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HISTOIRE : QUAND LE MONDE ALLAIT PAR DEUX FOIS SOMBRER DANS L’APOCALYPSE

20 Octobre 2015 , Rédigé par amndvden

HISTOIRE : QUAND LE MONDE ALLAIT PAR DEUX FOIS  SOMBRER DANS L’APOCALYPSE
LES 27 OCTOBRES 1962 ET 26 SEPTEMBRE 1983 GRÂCE A LEUR SANG FROID ET À LEUR COMPÉTENCE DEUX OFFICIERS SOVIÉTIQUES ONT RÉUSSI À EMPÊCHER L’USAGE DE L’ARME ATOMIQUE SUITE À DES ERREURS. CE QUI A ÉVITÉ UNE TRAGÉDIE INIMAGINABLE.
AU MOMENT DE LA GUERRE FROIDE, LA 3ÈME GUERRE MONDIALE AURAIT PARFAITEMENT PU ÊTRE DÉCLENCHÉE PAR ERREUR.
DES HOMMES QUI MÉRITERAIENT D’ÊTRE FAIT CITOYEN D’HONNEUR DU MONDE
Lieutenant Colonel Stanislav Levgrafovitch PETROV

Lieutenant Colonel Stanislav Levgrafovitch PETROV

PRÉSENTATION :
Stanislav Levgrafovitch PETROV(en Russe : Станислав Евграфович Петров), né en 1939, est un officier en retraite de la Voyska PVO, la force de défense anti-aérienne de l' Armée Soviétique.
Lors d'une alerte déclenchée par les satellites de surveillance soviétiques en septembre 1983, il aurait, comme il l'a rapporté, pris la décision d'informer sa hiérarchie qu'il pouvait s'agir d'une fausse alerte, et non d'un tir de missiles contre l'Union soviétique comme l'indiquait le système informatique d'alerte anti-missiles. Cette crise intervint à un moment d'extrême tension entre l’Union Soviétique et les Etats-Unis, seulement trois semaines après la destruction du Vol 007 Koréan Air Lines Vol 007 par des chasseurs soviétiques, et aurait donc pu déclencher une riposte soviétique.
Stanislav Levgrafovitch PETROV

Stanislav Levgrafovitch PETROV

GENESE DE L’INCIDENT DU 26 SEPTEMBRE 1983
Dans la nuit du dimanche 25 au lundi 26 Septembre 1983, Stanislav Petrov Lieutenant Colonel était l'officier de garde sur la base d'alerte stratégique de Serpoukhov-15, située dans le village de Kourilov, dans l’Oblast de Kalouga à une centaine de kilomètres au sud de Moscou. Cette base était chargée de recueillir les informations des satellites soviétiques surveillant d'éventuels tirs de missiles nucléaires contre l’Union Soviétique. À minuit quinze, heure de Moscou, le système informatique d'alerte anti-missiles Krokus du SPRN (Sistemi Predouprejdienia o Raketnom Napadienii, système d'alerte en cas d'attaque par missile) indiqua un, puis quatre nouveaux tirs de missiles balistiques intercontinentaux Minuteman III en provenance de la Malmstrom Air Force Base aux Etats-Unis. Ces tirs avaient été détectés par le satellite de surveillance Cosmos 1382, de type Oko.
Petrov ne disposa que de quelques instants pour analyser la situation. Devant le faible nombre de missiles détectés, il indiqua à ses supérieurs qu'il s'agissait selon lui d'une fausse alerte. Son avis fut suivi et permit ainsi d'éviter une riposte soviétique qui aurait pu être le point de commencement d'un conflit nucléaire ouvert.
Par la suite, un diagnostic des systèmes soviétiques mit en cause le logiciel embarqué par les satellites, qui aurait fait une interprétation erronée de la réflexion des rayons du Soleil sur les nuages, confondue avec le dégagement d'énergie au décollage de missiles.
Petrov soutient que les enquêteurs qui analysèrent la fausse alerte cherchèrent à faire de lui un bouc émissaire du dysfonctionnement du système ; mais il semble que les conséquences sur sa carrière ne furent finalement ni positives ni négatives. Selon Peter Pry, un ancien analyste à la CIA, cette alerte survint dans un contexte extrêmement tendu dans les relations entre les États-Unis et l'Union soviétique, car ANDROPOV était alors obsédé par la crainte d'une attaque surprise déclenchée par l'Occident, ayant en outre mis sur pied l'opération d'espionnage RYAN.
Pour des raisons de secrets militaire et politique, l'incident ne fut rendu public qu'en 1998.
CONSÉQUENCES POUR L’OFFICIER PETROV
Stanislav Petrov quitta son poste peu après l'incident en raison du stress provoqué par cette alerte et de l'enquête qui la suivit. Le 21 mai 2004, puis le 19 janvier 2006, il fut distingué pour ses actions par l'Association of World Citizens, une association pour la paix dans le monde basée à San Francisco
 
PETROV  recevant le Dresden Preis en 2013.
PETROV  recevant le Dresden Preis en 2013.

