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DEVOIR DE MÉMOIRE: CENTENAIRE DE LA BATAILLE DE VERDUN

12 Novembre 2016 , Rédigé par amndvden

Tout commence le 21 février 1916, à 7h30, avec un déluge de feu sur les forts de Verdun et sur les tranchées où sont tapies trois divisions françaises. Puis, l'infanterie allemande monte à l'assaut. Certains soldats sont équipés d'un lance-flammes. C'est la première fois qu'est employée cette arme terrible. Le chef d'état-major allemand Erich von Falkenhayn veut de cette façon en finir avec une guerre de positions qui dure depuis la bataille de la Marne, dix-huit mois plus tôt. Il projette de « saigner l'armée française » par des bombardements intensifs.
Tout commence le 21 février 1916, à 7h30, avec un déluge de feu sur les forts de Verdun et sur les tranchées où sont tapies trois divisions françaises. Puis, l'infanterie allemande monte à l'assaut. Certains soldats sont équipés d'un lance-flammes. C'est la première fois qu'est employée cette arme terrible. Le chef d'état-major allemand Erich von Falkenhayn veut de cette façon en finir avec une guerre de positions qui dure depuis la bataille de la Marne, dix-huit mois plus tôt. Il projette de « saigner l'armée française » par des bombardements intensifs.

Tout commence le 21 février 1916, à 7h30, avec un déluge de feu sur les forts de Verdun et sur les tranchées où sont tapies trois divisions françaises. Puis, l'infanterie allemande monte à l'assaut. Certains soldats sont équipés d'un lance-flammes. C'est la première fois qu'est employée cette arme terrible. Le chef d'état-major allemand Erich von Falkenhayn veut de cette façon en finir avec une guerre de positions qui dure depuis la bataille de la Marne, dix-huit mois plus tôt. Il projette de « saigner l'armée française » par des bombardements intensifs.

L'ASSOCIATION DU MÉMORIAL NATIONAL DES VÉTÉRANS DES ESSAIS NUCLÉAIRES SE JOINT À LA NATION POUR RENDRE HOMMAGE AUX SOLDATS MORTS POUR LA FRANCE LORS DE LA BATAILLE DE VERDUN QUI DÉBUTA LE 21 FÉVRIER 1916.

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REVUE DE PRESSE

DEVOIR DE MÉMOIRE: CENTENAIRE DE LA BATAILLE DE VERDUN

VERDUN: 300 JOURS EN ENFER

Le 21 février 1916, au petit matin, un déluge de feu et de fer craché par un millier de pièces allemandes (dont les terrifiantes Grosses Bertha) s'abat sur Verdun et ses alentours.

300 jours en enfer débutent, dans la boue et le froid, la peur et le sang. Bombe en tôle, capote bleu horizon et fusil Lebel contre casque à pointe, vareuse vert foncé et fusil Mauser.

Il y aura au total plus de 300.000 morts et disparus, presque autant dans un camp que dans l'autre. Verdun va devenir, dans les consciences nationales française et allemande, le symbole de la Grande Guerre, celui aussi des monstruosités du conflit, même si la bataille de la Somme (juillet-novembre 1916) fut plus meurtrière (un million de morts). Pour les Français, ce sera "la" bataille de 14-18, la seule dans laquelle aucun de ses alliés n'a pris part. En décembre 1916, les lignes n'auront presque pas bougé de leur point de départ. A cause de cela, l'absurdité de la bataille a souvent été soulignée. Il ne s'agit pourtant pas d'un match nul mais d'une victoire défensive française: les poilus sont parvenus à contenir les assauts répétés d'ennemis n'ayant jamais pu approcher à moins de 5 km de Verdun. Pour les Allemands, Verdun est un "saillant" enfoncé dans leurs lignes. Leur commandant en chef, Erich Von Falkenhayn, veut donc ouvrir ce dernier verrou vers Paris. Sa méthode ? "L'artillerie conquiert et l'infanterie occupe". Fin 1915, ils lancent une énorme préparation d'artillerie devant Verdun. L'état-major français observe ces mouvements mais considère l'endroit, boueux en hiver, avec trop de dénivelés, comme peu favorable à une attaque d'envergure. D'ailleurs, le général en chef Joseph Joffre, préparant déjà l'offensive sur la Somme, a vidé de ses hommes les forts autour de Verdun, dont celui de Douaumont. Au dernier moment, les Français comprennent le danger et se mettent, dans la hâte, à creuser des tranchées et à poser des barbelés.

