Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
amndvden.overblog.com

IN MÉMORIAM JEUDI 5 NOVEMBRE 2020: MORT DE PIERRE SIMONET, L'UN DES DERNIERS COMPAGNONS DE LA LIBÉRATION

6 Novembre 2020 , Rédigé par amndvden

IN MÉMORIAM JEUDI 5 NOVEMBRE 2020:  MORT DE PIERRE SIMONET, L'UN DES DERNIERS COMPAGNONS DE LA LIBÉRATION

SOURCE AFP

Pierre Simonet, l'un des trois derniers compagnons de la Libération, est mort, annonce l'Élysée ce jeudi.

Pierre Simonet. Photo AFP PHOTO /BYLINE

Pierre Simonet. Photo AFP PHOTO /BYLINE

IN MÉMORIAM JEUDI 5 NOVEMBRE 2020:  MORT DE PIERRE SIMONET, L'UN DES DERNIERS COMPAGNONS DE LA LIBÉRATION
IN MÉMORIAM JEUDI 5 NOVEMBRE 2020:  MORT DE PIERRE SIMONET, L'UN DES DERNIERS COMPAGNONS DE LA LIBÉRATION

Pierre Simonet, l’un des trois derniers compagnons de la Libération, est mort jeudi à l’âge de 99 ans, a annoncé l’Elysée.

En 1940, il avait rejoint les Forces françaises libres (FFL) avant de combattre en Afrique du nord, de participer au débarquement en Provence et de participer à la libération de la France.

Deux compagnons encore en vie

Son décès fait suite à celui d’un autre compagnon, d’Edgard Tupët-Thomet, décédé le 9 septembre à l’âge de 100 ans.

Seuls deux compagnons de la Libération lui survivent - Daniel Cordier et Hubert Germain (tous deux centenaires)-, sur les 1 038 distingués par le général de Gaulle pour leur engagement au sein de la France libre pendant l’Occupation allemande.

Un "héros"

Né le 27 octobre 1921 à Hanoï, en Indochine, Pierre Simonet avait rejoint Bordeaux pour y faire ses études. Révolté par l’intention du maréchal Pétain de signer l’armistice avec l’Allemagne, le jeune homme décide de rejoindre l’Angleterre pour s’engager dans les FFL en juillet 1940.

Membre du 1er régiment d’artillerie, il participe aux campagnes de Syrie et de Libye, où il s’illustre à Bir Hakeim. Il combat également lors des campagnes de Tunisie et d’Italie, avant de débarquer en Provence et de poursuivre les combats en Alsace.

Après guerre, Pierre Simonet effectue une grande partie de sa carrière dans la fonction publique internationale (ONU, OCDE, FMI...).

Pour Emmanuel Macron, "Pierre Simonet était bien un héros: il avait beau refuser ce titre, il en possédait tous les attributs - le courage, la force morale, le sens du devoir".

"Le pays tout entier se souviendra de son courage, de sa ténacité et de sa modestie", ont réagi la ministre des Armées Florence Parly et la ministre déléguée Geneviève Darrieussecq.

Il est prévu que le dernier des compagnons qui décèdera sera inhumé au Mont-Valérien, le principal lieu d’exécution de résistants et d’otages par l’armée allemande durant la Seconde guerre mondiale. Charles de Gaulle y a inauguré en 1960 le Mémorial de la France combattant

IN MÉMORIAM JEUDI 5 NOVEMBRE 2020:  MORT DE PIERRE SIMONET, L'UN DES DERNIERS COMPAGNONS DE LA LIBÉRATION

Ce vétéran de Bir-Hakein et de la grande épopée de la 1ère DFL était toujours d'une grande modestie et gentillesse ....

C'est donc une très grande tristesse d'apprendre par la famille que Pierre s'est éteint ce jeudi 05 11 2020 après-midi dans son sommeil ,auprès de ses enfants, à son domicile de Toulon.

La Fondation de la France libre perd un de ses derniers vétérans de la Seconde guerre mondiale ayant rejoint très tôt le général de Gaulle.

La famille indiquera vendredi 06 novembre 2020 le lieu du recueillement à Toulon car Pierre sera inhumé dans le caveau familial, dans la Drôme.

Un.parcours exceptionnel:

Pierre Simonet est le fils de Gilbert Simonet, polytechnicien, ingénieur des ponts et chaussées en Indochine. Ce dernier, après avoir été mobilisé en France lors de la Première Guerre mondiale, retourne en Indochine, où naît Pierre Simonet.

