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PAGE D'HISTOIRE: DOMINIQUE-JEAN LARREY PÈRE DE LA MÉDECINE D’URGENCE

10 Avril 2016 , Rédigé par amndvden

Dominique Jean Larrey (Beaudéan, 7 juillet 1766 - Lyon, 25 juillet 1842) Baron Larrey et de l'Empire (1809) Inspecteur-Général du Service militaire de Santé (1810) Chirurgien en chef de la Garde impériale

Dominique Jean Larrey (Beaudéan, 7 juillet 1766 - Lyon, 25 juillet 1842) Baron Larrey et de l'Empire (1809) Inspecteur-Général du Service militaire de Santé (1810) Chirurgien en chef de la Garde impériale

Maison natale de Dominique Jean Larrey à Beaudéan (Hautes-Pyrénées)

Maison natale de Dominique Jean Larrey à Beaudéan (Hautes-Pyrénées)

Dominique-Jean Larrey, baron Larrey et de l'Empire, est un médecin et chirurgien militaire Français, père de la médecine d'urgence, né le 7 Juillet 1766 à Beaudéan (Haute-Pyrénées) et mort à Lyon le 25 Juillet 1842. Chirurgien en chef de la Grande Armée, Dominique Larrey suivit Napoléon 1er dans toutes ses campagnes. Il fut un précurseur en matière de secours aux blessés sur les champs de bataille, pratiquant les soins sur le terrain le plus tôt possible, grâce à des ambulances chirurgicales mobiles.

Cénotaphe de Larrey au cimetière du Père-Lachaise. En épitaphe, un extrait du testament de Napoléon : A Larrey, l'homme le plus vertueux que j'aie connu.

Cénotaphe de Larrey au cimetière du Père-Lachaise. En épitaphe, un extrait du testament de Napoléon : A Larrey, l'homme le plus vertueux que j'aie connu.

ORIGINE

Fils de Jean Larrey, maître cordonnier, il est né dans le petit village de Beaudéan dans les Hautes- Pyrénées. Sa maison natale existe toujours dans la rue principale du village, et elle est devenue un musée. Orphelin à treize ans, Larrey est élevé par son oncle Alexis Larrey, chirurgien en chef de l' Hôpital de la Grave de Toulouse et fondateur du premier Hôpital Militaire de cette ville. Après six années d'apprentissage, il vient à Paris pour y étudier la médecine auprès de Pierre Joseph Desault, chirurgien en chef de l' Hôtel-Dieu. En 1794, il épouse Marie-Elisabeth Laville-Leroux, peintre.

En 1794, il épouse Marie-Elisabeth Laville-Leroux, peintre.
En 1794, il épouse Marie-Elisabeth Laville-Leroux, peintre.

En 1794, il épouse Marie-Elisabeth Laville-Leroux, peintre.

CARRIÈRE MILITAIRE

Larrey commence sa carrière en 1787 comme chirurgien de la marine royale sur la Frégate la Vigilante en mer d'Irlande. De retour à Paris dès l'année suivante, il s'y lie avec Corvisart etBichat, et avec Sabatier, chirurgien en chef des Invalides, hôpital où il obtient sur concours un poste d'aide-major.

Première étape d'une carrière qui le conduira sur tous les champs de bataille d' Europe, de l'Espagne à la Russie, et jusque dans les déserts d'Egypte et de Syrie, il est en 1792 chirurgien aide-major à l'armée du Rhin. Chirurgien de première classe en 1792, dans l'armée du Maréchal Luckner, il crée des ambulances volantes à Mayence, à la tête desquelles il court enlever les blessés sous le feu des batteries ennemies. Il est ensuite chirurgien principal à l'armée de Custine,

Les "antennes chirurgicales mobiles" actuelles sont les descendantes directes des ambulances volantes de Larrey.
Les "antennes chirurgicales mobiles" actuelles sont les descendantes directes des ambulances volantes de Larrey.

Les "antennes chirurgicales mobiles" actuelles sont les descendantes directes des ambulances volantes de Larrey.

puis chirurgien en chef de la 14e armée républicaine en 1794. Il organise l’Ecole de Chirurgie et d'anatomie de Toulon, et devient professeur à l'Ecole Militaire de Santé du Val-de-Grâce en 1796. Il est chargé de l'inspection des camps et des hôpitaux de l'armée d'Italie(1796), puis nommé chirurgien en chef à l'armée d'Egypte.

