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HISTOIRE: UNE TRAVERSÉE DE LA MANCHE À LA NAGE IGNORÉE

30 Avril 2016 , Rédigé par amndvden

JEAN-MARIE SALATI

JEAN-MARIE SALATI

UN SOLDAT DE LA GRANDE ARMÉE RÉUSSI CET EXPLOIT EN 1817

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Remerciements à la Famille SALATI de Cohennoz (Savoie) qui a remis à l'Association du Mémorial National des Vétérans des Essais Nucléaires l'histoire de son aïeul dont elle a plaisir à présenter sa vie et son exploit dans son blog.

MALESCO près de DOMODOSSOLA
MALESCO près de DOMODOSSOLA
MALESCO près de DOMODOSSOLA
MALESCO près de DOMODOSSOLA

MALESCO près de DOMODOSSOLA

HISTOIRE D'UN HOMME QUI SUIVRA NAPOLÉON ET DEVIENDRA SOLDAT DE LA GRANDE ARMÉE

A l'aube du printemps de 1796, le 26 Mars, naît à Malesco, commune de la Province du Verbano-Cusio-Ossola dans le Piémont en Italie, Jean-Marie SALATI (GIOVAN MARIA SALATI). 3ème enfant de la maison il sera baptisé à l'église du village par le recteur Pierre MINAZZOLI, ses parrains sont François-Marie CIOJA et Jean-Marie RASTELLINI. Sa marraine Marie-Elisabeth CAVALLINI.

HISTOIRE: UNE TRAVERSÉE DE LA MANCHE À LA NAGE IGNORÉE

Le petit Jean-Marie que les gens du pays appellent plus couramment "EVAN D'ERIA" suit avec son frère et sa soeur Catherine les leçons de Dom MINAZZOLI.

En 1806, EVAN D'ERIA a 10 ans et le diable au corps. Agile et fort, il s'impose au milieu des enfants de son âge par ses incroyables qualités de courage, ou mieux encore de témérité. Il ne voit pas le danger.

Cascate dei camini Malesco

Cascate dei camini Malesco

Il a un faible: le torrent. Il vivait sans cesse au bord de l'eau. Les habitants l'ont surnommé la "LOUTRE". Comme la loutre, c'est un extraordinaire "capturateur"de poissons.

De même, à l'alpage, Evan ne perd pas une occasion de manifester son sang froid. Il capture les vipères vivantes les clouant au sol avec une petite fourche en bois.

Le plus enragé dans l'eau, c'est lui, la Loutre....Il nage d'instinct à l'indienne, sur le dos et sait faire la planche. Il n'est jamais fatigué. Il a un soufflet à la place des poumons disent ses compagnons.

Montagne de Malesco

Montagne de Malesco

A 15 ans, Evan SALATI est un homme accompli. Tous les gens dans le pays l'aiment bien car il est courageux, loyal, honnête, décidé en toutes circonstances. Mais il est inquiet. Il se fait chaque jour plus impatient de végéter ainsi entre les montagnes de cette survie sans lendemains. Il a parlé avec de nombreux émigrants revenus au pays et s'est rendu compte qu'au-delà des cimes de Malesco existe un monde différent du sien, un monde de souffrance et de fatigue sans doute, mais aussi d'idées, de dignité, d'aspirations à l'égalité entre les hommes. Un monde à connaître.

Lui, Jean-Marie, croit aveuglément en Napoléon

Jean-Marie SALATI va rejoindre la Grande Armée de Napoléon 1er

Jean-Marie SALATI va rejoindre la Grande Armée de Napoléon 1er

Enrôlé à 16 ans dans l'armée de Napoléon 1er, Jean-Marie SALATI rejoint l'armée d'Italie en 1812 et au printemps de cette année participe au grand défilé de Milan.

HISTOIRE: UNE TRAVERSÉE DE LA MANCHE À LA NAGE IGNORÉE

Jean-Marie SALATI deviendra pendant une certaine période matelot sur la Frégate la plus importante de la Marine Française" La Belle Poule", avant de rejoindre les soldats de la grande armée où il participera à la Bataille de Waterloo comme fusilier marin de la Garde Impériale commandée par le Capitaine TAILHADE.