Après des études secondaires au lycée Thiers de Marseille, puis au lycée Albert-Sarraut à Hanoï, Pierre Simonet rentre en France en 1939 pour ses études supérieures.

La France et l'Angleterre viennent alors de déclarer la guerre à l'Allemagne nazie. Trop jeune pour être mobilisé, il poursuit ses études au lycée Montaigne à Bordeaux, en classe préparatoire de mathématiques spéciales.

En 1945, après la guerre, Pierre Simonet se marie avec Lucienne Ragain à Saïgon. Elle est née et a passé son enfance en Indochine, où ils se sont connus. Du couple naîtront cinq enfants.

Seconde Guerre mondiale :

Le 17 juin 1940, lorsque le maréchal Pétain annonce à la radio la défaite de l'armée française et demande l'armistice à l'Allemagne, Pierre Simonet est profondément choqué. Il a 18 ans et décide de se révolter.

Le lendemain, 18 juin 1940, il prend connaissance de l'appel du général de Gaulle lancé depuis Londres. Il décide de s'engager à ses côtés.

Le 24 juin 1940, il parvient à embarquer clandestinement sur le dernier cargo, Le Baron Kinaird qui, en rade de Saint-Jean-de-Luz, rapatrie les troupes polonaises et les ressortissants britanniques. Arrivé à Liverpool, il s'engage dans les Forces françaises libres (FFL) du général de Gaulle, le 1er juillet 1940.

Il voulait choisir l'aviation mais cette arme ne recrute que des volontaires ayant déjà le brevet de pilote. Il est donc affecté, en raison de ses études de mathématiques, dans l'artillerie FFL en cours de création, au camp de Cove (Surrey). Il y commence son entraînement, encadré par des officiers et sous-officiers de l'armée française qui ont rejoint le général de Gaulle et ont décidé de continuer la guerre.

Ils sont en tout 2 000 volontaires « français libres », civils et militaires, qui constituent l'embryon des FFL.

Embarqué le 29 août 1940, il fait partie du corps expéditionnaire qui, à Dakar, a pour mission de rallier l'Afrique occidentale française (AOF) à la France libre (opération Menace). Puis, son unité stationne au Cameroun en Afrique équatoriale française (AEF), où il poursuit son entraînement jusqu'en janvier 1941.

Il prend part à la campagne de Syrie en juin et juillet 1941, à la suite de laquelle est officiellement créé, à Damas, le 1er régiment d'artillerie des FFL (1er RAC). Affecté à la deuxième batterie du 1er RA et nommé brigadier, il est chargé des transmissions et de l'observation.

Avec la 1re brigade française libre du général Koenig, il participe à la campagne de Libye de janvier à juillet 1942. Au cours d'une Jock column (en) dans le désert, le 16 mars 1942, pendant une forte attaque de chars ennemis, il assure sa mission jusqu'au bout, et ne quitte sa position qu'après avoir replié son matériel et être allé rechercher son camion de munitions à un endroit particulièrement exposé. Enfin, il participe à la bataille de Bir-Hakeim du 27 mai au 10 juin 1942 comme téléphoniste et observateur, et fait partie de ceux qui sortent de vive force le 11 juin. Il reçoit ses deux premières citations.

Sa brigade est ensuite engagée dans l'offensive de la seconde bataille d'El Alamein en octobre 1942, et poursuit avec la huitième armée britannique l'Afrika Korps du général Rommel en retraite jusqu'à Takrouna, en Tunisie. Il est alors admis au cours d'aspirant en Tunisie, et est promu à ce grade fin 1943.

À partir de la campagne d'Italie, d'avril à juin 1944, Pierre Simonet est affecté au peloton d'observation aérienne du 1er RAC, en qualité d'officier observateur sur avion léger Piper Cub. Toujours volontaire, il n'hésite pas, à maintes reprises, à s'aventurer profondément dans le dispositif ennemi pour obtenir les renseignements demandés. Son unité est engagée dans l'offensive du 8 mai 1944 qui brise les lignes Gustave et Hitler, libère Rome et poursuit les divisions allemandes jusqu'aux abords de Sienne, en Toscane.