À la Bataille d'Aboukir, il sauve le général Fugière, sous le canon de l'ennemi, d'une blessure à l'épaule. Au Siège d'Alexandrie, Larrey trouva le moyen de faire de la chair de cheval une nourriture saine pour les blessés, et fit tuer pour cet usage ses propres chevaux.

En 1802, il est chirurgien en chef de la Garde des Consuls. Il soutient sa thèse de médecine en mai 1803, conformément aux nouvelles dispositions de la réorganisation du monde médical : Dissertation sur les amputations des membres à la suite des coups de feu dédicacée au Général de Villemanzy.

Inspecteur général du service de santé des armées, en 1805, et chirurgien en chef de la Garde Impériale. En 1804, Larrey reçoit une des premières croix d'officier de la Légion d'Honneur de la main du Premier Consul, qui lui dit : C'est une récompense bien méritée.

PAGE D'HISTOIRE: DOMINIQUE-JEAN LARREY PÈRE DE LA MÉDECINE D’URGENCE
PAGE D'HISTOIRE: DOMINIQUE-JEAN LARREY PÈRE DE LA MÉDECINE D’URGENCE
PAGE D'HISTOIRE: DOMINIQUE-JEAN LARREY PÈRE DE LA MÉDECINE D’URGENCE

Il est créé Baron d'Empire en 1809, sur le champ de la Bataille de Wagram, et inspecteur général du service de santé militaire en 1810. Il fait toutes les campagnes du Premier Empire en qualité de chirurgien en chef de la Garde Impériale puis de chirurgien en chef de la Grande Armée (12 février 1812). En 1813, il prend la défense des conscrits blessés à la main et accusés de se mutiler volontairement, ce qui lui valut une haine farouche de Soult.

Le BARON D'EMPIRE, DOMINIQUE JEAN LARREY
Le BARON D'EMPIRE, DOMINIQUE JEAN LARREY

Le BARON D'EMPIRE, DOMINIQUE JEAN LARREY

Bataille de WAGRAM
Bataille de WAGRAM
Bataille de WAGRAM
Bataille de WAGRAM
Bataille de WAGRAM

Bataille de WAGRAM

Blessé à la Bataille de Waterloo, prisonnier des Prussiens, il fut sur le point d'être fusillé à cause de sa ressemblance avec Napoléon, mais fut relâché sur ordre de Blücher, dont il avait soigné le fils. La Restauration le tint à l'écart mais il fut rappelé par la Monarchie de Juillet.

BATAILLE DE WATERLOO
BATAILLE DE WATERLOO
BATAILLE DE WATERLOO
BATAILLE DE WATERLOO
BATAILLE DE WATERLOO
BATAILLE DE WATERLOO
BATAILLE DE WATERLOO

BATAILLE DE WATERLOO

Il fait partie de la première promotion des membres de l'Académie Royale de médecine, par ordonnance de Louis XVIII en 1820. Sa statue en marbre blanc, majestueuse et monumentale, sculptée par Pierre-Alfred Robinet, siège toujours dans le hall d'entrée de l'Académie de médecine à Paris, rue Bonaparte. En 1829, il est élu membre de l'Institut, à l'Académie des sciences.

PAGE D'HISTOIRE: DOMINIQUE-JEAN LARREY PÈRE DE LA MÉDECINE D’URGENCE
Au matin d'Iéna, le chirurgien Larrey s'est installé dans une maison qu'il a dû défendre pied à pied contre Caulaincourt qui veut la réquisitionner pour l'Empereur. Pendant vingt-quatre heures, sans repos, sans nourriture, sans même satisfaire aux plus puissants besoins que prescrit la Nature, le chirurgien sectionne, désarticule, tranche et recoud. Une tempête de neige souffle avec violence, la température descend à moins quatorze degrés. Les aides, les doigts paralysés par le froid, n'arrivent plus à opérer et se contentent de passer les instruments, puis laissent tomber bistouris et scalpels. En une journée, Larrey, sans paraitre touché par la fatigue, arrive à pratiquer deux cents amputations. Il lui faut moins de deux minutes pour désarticuler l'épaule d'un blessé. Celui-ci, généralement assis sur un tambour, supporte sans broncher l'opération, hurle : Vive l'Empereur, si la douleur est trop forte, avale ensuite un verre de vin ou de quin¬quina si l'approvisionnement le permet, et laisse la place au suivant. A cette même bataille, Marbot, le futur général, eut le pied gelé. La gangrène se déclara sur une ancienne blessure. Le docteur Raymond trancha au bistouri jusqu'à l'os et, raconte le blessé, montant sur une chaise, trempa une éponge dans du vin chaud sucré, qu'il fit tomber goutte à goutte dans le trou qu'il venait de creuser dans mon pied. La douleur devint intolérable ! Je dus néanmoins, pendant huit jours, subir soir et matin cet affreux supplice, mais ma jambe fut sauvée.