DEVOIR DE MÉMOIRE: CENTENAIRE DE LA BATAILLE DE VERDUN
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Ce qui s'avèrera très utile. - "On les aura!", lance Pétain - Ce 21 février, à l'aube, le "Trommelfeuer" (pilonnage) commence: sur une poche de quelques km2, un obus tombe toutes les 15 secondes, la terre tremble à 150 km de là, le sol s'entrouvre, l'air est vicié par les gaz toxiques. Heures dramatiques - parfois héroïques - pour les Français, équipés seulement de 270 canons et qui voient, dès la fin de la journée, déferler les vagues de fantassins armés de lance-flammes, une première à si grande échelle. Au centre du front, au bois des Caures, le colonel Emile Driant, député de la Meuse, à la tête d'une brigade de chasseurs, ne dispose plus le 22 que de 98 poilus sur 1.200.

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Mais il réussit malgré tout à freiner l'avancée de milliers d'assaillants, contribuant par sa bravoure à faire naître à l'arrière le mythe de Verdun. Malgré les bombardements sur la rive droite de la Meuse, les troupes du Kronprinz Guillaume de Prusse ne concrétisent pas réellement leurs percées. Si elles s'emparent, le 25, de Douaumont, elles n'effectuent par la suite que de lentes avancées. La bataille s'étend en mars à la rive gauche, avec des combats d'une violence inouïe, notamment sur la colline, bien nommée, du Mort-Homme et sur la cote 304. Le 10 avril, les lignes françaises résistent à une attaque générale de l'armée allemande. "On les aura !", lance le général Philippe Pétain.

DEUX ARMÉES ÉPUISÉES

De fait, la confiance revient chez les Français. La résistance s'organise. Des renforts sont acheminés par la seule route disponible, théâtre d'une fantastique noria de camions, venant de Bar-le-Duc, qu'on appellera "la Voie Sacrée". Au fil des semaines se met en place une guerre d'usure entre deux armées épuisées. Les photos de belligérants hébétés, accroupis dans des tranchées gorgées d'eau, de cadavres jonchant le sol, d'arbres brûlés, de terres scarifiées par les bombardements, attestent de l'omniprésence de l'horreur.

DEVOIR DE MÉMOIRE: CENTENAIRE DE LA BATAILLE DE VERDUN
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En juin, les Allemands prennent Fleury, tout près de Verdun, et le fort de Vaux, à l'issue de combats acharnés. Car les Français, dorénavant dirigés par le général Robert Nivelle, continuent de résister tant bien que mal. Falkenhayn voulait "saigner à blanc" l'ennemi en menant une guerre "industrielle" mais il fait payer un lourd tribut à ses "Feldgrauen". L'avancée allemande va être d'autant plus affaiblie que l'état-major doit prélever sur les effectifs de Verdun pour répondre à l'offensive de la Somme, dont le lancement avait été repoussé par les Français à cause de Verdun.

DEVOIR DE MÉMOIRE: CENTENAIRE DE LA BATAILLE DE VERDUN
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Le 2 septembre, le chef suprême de l'armée allemande, Paul von Hindenburg, ordonne à ses troupes de ne plus mener que des actions défensives. Les Français en profitent pour grignoter du terrain perdu. Douaumont est repris le 24 octobre, le fort de Vaux le 2 novembre, Hardaumont et Bezonvaux le 15 décembre. Le 18, les hommes du 4e Zouaves, malades et boiteux, s'emparent de la ferme des Chambrettes, s'appuyant pour marcher sur leurs fusils boueux devenus inutilisables et criant : "En avant les béquillards !". L'hiver et l'état du champ de bataille ne permettent plus à l'Allemagne de contre-attaquer dans de bonnes conditions. Verdun s'achève. Pas la guerre.

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EN MÉMOIRE DES ÂNES DE LA BATAILLE DE VERDUN

En 1916, durant la terrible bataille de Verdun, seuls les petits ânes d'Afrique du Nord étaient capables de monter en première ligne pour ravitailler les combattants en nourriture et munitions.

Ils marchaient au fond des boyaux et portaient fidèlement leur lourde charge, puis revenaient bien vite à l'arrière en trottant.

De nombreux ânes sont tombés au cours des bombardements. Cette plaque est là pour honorer leur mémoire.

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