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FORCE STRATÉGIQUE : DE LA MISE AU POINT DE LA BOMBE ATOMIQUE LORS DES ESSAIS NUCLÉAIRES AU MISSILE BALISTIQUE M 51

31 Janvier 2018 , Rédigé par amndvden

FORCE STRATÉGIQUE : DE LA MISE AU POINT DE LA BOMBE ATOMIQUE LORS DES ESSAIS NUCLÉAIRES AU MISSILE BALISTIQUE M 51

PRÉAMBULE :

 

AFIN QUE LES MILITAIRES ET CIVILS AYANT SERVI SUR ORDRE POUR LA MISE AU POINT DE LA BOMBE ATOMIQUE LORS DES EXPÉRIMENTATIONS NUCLÉAIRES, QUI SE SONT DÉROULÉES AU SAHARA ALGÉRIEN DE 1960 À 1966 ET EN POLYNÉSIE FRANÇAISE DE 1966 À 1996, NE SOIENT PAS OUBLIÉS, L’ASSOCIATION DU MÉMORIAL NATIONAL DES VÉTÉRANS DES ESSAIS NUCLÉAIRES A ENTREPRIS UN PROJET DE DEVOIR DE MÉMOIRE AFIN QUE LES OFFICIERS, SOUS-OFFICIERS ET APPELÉS DU CONTINGENT AINSI QUE LE PERSONNEL DU COMMISSARIAT À L’ÉNERGIE ATOMIQUE, ENTREPRISES SOUS-TRAITANTES ET PERSONNEL CIVIL ALGÉRIEN ET POLYNÉSIEN RENTRENT DANS L’HISTOIRE DE LA DÉFENSE STRATÉGIQUE ET DE PAR LEUR ENGAGEMENT À SERVIR LA FRANCE POUR QU’ELLE DEVIENNE LA 3ÈME PUISSANCE NUCLÉAIRE ILS PUISSENT RECEVOIR LA DÉFÉRENCE QUI LEUR EST DUE.

 

EN EFFET, SI LA FRANCE EST DEVENUE CETTE PUISSANCE DANS SON PROGRAMME DE FORCE STRATÉGIQUE EN ARRIVANT À ÊTRE DOTÉE DU M51, C’EST BIEN GRÂCE À CES MILITAIRES ET CIVILS QUI ONT LE SENTIMENT D'ÊTRE LES GRANDS OUBLIÉS ET D'AVOIR ÉTÉ ABANDONNÉS, CACHÉS APRÈS LEUR RETOUR DE MISSION DES EXPÉRIMENTATIONS NUCLÉAIRES.

GERBOISE BLEUE 1ÈRE BOMBE ATOMIQUE FRANÇAISE: Le 13 février 1960, l’essai nucléaire « Gerboise bleue » fait rentrer la France dans le cercle des puissances nucléaires. Multipliant les programmes d’armement nucléaire pendant la Guerre froide, la France a réussi à se hisser sur la troisième marche du podium mondial

GERBOISE BLEUE 1ÈRE BOMBE ATOMIQUE FRANÇAISE: Le 13 février 1960, l’essai nucléaire « Gerboise bleue » fait rentrer la France dans le cercle des puissances nucléaires. Multipliant les programmes d’armement nucléaire pendant la Guerre froide, la France a réussi à se hisser sur la troisième marche du podium mondial

Il y a 58 ans la première bombe atomique française explose dans le désert du Sahara le 13 février 1960 (essai baptisé "Gerboise bleue"). Sa puissance équivalait à trois fois celle d'Hiroshima. Les (209) essais suivants seront essentiellement atmosphériques jusqu'en 1974, puis souterrains jusqu'en 1996. Les essais sont désormais simulés et modélisés numériquement.

 

Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, le général de Gaulle crée le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) pour effectuer des recherches sur l'énergie nucléaire. L'histoire de la force de dissuasion nucléaire française commence réellement en 1954, pendant la guerre froide, lorsqu'un arrêté créa le Comité des explosifs nucléaires, démarrant officiellement le programme nucléaire militaire français.

Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, le général de Gaulle crée le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) pour effectuer des recherches sur l'énergie nucléaire. L'histoire de la force de dissuasion nucléaire française commence réellement en 1954, pendant la guerre froide, lorsqu'un arrêté créa le Comité des explosifs nucléaires, démarrant officiellement le programme nucléaire militaire français.

Derrière cette technologie du nouveau missile M 51 qui équipe progressivement les Sous-Marins Nucléaires Lanceurs d’Engins depuis 2007 et l’un des deux vecteurs Français de l’Arme Nucléaire en service en 2017 avec le Missile de Croisière Air-Sol Moyenne Portée Amélioré, ceci avec l’engagement de 4000 ingénieurs, techniciens et compagnons engagés dans ce projet qui proviennent majoritairement du Groupe ARIANE GROUP suivi de partenaires : DCNS ; SODERN, SOURIAU, ZODIAC AEROSPACE et d’entreprises sous-traitantes (ce qui représente 450 industriels Français dont 140 fournisseurs directs et 40 Maîtres d’œuvre de sous-systèmes ; il y a une genèse de l’arme atomique qui est oubliée avec l’histoire de 210 d’essais nucléaires au Sahara Algérien et en Polynésie Française qui se sont déroulés de 1960 à 1996 sur 36 ans.

FORCE STRATÉGIQUE : DE LA MISE AU POINT DE LA BOMBE ATOMIQUE LORS DES ESSAIS NUCLÉAIRES AU MISSILE BALISTIQUE M 51
QU’EST-CE QUE LE M51 ? PRÉSENTATION ET HOMMAGE AUX VÉTÉRANS DES ESSAIS NUCLÉAIRES
SNLE du type Le Triomphant (© : MARINE NATIONALE

SNLE du type Le Triomphant (© : MARINE NATIONALE

Construit par Astrium, filiale d’EADS, le missile M51 est un missile balistique mer-sol, nouvelle génération, conçu pour les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engin de la Marine nationale.
Le M51, déjà en service sur Le Terrible, est appelé à remplacer le missile M45 sur Le VigilantLe Triomphant et Le Téméraire, ce qui nécessite de lourds aménagements, réalisés par DCNS, à Brest 
Prix d’un missile de ce type : 120 millions d’euros l’unité, pour une durée de vie d’environ 30 ans.
FORCE STRATÉGIQUE : DE LA MISE AU POINT DE LA BOMBE ATOMIQUE LORS DES ESSAIS NUCLÉAIRES AU MISSILE BALISTIQUE M 51

Quelles sont les caractéristiques du M51 ?

 

Propulsé par du propergol, comme la fusée Ariane, le M51 a une portée d’environ 9 000 km, contre 6 000 km à son prédécesseur.

Quelques chiffres suffisent à donner une idée de sa puissance : 56 tonnes, 12 m de hauteur et 2,30 m de diamètre. À terme, il pourra transporter une charge nucléaire équivalente à 60 fois Hiroshima. Mais pour l’instant, le M51 emporte la tête du M45, soit 35 fois Hiroshima « seulement ».

Pour ses quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engin, la Marine nationale dispose de trois jeux de 16 missiles.

FORCE STRATÉGIQUE : DE LA MISE AU POINT DE LA BOMBE ATOMIQUE LORS DES ESSAIS NUCLÉAIRES AU MISSILE BALISTIQUE M 51

LA FORCE OCÉANIQUE STRATÉGIQUE – FOST :

Cette force, basée à l’île Longue, est composée de 4 sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de nouvelle génération : Le Triomphant (1997), Le Téméraire (1999), Le Vigilant (2004), Le Terrible (2010). Un SNLE-NG peut emporter un maximum de 16 missiles balistiques. Actuellement, la FOST compte deux types de missiles balistiques, les M45 et les M51, mais seul Le Terrible est équipé du M51 capable de parcourir jusqu’à 10 000 Km, selon le nombre d’ogives nucléaires emportées.

