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PAGE D’HISTOIRE : LA FRANCE ET L’OTAN

18 Avril 2020 , Rédigé par amndvden

PAGE D’HISTOIRE : LA FRANCE ET L’OTAN
 
PRÉAMBULE :

 

L’Association du Mémorial National des Vétérans des Essais Nucléaires présente ce reportage consacré à l’intégration de la France à l’OTAN. Cette présentation est consécutive au retour de la France dans le commandement militaire intégré de l’OTAN décidé par le Président de la République, Nicolas SARKOZY, au Congrès de Washington le 7 novembre 2007.

Si l’Association présente ce dossier cela vient du fait que la France refuse de participer au Groupe des Plans Nucléaires de l’OTAN et en conséquence le Président de la République au nom de la France conserve la souveraineté décisionnaire de sa défense stratégique.

 

Ce qui place encore plus le rôle essentiel des Vétérans des Essais Nucléaires Français dans la protection de la Nation dans le cadre de la Défense Océanique Stratégique et de la Défense Aérienne Stratégique.

Le Conseil d'Administration 
Vincent AURIOL Président de la République du 16 janvier 1947 au 16 janvier 1954. Cliquer sur la photo pour agrandissement

Vincent AURIOL Président de la République du 16 janvier 1947 au 16 janvier 1954. Cliquer sur la photo pour agrandissement

4 AVRIL 1949 : LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, VINCENT AURIOL, SIGNE LE TRAITÉ DE L’ORGANISATION DE L’ATLANTIQUE NORD (OTAN)

 

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Le Traité de l’Atlantique Nord qui crée l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, est signé à Washington le 4 avril 1949 par douze pays : Belgique, Danemark, France, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Etats-Unis et Canada.

 

L’article 5 du traité définit les termes de l’engagement de défense collective : « une attaque armée contre l’une ou plusieurs [des parties] survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties ».

Signature à Washington le 4 avril 1949 du Traité de l'Atlantique Nord qui crée l'OTAN

Signature à Washington le 4 avril 1949 du Traité de l'Atlantique Nord qui crée l'OTAN

L’Alliance se dote rapidement d’une structure de commandement militaire initialement basée à Rocquencourt en bordure de Paris (Grand quartier général des puissances alliées en Europe - SHAPE), dont le Général Dwight D. EISENHOWER est le premier Commandant Suprême Allié (SACEUR), ainsi que d’un secrétariat international civil dont le siège est initialement basé à Paris (au Palais de Chaillot jusqu’en 1959 puis à la Porte Dauphine).

Palais de Chaillot

Palais de Chaillot

ROCQUENCOURT (GRAND QUARTIER GÉNÉRAL DE L'OTAN)

 

 

Grand Quartier Général de l'OTAN à Rocquencourt

Grand Quartier Général de l'OTAN à Rocquencourt

DISCOURS DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE,

VINCENT AURIOL À ROCQUENCOURT.

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Le 2 avril 1951, Vincent AURIOL, Président de la République Française, prononce un discours à Rocquencourt, à l'occasion de la cérémonie d'ouverture du Suprême Headquarters Allied Powers Europe (SHAPE). Le Grand Quartier Général des Puissances alliées en Europe (SHAPE) a été créé, dans le cadre d'un effort visant à mettre en place une force militaire de l'OTAN intégrée et efficace.

Le 18 février 1952 , la Grèce entre dans l’OTAN , en même temps que la Turquie , mais retire ses forces de la structure militaire intégrée le 14 août 1974 en protestation contre l'invasion turque au Nord de Chypre. Puis elle réintègre l'OTAN en 1980.
Le 18 février 1952 , la Grèce entre dans l’OTAN , en même temps que la Turquie , mais retire ses forces de la structure militaire intégrée le 14 août 1974 en protestation contre l'invasion turque au Nord de Chypre. Puis elle réintègre l'OTAN en 1980.

