 Lt Jacques GINDREY - ACP 3 Antenne Chirurgicale Parachutiste N° 3 Lt Louis RESILLOT - ACP 5 N° 5 Cne Ernest HANTZ - ACP 6 N° 6 Lt Jean VIDAL SERVICES - 71e CC 71e Compagnie de Commandement - 6e CCS 6e Compagnie de Commandement et des Services ( GONO ) - 9e CCS 9e Compagnie de Commandement et des Services ( GONO ) - 3e CTQG 3e Compagnie de Transport de Quartier Général - 3e CM 3e Compagnie des Munitions ( détachement ) - 3e LM/GRGM 3e Légion de Marche de la Garde Républicaine Gendarmerie Mobile ( détachement ) - 73Oe CR 730e Compagnie de Ravitaillement ( service des essences ) ( dépôt 81 ) ( détachement ) - 712e CCR 712e Compagnie de Circulation Routière - 2/5e CRMLE 2e section de la 5e Compagnie de Réparation Matériel de la Légion Etrangère - GEO 1 Groupe d'Exploitation Opérationnel N°1 ( service de l'intendance ) - 403e BPM 403e Boîte Postale Militaire ( SP 74144 ) ( antenne ) - RSC Renseignement et Service du Chiffre RENSEIGNEMENT - DGMI Détachement du Groupe Mixte d'Intervention puis GCMA - GC 8/GCMA Groupement Commandos N° 8 du Groupement Commandos Mixtes Aéroportés ( partisans Méo Cne HEBERT - DOP Détachement Opérationnel-Patrouilles AVIATION TRANSPORT - GT 2/62 Franche Comté C 47 Dakota - GT 1/64 Béarn C 47 Dakota - GT 2/64 Anjou C 47 Dakota - GT 2/63 Sénégal C 47 Dakota CHASSE - GC 1/22 Saintonge F8F 1 Bearcat - GC 2/22 Languedoc F8F 1 Bearcat BOMBARDEMENT - GB 1/19 Gascogne B 26 B61DL - GB 1/25 Tunisie B 26 CBO DT RECONNAISSANCE - GAOA 21 Morane MS 500 Criquet - GAOA 23 Morane MS 500 Criquet ( Muong Sai ) - DB 195 - EROM 80 Escadrille de Reconnaissance Outre Mer 80 F8F 1 Beacart LIAISON ET EVACUATION SANITAIRE - ELA 52 Escadrille de Liaisons Aériennes 52 - ELA 3 3 DHC2 Beaver - 1e CLES 1e Compagnie Légère d'Evacuations Sanitaires Sikorski S-55 AERONAVALE GAPA Groupement Aérien du Porte avions ARROMANCHES - 3 F 5B2 C5 Hell-Driver - 11 F F6F Ellcat - 28 FPBY4 Privater - 14 F Change Vought F4U7 et AV 1 Corsair AVIATION CIVILE *Les sociétés de transport aérien suivantes affrétèrent des appareils pour Dien Bien Phu ou prirent part à des opérations de ravitaillement par air: - Aigle Azur - Autrex - Civil Air Trans Port ( Taiwan ) Air Vietnam - Air Outre Mer - C.O.S.A.R.A - C.L.C.T ( Laos ) AVIONS EMPLOYES : Bristol 170 Britanniques Boeing 307 Stratdliner Curtiss C.16 Commando DC 4 Skymaster et S.O Bretagne Sans oublier les centaines d'hommes ,de toutes origines, qui jusqu'aux dernières heures de la bataille, se portèrent volontaires pour sauter sur DIEN BIEN PHU en toute connaissance de cause et sans garantie. Simplement pour les copains postés là bas, pour l'Honneur, pour la Liberté. L'effectif de la garnison au 7 mai 1954 se monte à 14 014 hommes comprenant les compagnies de service et logistique. L'Armée Française compte 2 293 morts dans ses rangs, et, sur les 11 721 soldats fait prisonniers, seulement 3 290 reviennent vivant en France.

Tout passe, le temps, les gens, les mots, la peur.

L'oubli est une maladie grave. ( D.MULLER )

 

 L'HOMMAGE DU MÉMORIAL NATIONAL DES VÉTÉRANS DES ESSAIS NUCLÉAIRES ENVERS LES SOLDATS DE L’INDOCHINE : DIEN BIEN PHU LE VERDUN TROPICAL
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