À ces SNLE-NG s’ajoute une force de six sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) de classe Rubis : Rubis, Saphir, Casabianca, Émeraude, Améthyste} et Perle. Stationnés à Toulon, ces sous-marins ont pour mission de recueillir des renseignements, de faire de la lutte anti-sous-marine et antinavires au profit de la force d’action navale, de protéger les SNLE-NG et le porte-avions Charles de Gaulle, et d’exercer, si nécessaire, une certaine pression le long des côtes étrangères. Les SNA, qui sont propulsés par un réacteur nucléaire, ne transportent pas d’arme nucléaire, mais uniquement un armement conventionnel. Ils seront remplacés, à partir de 2017, par de nouveaux SNA de classe Suffren (ex-Barracuda). Ceux-ci seront dotés d’une capacité de frappe stratégique, en disposant de missiles de croisière navals, les Scalp, capables d’atteindre une cible à 1000 kilomètres.

 

LA FORCE AÉRIENNE STRATÉGIQUE – FAS :

Depuis 1964 avec les premiers bombardiers nucléaires (Mirage IVA), la FAS assure en permanence une alerte nucléaire. Le 21 mars 2008, le Président Sarkozy annonçait que, « pour la composante aéroportée, le nombre d’armes nucléaires, de missiles et d’avions sera réduit d’un tiers ». Cette réduction est devenue effective en juillet 2011. La force aérienne ne compte donc plus que deux escadrons, depuis la fermeture de la base de Luxeuil :

  • À Saint-Dizier, l’escadron de chasse 1/91 «Gascogne», composé de 20 Rafale F3.
  • À Istres, l’escadron de chasse 02.004 «La Fayette», composé de 20 Mirage 2000NK3.

Ces appareils, à capacité dite duale, sont armés, depuis octobre 2009, du missile ASMP-A (air-sol moyenne portée améliorée) d’une portée de 500 kilomètres. Celui-ci est doté de l’ogive TNA (tête nucléaire aéroportée) de 300 kt, qui a été, selon le CEA, « la première tête nucléaire au monde dont la sécurité et la fiabilité de fonctionnement auront été démontrées sans essais nucléaires, à l’aide du programme Simulation ».

LA FORCE AÉRONAVALE NUCLÉAIRE – FANU :

Elle officie à partir du porte-avions nucléaire Charles de Gaulle, qui tient un rôle particulier dans la mise en œuvre de cette force, puisqu’il embarque la flotte de Rafale Marine F3. Le porte-avions est équipé d’une soute spécialement renforcée (tant pour les radiations pouvant être émises par les têtes nucléaires que pour faire face à un choc dû à une explosion) pour transporter les missiles ASMP-A. La FANU est composée de 10 Rafale Marine F3. Le porte-avions ne transporterait plus d’arme nucléaire en permanence. Ses missiles sont entreposés dans un dépôt-atelier de munitions spéciales de la base aérienne d’Istres.

HOMMAGE AUX VÉTÉRANS DES ESSAIS NUCLÉAIRES
M 51

M 51

Afin que la politique de modernisation des arsenaux et que ces armes restent la base de la conception de la sécurité nationale, il a fallu pour la mise au point de la Bombe Atomique que l’Etat fasse appel à 150 000 hommes et femmes qui représentaient les militaires engagés et appelés du contingent des différentes armes (Marine Nationale, Armée de Terre, Armée de l’Air..) ainsi que les civils du Commissariat à l’Energie Atomique et des entreprises sous-traitantes sans oublier les personnels civils du Sahara Algérien comme de Polynésie Française.

 

Ces militaires et civils ont œuvré pour la grandeur de la France et de sa défense, aujourd’hui ils méritent respect et reconnaissance de la Nation pour ce qu’ils ont accompli et permis d’arriver.