PETROV recevant le Dresden Preis en 2013.

2ème PRÉSENTATION :
Vassili Alexandrovitch Arkhipov ( 1926 - 1998 ) était un officier de la marine soviétique. Lors de la crise des missiles de Cuba, il a empêché le lancement d'une torpille nucléaire et probablement empêché une guerre nucléaire. Thomas Blanton ( alors directeur de laNational Security Archive ) a déclaré en 2002 : " un gars nommé Vassili Arkhipov a sauvé le monde "
Le 27 octobre 1962, lors de la crise des missiles de Cuba, et en dépit d'être dans la eaux internationales, les américains ont commencé à tomber des grenades d'exercices ainsi que des explosifs, afin de forcer un sous-marin soviétique à remonter à la surface pour identification. Il y avait aucun contact avec Moscou depuis quelques jours et le sous-marin était trop profond pour surveiller tout le trafic radio. Le capitaine du sous-marin, Valentin Grigoriévitch SAVITSKY, croyant que la guerre avait déjà peut-être commencé, a voulu lancer une torpille nucléaire.
Trois officiers à bord du sous-marin : SAVITSKY, l'agent politique Ivan SEMONNAVIICH MASLENNIKOVET le second en commande ARKHIPOV ont été autorisé à lancer une torpille pour riposter. Une dispute a alors éclaté car seul ARKHIPOV était contre le lancement. Il a finalement réussi à convaincre SAVITSKY de remonter à la surface.
Vassili Alexandrovitch Arkhipov

Vassili Alexandrovitch Arkhipov

GENESE DE LA CRISE DES MISSILES DE CUBA
En décembre 1961, Vassili ARKHIPOV est nommé officier à la 69e brigade de la Flotte du Nord Le 1er octobre 1962, dans le cadre de l’Opération Anadyr lors de la crise des missiles de Cuba , il est envoyé avec son équipe à Cuba et sert à bord du sous-marin B-59 , équipé d'une ogive nucléaire.
Le 27 octobre 1962, un groupe de 11 navires américains environnent le sous-marin. Approchant trop près de la ligne d'interdiction fixée par le président américain John F. KENNEDY des charges de profondeur sont utilisées contre lui. Le commandant du navire décide alors de tirer une torpille à charge nucléaire contre ses assaillants. Le commissaire politique présent dans le navire approuve, mais le commandant en second, Vassili ARKHIPOV, s'oppose à cette décision et parvient à convaincre les autres officiers de faire surface.
En 2002, Vladimir ISACHENKOV présente la version d'un autre officier présent, Vadim ORLOV , moins dramatique et affirmant que seul le commandant, ayant perdu son sang-froid, tenait à lancer l'ogive nucléaire pendant que les autres officiers, dont Vassili ARKHIPOV, tentaient de le calmer.
Peu avant le départ du B-59, Vassili ARKHIPOV avait demandé à son supérieur, l'amiral Vladimir EPKHINE, dans quel cas utiliser l'arme nucléaire. La réponse n'avait pas été très claire, le sous-marin devant utiliser son arme nucléaire en cas de dommages qui lui seraient portés (trou dans la coque) ou sur ordre spécial de Moscou.
FIN DE CARRIÈRE
Vassili ARKHIPOV conserve son poste après la crise des missiles. En novembre 1964, il est nommé commandant puis est affecté, avec le même grade, à la 37e brigade de sous-marins. En 1975, il est fait Contre Amiral et est nommé à la tête de l'École navale de la Caspienne.
Le 10 février 1981, il est élevé au rang de Vice-Amiral et prend sa retraite en novembre 1985.
Sous-Marin B-59

Sous-Marin B-59

DERNIÈRES ANNÉES ET HOMMAGES
Retiré de l'armée, il vivait dans les environs de Moscou, à Staraïa Koupavna, où il s'est éteint en 1998 et où il est enterré.
L'histoire de Vassili ARKHIPOV n'a jamais été reprise par les journaux, tant et si bien qu'il n'a jamais été honoré pour son geste qui a évité une guerre nucléaire. Il a néanmoins reçu en 2003 le Prix ROTONDI-ANGES de notre temps, remis en Janvier 2005 à sa veuve.
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