Le 18 février 1952 , la Grèce entre dans l’OTAN , en même temps que la Turquie , mais retire ses forces de la structure militaire intégrée le 14 août 1974 en protestation contre l'invasion turque au Nord de Chypre. Puis elle réintègre l'OTAN en 1980.

1955: LA RÉPUBLIQUE FÉDÉRALE D'ALLEMAGNE ADHÈRE À L'OTAN

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Les Accords de Paris, signés en 1954, permettent à la République fédérale d’Allemagne d’adhérer à l’OTAN en 1955

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IL Y 54 ANS, LE GÉNÉRAL DE GAULLE DÉCIDAIT DE RETIRER LA FRANCE DU COMMANDEMENT MILITAIRE INTÉGRÉ DE L’OTAN

 

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Lors d’une conférence de presse mémorable à Paris, le 21 février 1966 Charles de Gaulle annonça au monde entier le retrait de la France du commandement militaire intégré de l’OTAN.

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EXTRAIT DU VERBATIM DE LA CONFÉRENCE DE PRESSE

 

 

-Rien ne peut faire qu’une loi s’impose sans amendement quand elle n’est plus en accord avec les mœurs.

 

-Rien ne peut faire qu’un traité reste valable intégralement quand son objet s’est modifié.

 

-Rien ne peut faire qu’une alliance demeure telle quelle quand ont changé les conditions dans lesquelles on l’avait conclue.

 

-Il faut alors adapter aux données nouvelles la loi, le traité, l’alliance, sans quoi, les textes, vidés de leur substance, ne seront plus, le cas échéant, que de vains papiers d’archives, à moins que ne se produise une rupture brutale entre ces formes désuètes et les vivantes réalités.

 

-Eh bien ! Si la France considère, qu’encore aujourd’hui, il est utile à sa sécurité et à celle de l’Occident qu’elle soit alliée à un certain nombre d’États, notamment à l’Amérique, pour leur défense et pour la sienne dans le cas d’une agression commise contre l’un deux, si la déclaration faite en commun à ce sujet, sous forme du Traité de l’Alliance Atlantique signé à Washington le 4 avril 1949, reste à ses yeux toujours valable, elle reconnaît, en même temps, que les mesures d’application qui ont été prises par la suite ne répondent plus à ce qu’elle juge satisfaisant, pour ce qui la concerne, dans les conditions nouvelles.

Journal LE RÉPUBLICAIN LORRAIN

Journal LE RÉPUBLICAIN LORRAIN

-Je dis : les conditions nouvelles. Il est bien clair, en effet, qu’en raison de l’évolution intérieure et extérieure des pays de l’Est, le monde occidental n’est plus aujourd’hui menacé comme il l’était à l’époque où le protectorat américain fut organisé en Europe sous le couvert de l’O.T.A.N.

 

-Mais, en même temps que s’estompaient les alarmes, se réduisait aussi la garantie de sécurité, autant vaut dire absolue, que donnaient à l’Ancien Continent la possession par la seule Amérique de l’armement atomique et la certitude qu’elle l’emploierait sans restriction dans le cas d’une agression. Car, la Russie soviétique s’est, depuis lors, dotée d’une puissance nucléaire capable de frapper directement les États-Unis, ce qui a rendu, pour le moins, indéterminées les décisions des Américains quant à l’emploi éventuel de leurs bombes et a, du coup, privé de justification – je parle pour la France – non certes l’alliance, mais bien l’intégration.

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-D’autre part, tandis que se dissipent les perspectives d’une guerre mondiale éclatant à cause de l’Europe, voici que des conflits où l’Amérique s’engage dans d’autres parties du monde, comme avant-hier en Corée, hier à Cuba, aujourd’hui au Vietnam, risquent de prendre, en vertu de la fameuse escalade, une extension telle qu’il pourrait en sortir une conflagration générale.

 

-Dans ce cas, l’Europe, dont la stratégie est, dans l’O.T.A.N., celle de l’Amérique, serait automatiquement impliquée dans la lutte lors même qu’elle ne l’aurait pas voulu.