Fusilier Marin de la Garde Impériale

Fusilier Marin de la Garde Impériale

Il Combattra avant de tomber blessé sur le champ de bataille

Bataille de Waterloo le 18 Juin 1815
Bataille de Waterloo le 18 Juin 1815

Bataille de Waterloo le 18 Juin 1815

Si Napoléon dut en effet abdiquer à son retour à Paris, le 22 juin, face au manque de soutien politique.

Quatre jours sont passés depuis la fin de la bataille quand quelques soldats Anglais, au cours d'une tournée de reconnaissance retrouvent Jean-Marie SALATI. Il est enseveli sous une montagne de cadavres. Blessés en plusieurs endroits, presque vidé de son sang, il semble mort, mais respire encore. Les Soldats Anglais l'étendent sur une charrette et le transportent dans une de leur ambulance de campagne.

Waterloo le lendemain

Waterloo le lendemain

A la fin de l'Automne 1815, après quelques mois de convalescence dans un hôpital Anglais, Jean-Marie SALATI rejoint les falaises de Douvres pour être affecté à un ponton comme prisonnier.

Soldats de la Garde Impériale Prisonniers des Anglais

Soldats de la Garde Impériale Prisonniers des Anglais

Pontons où sont affectés les prisonniers dont Jean-Marie SALATI

Pontons où sont affectés les prisonniers dont Jean-Marie SALATI

Il fait beaucoup d'exercices physiques pour se maintenir en forme et pouvoir un jour prendre la fuite.

Car l'idée de la fuite est son obsession.

Jean-Marie SALATI, durant de longs mois ce captivité a analysé chacune des moindres possibilités d'évasion. Il a appris à se fier uniquement à lui-même. Aussi est-il convaincu qu'il réussira d'une seule manière à berner les Anglais en partant à la nage vers la côte Française.

HISTOIRE: UNE TRAVERSÉE DE LA MANCHE À LA NAGE IGNORÉE

Été 1817, Jean-Marie SALATI attend et finalement, un soir d'Août, un soir de tempête de fin du monde, la "Loutre" décide que le moment est venu. Presque deux années se sont écoulées depuis Waterloo. Maintenant çà suffit avec les Anglais.

Il se déshabille, se couvre abondamment le corps de suif... Le tonnerre, le craquement du ponton secoué dans toute sa jauge et le mugissement de la mer couvrent le plongeon de la "Loutre" dans les eaux.

Jean-Marie SALATI croit dans ses propres forces; cette confiance en lui-même a toujours été sa grande ressource. Et voici à l'horizon, sortie des brouillards du matin, la terre tant désirée...

La "Loutre" de Val Grande a vaincu la grande mer. Mais SALATI n'a pas de temps à consacrer à la gloire; il demande qu'on l'accompagne au bureau de recrutement car il entend reprendre sa place au côté des fusiliers marins.

Les fastes Napoléoniens appartiennent désormais au passé. Il tentera sa chance dans sa nouvelle patrie sur les traces de tant de compatriotes courageux.

Celui qui a berné les Anglais et vaincu la Manche n'a pas peur du futur.

HISTOIRE: UNE TRAVERSÉE DE LA MANCHE À LA NAGE IGNORÉE

La rencontre avec Paris est de bon augure pour Jean-Marie SALATI à peine âgé de 22 ans. Il repère presque aussitôt un quartier peuplé de compatriotes dont plusieurs sont venus de Malesco.

Il se présente, ils l'accueillent à bras ouverts. Ils le logent, lui offrent le travail... qu'il y a.

Presque tous sont ramoneurs.

Evan s'adapte à sa nouvelle occupation. Et c'est précisément en allant de rue en rue comme ramoneur qu'il lui advient de frapper au N°21 de la rue Poissonnière où habitent ses lointains parents, les frères POLINO.

En outre, qui retrouve-t-il dans la rue des POLINO? Rien de moins que son compagnon de partance pour l'Armée Napoléonienne, Pierrot GUGUELMINI !