Au matin d'Iéna, le chirurgien Larrey s'est installé dans une maison qu'il a dû défendre pied à pied contre Caulaincourt qui veut la réquisitionner pour l'Empereur. Pendant vingt-quatre heures, sans repos, sans nourriture, sans même satisfaire aux plus puissants besoins que prescrit la Nature, le chirurgien sectionne, désarticule, tranche et recoud. Une tempête de neige souffle avec violence, la température descend à moins quatorze degrés. Les aides, les doigts paralysés par le froid, n'arrivent plus à opérer et se contentent de passer les instruments, puis laissent tomber bistouris et scalpels. En une journée, Larrey, sans paraitre touché par la fatigue, arrive à pratiquer deux cents amputations. Il lui faut moins de deux minutes pour désarticuler l'épaule d'un blessé. Celui-ci, généralement assis sur un tambour, supporte sans broncher l'opération, hurle : Vive l'Empereur, si la douleur est trop forte, avale ensuite un verre de vin ou de quin¬quina si l'approvisionnement le permet, et laisse la place au suivant. A cette même bataille, Marbot, le futur général, eut le pied gelé. La gangrène se déclara sur une ancienne blessure. Le docteur Raymond trancha au bistouri jusqu'à l'os et, raconte le blessé, montant sur une chaise, trempa une éponge dans du vin chaud sucré, qu'il fit tomber goutte à goutte dans le trou qu'il venait de creuser dans mon pied. La douleur devint intolérable ! Je dus néanmoins, pendant huit jours, subir soir et matin cet affreux supplice, mais ma jambe fut sauvée.

en 1842 une inspection médicale en Algérie. Il tombe malade en Afrique, maladie à laquelle, huit jours plus tard, il succombe à Lyon le 25 Juillet 1842. Son corps, transporté à Paris, est inhumé le 6 Août au cimetière du Père Lachaise (37e division).

Plusieurs discours ont été prononcés sur sa tombe. Gilbert Breschet, membre de l' Académie des Sciences, a énuméré ses travaux scientifiques en chirurgie, en médecine, en hygiène publique.

Entrée du Cimetière du Père Lachaise

Entrée du Cimetière du Père Lachaise

Le 15 décembre 1992, ses restes furent transférés de sa tombe du cimetière du Père Lachaise à l'avant dernière place disponible dans le Caveau des Gouverneurs aux Invalides, et une petite urne contenant un morceau d'intestin déposée dans une vitrine de la salle de la bibliothèque de l' Académie Nationale de Médecine.

Seconde arcade : Général François de Négrier (1788-1848 carditaphe), Général gouverneur André Kientz (1896-1962), Général Henri Giraud (1879-1949), Général Louis Guillaumat (1863-1940), Général Albert d’Amade (1856-1941), Général et gouverneur Antoine Rodes (1870-1951), Général Denis Duchêne (1862-1950), Chirugien et baron de l’Empire Dominique Larrey ( 1766-1842), Marie François de Coigny, Maréchal de France et gouverneur (1737-1821)

Seconde arcade : Général François de Négrier (1788-1848 carditaphe), Général gouverneur André Kientz (1896-1962), Général Henri Giraud (1879-1949), Général Louis Guillaumat (1863-1940), Général Albert d’Amade (1856-1941), Général et gouverneur Antoine Rodes (1870-1951), Général Denis Duchêne (1862-1950), Chirugien et baron de l’Empire Dominique Larrey ( 1766-1842), Marie François de Coigny, Maréchal de France et gouverneur (1737-1821)

Larrey écrivit " Ce n'est pas au chirurgien de déterminer si une blessure est volontaire. Ce rôle appartient à un juge. Le médecin doit être l'ami de son patient. Il doit soigner le coupable aussi bien que l'innocent et concentrer ses efforts seulement sur la blessure. Le reste n'est pas son affaire."

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