 

ACCOMPLI loin de chez eux une mission hors norme dans une aventure « Extraordinaire à l’époque des Expérimentations Nucléaires ». Ce qui faisait que pour beaucoup d’Officiers, Sous-Officiers, Appelés du Contingent, personnel du CEA et des entreprises civils ils étaient dans une certaine « Euphorie » à chaque Essais Nucléaires avec un sentiment de puissance.

 

PERMIS D'ARRIVER à ce que la France soit la Troisième puissance Nucléaire du Monde.

 

 

FORCE STRATÉGIQUE : DE LA MISE AU POINT DE LA BOMBE ATOMIQUE LORS DES ESSAIS NUCLÉAIRES AU MISSILE BALISTIQUE M 51

OBJECTIF (Source WIKIPÉDIA)

 

La base de la doctrine française est la volonté de conférer à l’arme nucléaire un rôle fondamentalement politique . Il s’agit « d’empêcher la guerre » : l’arme nucléaire ne saurait être un moyen de coercition ou une « arme d’emploi », c’est-à-dire une arme utilisable au même titre que les autres. Mais il s’agit également de pouvoir affirmer, sur la scène internationale, que la France ne dépend d’aucune autre puissance pour ce qui est de sa survie.
Une directive présidentielle du 16 Décembre 1961 demandait que les forces nucléaires soient capables « d’infliger à l'Union Soviétique  une réduction notable, c’est-à-dire environ 50 %, de sa fonction économique ». Dans cette directive Charles De Gaulle explique cet objectif : « Dans dix ans, nous aurons de quoi tuer 80 millions de Russes. Eh bien je crois qu'on n'attaque pas volontiers des gens qui ont de quoi tuer 80 millions de Russes, même si on a soi-même de quoi tuer 800 millions de Français, à supposer qu'il y eût 800 millions de Français. »
Dans ses mémoires, l'ancien président de la République Valéry Giscard D'Estaing mentionne un ordre de grandeur analogue, en précisant qu’il avait retenu « comme objectif pour notre frappe stratégique la destruction de 40 % des capacités économiques de l’Union soviétique situées en deçà de l'Oural et la désorganisation de l’appareil de direction du pays ».
Au début des années 1980, la capacité effective de destruction minimale était de l’ordre de 35 % de la population et de 45 % de la capacité de production industrielle de l'URSS.
Le 19 Janvier 2006 , le président de la République Jacques Chirac , en déplacement sur la base de sous-marins nucléaires de l'île Longue , confirme (à la suite de son discours de juin 2001 ) que l'utilisation de l'arme nucléaire contre « les dirigeants d'États qui auraient recours à des moyens terroristes  contre nous » et également « à ceux qui envisageraient d'utiliser des armes de destruction massive » pourrait être envisagée. Cependant, il insiste bien sur le fait que l'arme nucléaire n'est pas une arme conventionnelle  et que la France, dans l'optique de limiter le plus possible l'impact sur les civils, se dote de missiles ayant plus de souplesse, de flexibilité et de précision, comme le missile M 51(mer-sol) et l'ASMP (air-sol).
Dans ce discours, le président Chirac a notamment précisé que les intérêts vitaux de l'État, défendus par la force de frappe, comprennent notamment — les intérêts vitaux ne sont jamais définis ouvertement — les pays alliés de la France, ouvrant ainsi la voie à une défense européenne.
Le 21 mars 2008, le président Nicolas Sarkozy se fait le défenseur de la stabilité des conceptions françaises en matière de dissuasion nucléaire, qui demeure « objective » en ce sens qu'elle se positionne « tous azimuts », excluant les frappes préventives , puisqu'elle est « strictement défensive » et a annoncé que l'arsenal français serait réduit à un peu moins de 300 têtes.
En 2015, selon l'ancien Général Henri Bentégeat , la France a la possibilité, outre des frappes anti-cités ou contre les centres névralgiques (politiques, militaires et économiques) d'effectuer des frappes dans des endroits pratiquement sans risque pour la population, soit éventuellement d'utiliser l'impulsion électromagnétique. 

 

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