HISTOIRE: UNE TRAVERSÉE DE LA MANCHE À LA NAGE IGNORÉE

Désormais sa vie est là; il se fera Français!

Dans l'espace de quelques années, de simple ramoneur, Jean-Marie SALATI se transforme en fumiste.

Un Dimanche matin de 1827, à la sortie de la messe, Jean-Marie SALATI rencontre la jeune fille de sa vie.

Le 27 Août de la même année 1827, à 31 ans, le nageur de l'impossible conduit Julienne FOUCHE à l'autel.

Quand le 3 Novembre 1828 naît, après une anxieuse attente, Louis Charles Marie, unique rejeton de la maison SALATI, Julienne et Jean-Marie sont aux anges.

Julienne, fervente Catholique, inculque dès la plus tendre enfance des sentiments de véritables dévotion.

La famille fréquente les milieux religieux, en particulier les Pères du Séminaires d'ETAMPES.

HISTOIRE: UNE TRAVERSÉE DE LA MANCHE À LA NAGE IGNORÉE

Cette proximité avec le temps, a une grande influence sur le petit SALATI qui manifeste l'intention d'embrasser la carrière ecclésiastique. On perd toute trace de la famille SALATI jusqu'en 1848. C'est l'époque de la Révolution en France

Le régime de la Monarchie de Juillet est usé, la crise politique et économique aggravée, le « terreau » social et urbain de la capitale est favorable à l’expression d’un mécontentement resté latent. Au cœur d’un XIXème siècle tourmenté, la Révolution de février 1848 marque une rupture nette dans la politique française puisqu'elle abouti à la fin de la monarchie. Après les épisodes révolutionnaire et napoléonien, la France demeure instable et est de plus en plus rétive aux régimes de compromis. Ainsi, après avoir mis un terme à la Restauration lors des Trois Glorieuses, la population française se soulève fin février 1848 pour abattre la Monarchie de Juillet. Mari aimant et bon père, Louis-Philippe 1er apparaît comme le «roi-bourgeois» par excellence. Sa vie paisible aux Tuileries, auprès de la reine Marie-Amélie et de leurs cinq fils, reflète les aspirations de la bourgeoisie de son époque. Les ouvriers, tels les canuts de Lyon, se révoltent en vain contre l'écrasement des salaires. Les bourgeois libéraux, quant à eux, vivent dans le souvenir de la Grande Révolution et de Napoléon 1er. Interdits de réunion, les républicains contournent la loi en organisant à partir du 9 juillet 1847 des banquets qui réunissent des centaines de participants autour de quelques éminents orateurs. On en compte pas moins de 70 à Paris et dans les grandes villes du royaume au cours des sept mois suivants. L'un de ces banquets ayant été interdit, les étudiants et les ouvriers manifestent le 22 février 1848 à Paris. Ils sont rejoints le lendemain par la garde nationale composée de petits bourgeois. La rue commence à se calmer quand le roi renvoie enfin son Premier ministre, le triste et impopulaire François Guizot. Mais, le soir du 23 février, une manifestation dégénère devant le ministère des Affaires étrangères, sur le boulevard des Capucines. Un coup de feu entraîne une riposte des soldats. On relève une vingtaine de morts. Les barricades se multiplient. Dans la nuit, Louis-Philippe rappelle Adolphe Thiers, qui l'a porté au pouvoir 18 ans plus tôt, mais le remède est sans effet. Reçu avec hostilité par la troupe stationnée au Carrousel, devant le palais des Tuileries, le roi se résout à abdiquer en faveur de son petit-fils, le comte de Paris, en confiant la régence à la duchesse d'Orléans. La foule envahit le Palais Bourbon où siègent les députés. Les républicains commencent à se manifester. Un cri retentit : «À l'Hôtel de Ville !» C'est ainsi qu'un petit groupe