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IL Y A 75 ANS HIROSHIMA (6 AOÛT 1945) ET NAGASAKI (9 AOÛT 1945), LES RAISONS D’UN BOMBARDEMENT NUCLÉAIRES ?

5 Août 2020 , Rédigé par amndvden

IL Y A 75 ANS HIROSHIMA (6 AOÛT 1945) ET NAGASAKI (9 AOÛT 1945),   LES RAISONS D’UN BOMBARDEMENT NUCLÉAIRES ?
PRÉLUDE
En cette 75ème année du Souvenir du largage des Bombes Atomiques sur les villes de Hiroshima et de Nagasaki au Japon qui causèrent la morts de milliers de civils, l’Association du Mémorial National des Vétérans des Essais Nucléaires rend hommage et s’incline devant la souffrance endurée par la population de ces deux villes dont les enfants et les femmes innocentes, ainsi que les populations de l’Ile de Okinawa dont beaucoup ont servi de bouclier humain et d'autres poussés au suicide .
La ne s’arrête pas cet hommage, l’Association du Mémorial qui est peut-être à contre courant de nombreuses autres associations qui dénoncent ces bombardements nucléaires veut rendre un hommage vibrant aux millions de victimes civiles Chinoises, Coréennes, Philippines...
Egalement, l’A.N.M.D.V.D.E.N rend hommage aux militaires Américains, Australiens, Français, Hollandais, Indiens….) qui ont combattus pour la liberté des peuples du Pacifique et dont beaucoup ont été victimes d’une barbarie inouïe.
Une guerre qui n’a pu être stoppée qu’avec l’emploi de l’arme atomique suite à la décision du Président des Etats Unis d’Amérique Harry S TRUMAN.
Refuser cette réalité c’est méconnaître l’histoire de cette guerre du Pacifique que l’Association du Mémorial National des Vétérans des essais Nucléaires présente aux travers de documents relatifs à cette douloureuse période.
 
IL Y A 75 ANS HIROSHIMA (6 AOÛT 1945) ET NAGASAKI (9 AOÛT 1945),   LES RAISONS D’UN BOMBARDEMENT NUCLÉAIRES ?
INTRODUCTION
UN GRAND PAYS ADMIRÉ AUJOURD’HUI POUR SON DYNAMISME ET SA CULTURE
Deuxième puissance économique du monde (troisième si on considère l'Union européenne comme une puissance), le Japon est un vieux pays par son histoire qui a forgé sa culture, ses arts ancestraux (Danses, art pictural, théâtre, jardins…) admiré dans le monde entier.
 
 
IL Y A 75 ANS HIROSHIMA (6 AOÛT 1945) ET NAGASAKI (9 AOÛT 1945),   LES RAISONS D’UN BOMBARDEMENT NUCLÉAIRES ?
Si le peuple Japonais fait parti d’une Nation qui peut être fière de son développement et puissance économique après avoir révolutionné le monde des technologies, il est aussi celui du Monde Pacifiste. Constitution pacifiste du Japon, en vigueur depuis 1947.
COMPRENDRE CE PEUPLE
MALHEUREUSEMENT UN PACIFISME QUI A ÉTÉ PRÉCÉDÉ D’UNE FOLIE HUMAINE ET DÉVASTATRICE DE LA PART DES MILITAIRES JAPONAIS PENDANT LA PÉRIODE DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE
IL Y A 75 ANS HIROSHIMA (6 AOÛT 1945) ET NAGASAKI (9 AOÛT 1945),   LES RAISONS D’UN BOMBARDEMENT NUCLÉAIRES ?
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1/ INVASION DE LA CHINE
L'expansion japonaise en Asie orientale fut entamée en 1931 avec l'invasion de la province chinoise de la Mandchourie qui se poursuivra en 1937 avec une offensive brutale contre la Chine. Ce sont des enchainements de violences et atrocités qui seront commises en Chine. Une barbarie inouïe contre une population qui connaîtra les exactions (femmes violées, enfants éventrés à la baïonnette, Hommes, femmes décapités au sabre, etc….