Pendant le débarquement en Provence le 16 août 1944, il poursuit son action d'observateur en avion. Entre le 20 et le 25 août 1944, il remplit de nombreuses missions de guerre dans la région d'Hyères et de Toulon. Le 21 août, au-dessus de la Farléde, puis le 23 août au-dessus de La Valette, il n'hésite pas à survoler les lignes ennemies à basse altitude pour repérer les pièces antichars allemandes. Le 24 août, grâce à un réglage très précis, il arrête le tir d'une batterie ennemie située dans la presqu'île de Saint-Mandrier.

Après la Provence, lors de la remontée vers le nord, il participe aux combats de Belfort et à ceux du sud de Strasbourg. Pendant la campagne d'Alsace, du 7 janvier au 2 février 1945, il rend les services les plus précieux en prenant part à la destruction de plusieurs chars et en repérant deux batteries.

Nommé sous-lieutenant, il participe en avril et mai 1945 à la dernière offensive de la 1re DFL, qui s'empare du massif de l'Authion, pénètre en Italie du Nord et libère Cuneo.

Le 18 juin 1945, lors de la prise d'armes et du défilé des troupes sur les Champs-Élysées, il est dans l'un des trois piper-cub qui passent sous la tour Eiffel.

Vie professionnelle :

En 1946, il suit une formation à l'École nationale de la France d'outre-mer et est nommé administrateur de la France d'outre-mer.

En 1948, il sert en Indochine au cabinet du général Xuan, chef du gouvernement provisoire du Vietman sud.

En 1949, il suit à Paris les cours de l'école d'application de l'INSEE et obtient le certificat de l'institut de statistique de l'université de Paris. Il exercera ensuite au Cameroun comme chef de service des statistiques en 1951-1952, puis comme administrateur dans différents postes (Mora, Meiganga, Ngaoundere, Yaoundé). En 1957, il est nommé chef de région de Ntem à Ebolowa. Il participe à la mise en place de la politique de décolonisation et à la passation de pouvoirs aux autorités camerounaises.

En 1958, il fait ses débuts de fonctionnaire international en Asie du Sud-Est en qualité d'économiste statisticien, pour la première mission de la FAO (Food and Agricultural Organisation) sur le développement des pays riverains du Mékong.

En 1959-1960, il est affecté par les Nations Unies en Iran comme conseiller en statistiques économiques. De retour en France, détaché au ministère des finances, il obtient le diplôme du centre d'études des programmes économiques, CEPE.

En 1962, il intègre comme économiste l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) à Paris .

En 1964, il intègre le Fonds monétaire international (FMI).

De 1973 à 1977, il exerce les fonctions de représentant résident du FMI en Haïti et en El Salvador.

En 1981, il part pour trois ans comme expert du FMI aux Comores et au Lesotho.

Retraite :

En 1985, il quitte complètement les affaires et se retire à Toulon avec son épouse qui l'a suivi dans toutes ses affectations.

En 1999, il devient membre du conseil de l'ordre de la Libération.

Lors des commémorations des 80 ans de l'appel du 18 Juin, le premier ministre britannique Boris Johnson annonce que les quatre derniers compagnons de la Libération, Edgard Tupët-Thomé, Hubert Germain, Daniel Cordier et Pierre Simonet, sont nommés membres honoraires de l'ordre de l'Empire britannique La décoration est remise à Pierre Simonet par Ed Llewellyn, ambassadeur du Royaume-Uni à Paris, chez lui à Toulon, le 7 juillet 2020[).

Il etait au 05 novembre 2020, un des trois derniers compagnons survivants.

Adieu compagnon !

 

IN MÉMORIAM JEUDI 5 NOVEMBRE 2020:  MORT DE PIERRE SIMONET, L'UN DES DERNIERS COMPAGNONS DE LA LIBÉRATION

Le Président National, Roland PICAUD, les Membres du Conseil d'Administration, les Présidents Départementaux, les Présidents Départementaux et Territoriaux d'Outre-Mer, et les Vétérans des Essais Nucléaires de l'Association du Mémorial National des Vétérans des Essais Nucléaires s'inclinent en  hommage au Compagnon de la Libération Pierre SIMONET qui n'a pas hésité un seul instant à rejoindre le Général DE GAULLE pour libérer la France lors de la seconde guerre mondiale et combattre le nazisme.

IN MÉMORIAM JEUDI 5 NOVEMBRE 2020:  MORT DE PIERRE SIMONET, L'UN DES DERNIERS COMPAGNONS DE LA LIBÉRATION

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article