de républicains, à l'instigation de Ledru-Rollin et du vieux poète Lamartine (58 ans), gagne le lieu mythique de la Grande Révolution, celle de 1789. Lamartine, Ledru-Rollin, Arago, Dupont de l'Eure et Marie proclament dans la nuit l'avènement d'un gouvernement républicain. Ainsi naît la IIe République. La Révolution parisienne a un énorme retentissement dans les élites européennes. Devant la contagion révolutionnaire, les monarques concèdent des Constitutions à Berlin, Munich, Vienne, Turin... C'est «le printemps des peuples».
Le régime de la Monarchie de Juillet est usé, la crise politique et économique aggravée, le « terreau » social et urbain de la capitale est favorable à l’expression d’un mécontentement resté latent. Au cœur d’un XIXème siècle tourmenté, la Révolution de février 1848 marque une rupture nette dans la politique française puisqu'elle abouti à la fin de la monarchie. Après les épisodes révolutionnaire et napoléonien, la France demeure instable et est de plus en plus rétive aux régimes de compromis. Ainsi, après avoir mis un terme à la Restauration lors des Trois Glorieuses, la population française se soulève fin février 1848 pour abattre la Monarchie de Juillet. Mari aimant et bon père, Louis-Philippe 1er apparaît comme le «roi-bourgeois» par excellence. Sa vie paisible aux Tuileries, auprès de la reine Marie-Amélie et de leurs cinq fils, reflète les aspirations de la bourgeoisie de son époque. Les ouvriers, tels les canuts de Lyon, se révoltent en vain contre l'écrasement des salaires. Les bourgeois libéraux, quant à eux, vivent dans le souvenir de la Grande Révolution et de Napoléon 1er. Interdits de réunion, les républicains contournent la loi en organisant à partir du 9 juillet 1847 des banquets qui réunissent des centaines de participants autour de quelques éminents orateurs. On en compte pas moins de 70 à Paris et dans les grandes villes du royaume au cours des sept mois suivants. L'un de ces banquets ayant été interdit, les étudiants et les ouvriers manifestent le 22 février 1848 à Paris. Ils sont rejoints le lendemain par la garde nationale composée de petits bourgeois. La rue commence à se calmer quand le roi renvoie enfin son Premier ministre, le triste et impopulaire François Guizot. Mais, le soir du 23 février, une manifestation dégénère devant le ministère des Affaires étrangères, sur le boulevard des Capucines. Un coup de feu entraîne une riposte des soldats. On relève une vingtaine de morts. Les barricades se multiplient. Dans la nuit, Louis-Philippe rappelle Adolphe Thiers, qui l'a porté au pouvoir 18 ans plus tôt, mais le remède est sans effet. Reçu avec hostilité par la troupe stationnée au Carrousel, devant le palais des Tuileries, le roi se résout à abdiquer en faveur de son petit-fils, le comte de Paris, en confiant la régence à la duchesse d'Orléans. La foule envahit le Palais Bourbon où siègent les députés. Les républicains commencent à se manifester. Un cri retentit : «À l'Hôtel de Ville !» C'est ainsi qu'un petit groupe de républicains, à l'instigation de Ledru-Rollin et du vieux poète Lamartine (58 ans), gagne le lieu mythique de la Grande Révolution, celle de 1789. Lamartine, Ledru-Rollin, Arago, Dupont de l'Eure et Marie proclament dans la nuit l'avènement d'un gouvernement républicain. Ainsi naît la IIe République. La Révolution parisienne a un énorme retentissement dans les élites européennes. Devant la contagion révolutionnaire, les monarques concèdent des Constitutions à Berlin, Munich, Vienne, Turin... C'est «le printemps des peuples».