 

-Il en serait ainsi pour la France, si l’imbrication de son territoire, de ses communications, de certaines de ses forces, de plusieurs de ses bases aériennes, de tels ou tels de ses ports, dans le système militaire sous commandement américain devait subsister plus longtemps.

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LA FRANCE ET LA BOMBE ATOMIQUE QUI FERA SA FORCE

-Au surplus, notre pays, devenant de son côté et par ses propres moyens une puissance atomique, est amené à assumer lui-même les responsabilités politiques et stratégiques très étendues que comporte cette capacité et que leur nature et leurs dimensions rendent évidemment inaliénables.

-Enfin, la volonté qu’a la France de disposer d’elle-même, volonté sans laquelle elle cesserait bientôt de croire en son propre rôle et de pouvoir être utile aux autres, est incompatible avec une organisation de défense où elle se trouve subordonnée.

-Par conséquent, sans revenir sur son adhésion à l’Alliance atlantique, la France va d’ici au terme ultime prévu pour ses obligations et qui est le 4 avril 1969, continuer à modifier successivement les dispositions actuellement pratiquées, pour autant qu’elles la concernent.

-Ce qu’elle a fait hier à cet égard en plusieurs domaines, elle le fera demain dans d’autres, tout en prenant, bien entendu, les dispositions voulues pour que ces changements s’accomplissent progressivement et que ses alliés ne puissent en être soudain et de son fait incommodés.

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-En outre, elle se tiendra prête à régler avec tels ou tels d’entre eux, et suivant la façon dont elle a déjà procédé sur certains points, les rapports pratiques de coopération qui paraîtront utiles de part et d’autre, soit dans l’immédiat, soit dans l’éventualité d’un conflit. Cela vaut naturellement pour la coopération alliée en Allemagne.

 

-Au total, il s’agit de rétablir une situation normale de souveraineté, dans laquelle ce qui est français, en fait de sol, de ciel, de mer et de forces, et tout élément étranger qui se trouverait en France, ne relèveront plus que des seules autorités françaises.

 

-C’est dire qu’il s’agit là, non point du tout d’une rupture, mais d’une nécessaire adaptation.

 

Charles de Gaulle, 21 février 1966

En 1966, la France annonce son intention de se retirer du commandement militaire intégré de l’Alliance, ce qui conduit au déménagement du siège de l’OTAN en Belgique, à Evere et à Mons, où il se trouve encore aujourd’hui. La France a réintégré la structure militaire de l’OTAN en 2009.
En 1966, la France annonce son intention de se retirer du commandement militaire intégré de l’Alliance, ce qui conduit au déménagement du siège de l’OTAN en Belgique, à Evere et à Mons, où il se trouve encore aujourd’hui. La France a réintégré la structure militaire de l’OTAN en 2009.

En 1966, la France annonce son intention de se retirer du commandement militaire intégré de l’Alliance, ce qui conduit au déménagement du siège de l’OTAN en Belgique, à Evere et à Mons, où il se trouve encore aujourd’hui. La France a réintégré la structure militaire de l’OTAN en 2009.

7 NOVEMBRE 2007 : LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, NICOLAS SARKOZY ANNONCE VOULOIR RÉINTÉGRER LA FRANCE DANS L’OTAN.
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La réintégration de la France dans le commandement intégré de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord est annoncée par le président de la République Nicolas SARKOZY au Congrès à Washington le 7 novembre 2007.

 

 

 

 

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Ce retour est devenu effectif lors du sommet de l'OTAN à Strasbourg-Kehl les 3 et 4 avril 2009.

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LA FRANCE CONSERVE SA SOUVERAINETÉ AVEC SA FORCE DE FRAPPE ET DE DISSUASION QU'EST LA BOMBE ATOMIQUE

En refusant de participer au Groupe des Plans Nucléaires de l'OTAN

 

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