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LE MASQUE UNE PROTECTION NÉCESSAIRE COMME IL Y A UN SIÈCLE POUR LUTTER CONTRE LA COVID 19

17 Janvier 2021 , Rédigé par amndvden

LE MASQUE UNE PROTECTION NÉCESSAIRE COMME IL Y A UN SIÈCLE POUR LUTTER CONTRE LA COVID 19

 

La crise sanitaire due à la Covid-19 amène chacun de nous à un retour en arrière, soit un voyage dans le passé de près de 100 ans. Chaque siècle depuis 1220 avec l’invasion Mongoles (voir la genèse des pandémies dans le 1er reportage inséré dans le Blog de l’Association du Mémorial National des Vétérans des Essais Nucléaires) la France connait la plus importante épidémie de ce 21ème siècle.

 MILL VALLEY, CALIFORNIE, 1918 : SUR LA PANCARTE PORTÉE PAR LA FEMME À DROITE : « PORTEZ UN MASQUE OU VOUS IREZ EN PRISON ».

MILL VALLEY, CALIFORNIE, 1918 : SUR LA PANCARTE PORTÉE PAR LA FEMME À DROITE : « PORTEZ UN MASQUE OU VOUS IREZ EN PRISON ».

Ceci dans un contexte très différent, de la grippe dite Espagnole qui s’était abattue sur le monde pendant l’hiver de 1918-1919 et qui allait causer à partir de 1920 jusqu’à un milliard de malades, sur une population totale de 1,9 milliard d’humains sur la planète, et le nombre de décès liés à cette pandémie est évalué entre 50 à 100 millions. L’épidémie fit environ 408 000 morts en France, parmi lesquels Guillaume Apollinaire et Edmond Rostand.

Ainsi la malédiction de la 20ème année de chaque siècle se répète par coïncidence. Et l’Année 2020 aura été celle de la COVID 19 qui peut être aggravée par les virus Variant Anglais, Sud -Africain….

Tout d’abord retour en 1320 avec la Peste Noire ; 1520 avec la Variole ; 1620 une étrange Maladie ; 1720 La Peste de Marseille ; 1820 Le Choléra et 1920 la Peste Pneumonique ou Grippe Espagnole

PORTLAND, OREGON : MEMBRES DU STUDENT ARMY TRAINING CORPS (ACADÉMIE AMÉRICAINE DE FORMATION MILITAIRE).

PORTLAND, OREGON : MEMBRES DU STUDENT ARMY TRAINING CORPS (ACADÉMIE AMÉRICAINE DE FORMATION MILITAIRE).

DÉJÀ L’HISTOIRE DU MASQUE EST APPARUE

AU MOMENT DE LA GRIPPE ESPAGNOLE

 

 BOSTON, MASSACHUSETTS : DES FEMMES VOLONTAIRES DE LA CROIX-ROUGE FABRIQUENT DES MASQUES POUR LES SOLDATS.

BOSTON, MASSACHUSETTS : DES FEMMES VOLONTAIRES DE LA CROIX-ROUGE FABRIQUENT DES MASQUES POUR LES SOLDATS.

Lors de la pandémie de grippe espagnole en 1918 : l'idée que, dans les esprits, les médecins sont (et encore pour longtemps) les seuls à porter un masque chirurgical en période de pandémie pour se prémunir face à la maladie infectieuse en question et ceci du fait qu’ils prennent rapidement conscience de la contagiosité, de la morbidité et des complications pulmonaires, ils ne le préconisent pourtant pas, en tant que premiers gestes d'hygiène barrières, ainsi que des mesures d'isolement des malades, la prise de médicaments antalgique et la désinfection des lieux publics. 

 .SAINT-LOUIS, MISSOURI: PERSONNEL ET AMBULANCE DE LA CROIX-ROUGE.

.SAINT-LOUIS, MISSOURI: PERSONNEL ET AMBULANCE DE LA CROIX-ROUGE.

Il faut attendre la nomination, par l'Académie de médecine, en octobre 1918, d'une commission spéciale de médecins, à la demande du gouvernement, pour que l'idée de "porter un masque" figure parmi l'une des recommandations. Voici les termes du rapport de cette commission repris dans le Journal Le Temps, du 17 octobre 1918 : "Le port d'un masque analogue à celui dont les chirurgiens font usage au cours des opérations [...] constitue une précaution très utile dont il importerait de généraliser l'emploi pour toute personne soignant les grippés et pour les malades eux-mêmes, quand ils commencent à se lever".

CAMP FUNSTON, KANSAS: HÔPITAL D’URGENCE.