Le régime de la Monarchie de Juillet est usé, la crise politique et économique aggravée, le « terreau » social et urbain de la capitale est favorable à l’expression d’un mécontentement resté latent. Au cœur d’un XIXème siècle tourmenté, la Révolution de février 1848 marque une rupture nette dans la politique française puisqu'elle abouti à la fin de la monarchie. Après les épisodes révolutionnaire et napoléonien, la France demeure instable et est de plus en plus rétive aux régimes de compromis. Ainsi, après avoir mis un terme à la Restauration lors des Trois Glorieuses, la population française se soulève fin février 1848 pour abattre la Monarchie de Juillet. Mari aimant et bon père, Louis-Philippe 1er apparaît comme le «roi-bourgeois» par excellence. Sa vie paisible aux Tuileries, auprès de la reine Marie-Amélie et de leurs cinq fils, reflète les aspirations de la bourgeoisie de son époque. Les ouvriers, tels les canuts de Lyon, se révoltent en vain contre l'écrasement des salaires. Les bourgeois libéraux, quant à eux, vivent dans le souvenir de la Grande Révolution et de Napoléon 1er. Interdits de réunion, les républicains contournent la loi en organisant à partir du 9 juillet 1847 des banquets qui réunissent des centaines de participants autour de quelques éminents orateurs. On en compte pas moins de 70 à Paris et dans les grandes villes du royaume au cours des sept mois suivants. L'un de ces banquets ayant été interdit, les étudiants et les ouvriers manifestent le 22 février 1848 à Paris. Ils sont rejoints le lendemain par la garde nationale composée de petits bourgeois. La rue commence à se calmer quand le roi renvoie enfin son Premier ministre, le triste et impopulaire François Guizot. Mais, le soir du 23 février, une manifestation dégénère devant le ministère des Affaires étrangères, sur le boulevard des Capucines. Un coup de feu entraîne une riposte des soldats. On relève une vingtaine de morts. Les barricades se multiplient. Dans la nuit, Louis-Philippe rappelle Adolphe Thiers, qui l'a porté au pouvoir 18 ans plus tôt, mais le remède est sans effet. Reçu avec hostilité par la troupe stationnée au Carrousel, devant le palais des Tuileries, le roi se résout à abdiquer en faveur de son petit-fils, le comte de Paris, en confiant la régence à la duchesse d'Orléans. La foule envahit le Palais Bourbon où siègent les députés. Les républicains commencent à se manifester. Un cri retentit : «À l'Hôtel de Ville !» C'est ainsi qu'un petit groupe de républicains, à l'instigation de Ledru-Rollin et du vieux poète Lamartine (58 ans), gagne le lieu mythique de la Grande Révolution, celle de 1789. Lamartine, Ledru-Rollin, Arago, Dupont de l'Eure et Marie proclament dans la nuit l'avènement d'un gouvernement républicain. Ainsi naît la IIe République. La Révolution parisienne a un énorme retentissement dans les élites européennes. Devant la contagion révolutionnaire, les monarques concèdent des Constitutions à Berlin, Munich, Vienne, Turin... C'est «le printemps des peuples».

Louis SALATI a 20 ans et ne pense plus au séminaire.

Animé par les idéaux de liberté et d'indépendance qui aurait enflammé la jeunesse de son père, il est décidé. Il partira pour l'Italie.

Louis accourt pour défendre la patrie de son père, mais son aventure avec les armes est de courte durée.

En Italie, il contracte une grave maladie du larynx qui le conduit dans un hôpital de PISE.

PISE

PISE

Malheureusement les soins se révèlent impuissants. Le mal empire, Louis est au terme de sa vie.

"Ma Soeur", murmure-t-il mourant à la religieuse qui le veille : "Si Dieu me rend la santé, je lui consacre mon existence!".

Louis SALATI échappe miraculeusement à la mort.

En 1850, la famille SALATI déménage à SOISSONS.

Soissons

Soissons

Louis SALATI rentré en France tient sa promesse et s'oriente vers des études de théologie au séminaire de la ville.

Cinq ans après, à Orléans, il est ordonné prêtre par Monseigneur DUPANLOUP.

Il a une vocation de prédicateur, mais en vain, car le retour périodique de sa maladie du larynx le contraint à l'inactivité et à des semaines entières d'aphonie.

Orléans

Orléans

Jean-Marie SALATI a également des problèmes de santé....Il est en train de perdre la vue.

En 1856, Monseigneur GROS confie à Dom Louis la paroisse de PUSSAY. Ses parents le suivent et s'installent avec lui au presbytère.

Pussay

Pussay

Désormais Jean-Marie SALATI a abandonné toute activité professionnelle.

En 1886, les époux SALATI s'établissent définitivement dans le riant village de Saint-Brice Sous Forêt où Louis entre comme curé le 25 Janvier.

La vue de Jean-Marie SALATI, malgré les soins assidus, s'affaiblit de plus en plus.

Saint-Brice Sous Forêt: Sous la Révolution française, le nouveau diocèse de Versailles est érigé pour regrouper l'ensemble des paroisses du département de Seine-et-Oise, dont Saint-Brice. Le diocèse de Paris se limite désormais au département de la Seine. — Pendant la guerre franco-prussienne de 1870-1871, la commune, abandonnée par ses édiles, doit sa survie au dévouement sans faille et à la sagesse de son curé, l'abbé Louis SALATI (1828-1880), qui, au péril de sa vie, assume les fonctions de maire sans en avoir le titre. En raison de sa santé fragile, il meurt prématurément le 2 avril 1880, à l'âge de cinquante-deux ans. L'abbé SALATI repose au cimetière de Saint-Brice. En son souvenir, le parvis de l'église a été baptisé place Louis-SALATI en 1984.

Saint-Brice Sous Forêt: Sous la Révolution française, le nouveau diocèse de Versailles est érigé pour regrouper l'ensemble des paroisses du département de Seine-et-Oise, dont Saint-Brice. Le diocèse de Paris se limite désormais au département de la Seine. — Pendant la guerre franco-prussienne de 1870-1871, la commune, abandonnée par ses édiles, doit sa survie au dévouement sans faille et à la sagesse de son curé, l'abbé Louis SALATI (1828-1880), qui, au péril de sa vie, assume les fonctions de maire sans en avoir le titre. En raison de sa santé fragile, il meurt prématurément le 2 avril 1880, à l'âge de cinquante-deux ans. L'abbé SALATI repose au cimetière de Saint-Brice. En son souvenir, le parvis de l'église a été baptisé place Louis-SALATI en 1984.

Le 1er Septembre 1870, la France est battue à SEDAN par la Prusse. Le 17 Septembre, les premiers contingents prussiens entrent dans Saint-Brice.

Bataille de SEDAN

Bataille de SEDAN

Les autorités municipales ont fui....

Dom Louis dans la circonstance n'est pas seulement le curé mais aussi le protecteur et l'administrateur du village jusqu'en mai 1871.

Le 3 Janvier 1878, à 72 ans, sa mère Françoise Julienne FOUCHE, à l'issue d'une brève maladie meurt dans sa maison de Saint-Brice, assistée par son mari et son fils qui lui donne l'extrême onction.

Quinze mois après la disparition de son épouse, le 2 Avril 1879, le nageur de l'impossible, ferme les yeux pour toujours.

L'homme qui le premier a traversé la Manche à la nage reçoit une sépulture selon ses désirs: Dans la plus stricte intimité.

Une année après la mort de Jean-Marie SALATI exactement le même jour, le 2 Avril 1880, s'éteint à seulement 52 ans, Dom Louis.

En un peu plus de deux ans, la famille SALATI s'est donc éteinte: Père, Mère et Fils reposent maintenant, plus unis que jamais dans le petit cimetière de Saint-Brice Sous Forêt.

EPILOGUE

Une famille qui est rentrée dans l'histoire grâce à son courage, sa détermination, le sens du devoir, l'amour d'autrui et unie jusqu'à la mort.

Jean-Marie SALATI était un homme simple qui ne considérait pas son aventure comme une performance digne d'éloges; il se limitait à la raconter. Elle constituait pour lui une belle évasion, un bon tour joué à nos ennemis d'alors, les Anglais.

UN EXPLOIT RELATÉ AUPRÈS DE LA JEUNESSE DANS LE JOURNAL SPIROU LE 10 MARS 1960 DANS LA RUBRIQUE "LES BELLES HISTOIRES DE L'ONCLE PAUL"

REPORTAGE PARU LE 10 MARS 1960
REPORTAGE PARU LE 10 MARS 1960
REPORTAGE PARU LE 10 MARS 1960
REPORTAGE PARU LE 10 MARS 1960

REPORTAGE PARU LE 10 MARS 1960

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