CAMP FUNSTON, KANSAS: HÔPITAL D’URGENCE.

LE MASQUE UNE PROTECTION NÉCESSAIRE COMME IL Y A UN SIÈCLE

À GAUCHE : PENDANT L’ÉPIDÉMIE DE GRIPPE ESPAGNOLE, PERSONNE NE POUVAIT MONTER DANS LES TRAMWAYS DE SEATTLE SANS PORTER UN MASQUE / À DROITE :BALAYEUR DES RUES À NEW YORK.

À GAUCHE : PENDANT L’ÉPIDÉMIE DE GRIPPE ESPAGNOLE, PERSONNE NE POUVAIT MONTER DANS LES TRAMWAYS DE SEATTLE SANS PORTER UN MASQUE / À DROITE :BALAYEUR DES RUES À NEW YORK.

Alors que la question du port du masque, obligatoire dans les espaces publics clos, fait aujourd'hui l'objet de tous les fantasmes et questionnements en matière de sécurité sanitaire, on constate que, dès 1918 et la pandémie de grippe espagnole, les Français entretenaient déjà un « drôle » de rapport avec le masque.

SEATTLE :DÉFILÉ DU 39E RÉGIMENT EN ROUTE POUR LA FRANCE.

SEATTLE :DÉFILÉ DU 39E RÉGIMENT EN ROUTE POUR LA FRANCE.

UNE CERTAINE RÉTICENCE EN 1920 (LU DANS LE JOURNAL LE MATIN)

 

 CINCINNATI, OHIO :UN BARBIER DONT L’ACTIVITÉ AVAIT ÉTÉ AUTORISÉE PENDANT LA QUARANTAINE.

CINCINNATI, OHIO :UN BARBIER DONT L’ACTIVITÉ AVAIT ÉTÉ AUTORISÉE PENDANT LA QUARANTAINE.

Malgré les recommandations manifestes de l’Académie, le masque de protection, souvent méprisé et tourné en dérision, n’a pas bonne presse en France. En effet, alors qu’il est largement adopté par les autres pays au moment des pandémies au XXe siècle, il peine à s’attirer les faveurs des Français et en particulier des Parisiens, comme en témoigne cet article publié lors de la deuxième vague de grippe « espagnole » :

« En Angleterre, on a adopté le masque respiratoire pour éviter la contagion. Pourquoi ne le fait-on pas en France ? Le docteur Netter a, cependant avec sa clairvoyance d’éminent praticien, présenté, il y a trois mois, un masque pratique. La Faculté l’adopta, mais non point le public – public, en vérité, bien léger, et qui, par crainte d’être ridicule, préfère se laisser assassiner par les pneumocoques et tous les agents microbiens qu’expulsent les sujets malades qui toussent, éternuent à l’envi dans les tramways, les autobus et les métros ! À Londres, on le porte carrément, et l’on voit dans les quartiers les plus fréquentés, passer des dames, des soldats, de graves civils protégés par le masque – lequel n’empêche pas de parler – contre le fâcheux et mystérieux microbe. » (L’Heure, 26 février 1919)

WINNIPEG, CANADA :VENDEURS DE JOURNAUX.

WINNIPEG, CANADA :VENDEURS DE JOURNAUX.

En 1929, alors que la grippe frappe de nouveau le monde, le docteur Henry Thierry, inspecteur général des services techniques d’hygiène de Paris, défend le port du masque mais reste peu confiant quant aux dispositions des Français vis-à-vis de cette mesure contraignante. Il mise toutefois sur la résurrection d’un phénomène de mode  celui de la voilette  pour convaincre les Françaises de revêtir un préservatif contre les virus :

« Le Français plaisante, même au milieu du danger, et je n’ai pas grande illusion que les hommes en général portent un masque, alors que, pendant la guerre, les officiers avaient peine à l’obtenir des soldats. Mais pour les femmes, vis-à-vis desquelles la mortalité grippale a donné une prédominance marquée en 1918 et qu’on retrouve encore au cours de l’épidémie actuelle, il est si facile de se protéger par le retour d’un élément de toilette jadis à la mode, la voilette, que je ne doute pas de la réussite, si un couturier de luxe s’intéressait au problème et renouvelait la mode ». 

 ROYAT, PUY-DE-DÔME, FRANCE : SÉANCE DE CINÉMA À L’HÔPITAL MILITAIRE AMÉRICAIN.

ROYAT, PUY-DE-DÔME, FRANCE : SÉANCE DE CINÉMA À L’HÔPITAL MILITAIRE AMÉRICAIN.

PHOTOS SOURCE DIVERSES

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