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REVUE DE PRESSE (HISTOIRE)
LES CRIMES DE GUERRE JAPONAIS EN CHINE AU XXème SIÈCLE
17 Janvier 2014, par Jérémie DARDY
A l’orée du XXème siècle, le Japon engage une politique de domination de l’Asie orientale. La Chine, qui se situe en pleine ligne de mire, doit alors déjà faire face à une grave crise intérieure : une guerre civile qui oppose les nationalistes de Tchang Kai-chek aux révolutionnaires communistes de Mao Zedong. L'invasion japonaise annonce quant à elle une tragédie hors d’échelle, étonnamment peu médiatisée en Occident.
L’occupation militaire nippone s'est déroulée sous des modalités particulièrement extrêmes : tortures de vieillards, viols collectifs d’enfants, concours de décapitation, expérimentations bactériologiques sur cobayes humains, meurtres de masse. De 1931 à 1945, on dénombre quelques 20 millions de morts chinois (chiffre universitaire médian), soit plus de trois fois l’amplitude du génocide juif, s’il est permis de comparer
 Un soldat japonais montre au photographe un bébé avec lequel il s'entraine à la baïonnette lors de l'invasion de la Chine.. C'est deux japs prennent cela pour un jeu! Cette photo est vraiment sans commentaires, c'est tout simplement horrible...
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POUR MÉMOIRE
Nankin, le défouloir de l’armée japonaise
Nankin est la capitale chinoise. Il s’agit de l’un des plus grands centres littéraires, artistiques, et politiques du pays. L’armée japonaise va pourtant plonger cette ville lumière dans l’obscurité. Les habitants vont vivre un véritable cauchemar éveillé. Un calvaire qui durera près de sept semaines… et qui fera 300 000 morts selon les autorités chinoises.
Plus de 50 000 soldats japonais entrent dans Nankin. Impuissante et démunie, la population subit la fureur et le défoulement des instincts les plus bestiaux des envahisseurs. Les soldats japonais s’adonnent quotidiennement à des actes d’une barbarie inouïe.
L’interdiction du viol par l’état-major nippon est officialisée. Cependant, dans les faits, c’est bien tout le contraire qui se produit. Par ailleurs, cet ordre a pour résultat de pousser les soldats à tuer quasi systématiquement leurs victimes une fois leur forfait accompli.
Takokoro Kozo, soldat qui sert dans la 114e division livre se témoignage déroutant :
« Peu importe l’âge, aucune femme n’échappa au viol. (…) Chacune était attribuée à quinze ou vingt soldats qui les violaient ».
Iris Chang, historienne américaine, et petite fille de rescapés du massacre de Nankin, livre ces récits affolants :
Des petites filles subirent des assauts d’une telle brutalité qu’elles étaient ensuite incapables de marcher pendant plusieurs semaines. Des témoins virent des soldats violer des fillettes de moins de dix ans dans les rues avant de les couper en deux avec leur sabre. Dans certains cas, ils ouvrirent le vagin de pré adolescentes afin de les pénétrer plus efficacement » (Le viol de Nankin)
Des pères furent contraints de violer leur propre fille, et des mères leur fils sous les yeux du reste de la famille » (Le viol de Nankin)
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Expérimentations sur des cobayes humains
Les Japonais se livrent à des expériences médicales sur la population.
Unité 731 :
Le Général SHIRO ISHII dirige les opérations. C’est le docteur MENGELE japonais. Le principal objectif poursuivi par cette unité est la conception de nouvelles armes bactériologiques ; il s’agit pour le Japon de trouver un outil militaire simple, rapide, et efficace en vue d’agrandir son empire.
Elle se situe près d’Harbin, dans le Mandchoukouo. Dès 1932, des prisonniers de droit commun, vagabonds, ennemis d’Etat, communistes, intellectuels, chinois, russes, coréens …sont les victimes de ces terribles recherches scientifiques.
On leur inocule toutes sortes de bactéries mortelles et de virus. Certains sont même exposés à des températures de moins 50 degrés jusqu’à ce que mort s’en suive.
Il n’y a aucun survivant.
Pourtant, après la guerre, aucun des savants criminels de l’Unité 731 ne sera jugé. Pire encore, le Général ISHII, le cerveau de l’opération, est même envoyé discrètement en Californie où il poursuit ses travaux en toute tranquillité !
Unité 1644 :
A Nankin, à partir de 1939, les Japonais mènent des recherches sur des cobayes humains. Un hôpital chinois de six étages est transformé en laboratoire destiné à la recherche épidémiologique auquel on donne le nom d’ « Unité Ei 1644 ». Les scientifiques injectent ou administrent aux prisonniers toutes sortes de poison, microbes, gaz mortels, et même du venin de serpents.
Ces deux unités auront à leur actif plusieurs milliers de victimes, et laisseront derrière elles un traumatisme profond.
Par ailleurs, peut-on imaginer un instant que ces recherches médicales inhumaines aient eu le consentement tacite de la religion bouddhique ?
 
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EXTRAIT PRÉSENTATION DE FRANCK DRUMERT
Document à découvrir avec photos insoutenables sur: http://www.interet-general.info/spip.php.article53
Dès avant la Seconde guerre mondiale, les Japonais ont mis au point des armes biologiques, pour s’en servir contre les Chinois qui résistaient à leur occupation de la Mandchourie.
Des expériences atroces ont été effectuées, par l’Armée japonaise, sur des prisonniers -chinois, russes, américains- et sur des populations entières.
C’est l’histoire de l’unité 731 de l’armée impériale japonaise de Kwantung, en Mandchourie.
Les cobayes humains de Shiro Ishii
On estime que Shiro Ishii a débuté ses expériences sur les êtres humains en 1932. Ses premiers cobayes étaient des prisonniers condamnés à mort et détenus à la prison de Harbin. Par la suite, les victimes étaient également des soldats chinois, des Russes communistes détenus dans le camp d’Hogoin, des intellectuels, des ouvriers coupables d’agitation, ou simplement des individus soupçonnés de « déloyauté », puis, ultérieurement, également des prisonniers de guerre américains détenus au camp de Moukden.
Ces cobayes humains étaient appelés « marutas », ce qui, en japonais, signifie « bûche, bille de bois ». A leur arrivée à l’unité 731, on leur attribuait un numéro et ils n’étaient plus considérés comme des êtres humains. La plupart avaient entre vingt et quarante ans. Tous semblaient au courant de leur sort.
Dès 1933-1934, Shiro Ishii avait effectué des expériences sur le choléra et la peste, en se servant de prisonniers.
Déjà en 1935, des films avaient été réalisés pour montrer le déroulement de ces expériences aux officiers supérieurs de l’état-major de l’armée de Kwantung.
Trois mille personnes ont été sacrifiées à Pingfan. Par un judas aménagé dans la porte d’acier de chaque cellule, les gardiens vérifiaient l’état des marutas enchaînés. Ils voyaient des membres pourris, des bouts d’os qui pointaient hors des chairs noires de nécrose. D’autres suaient dans une fièvre atroce, se tordant et gémissant de douleur. D’autres avaient le corps gonflé, d’autres étaient squelettiques. Certains étaient couverts de blessures ouvertes ou de cloques.
Quand un détenu survivait à une expérience, il était soumis à une autre, jusqu’à ce qu’il finisse par mourir.
Deux cents prisonniers peuplaient ces cellules. Deux ou trois mouraient chaque jour. On se livrait à la vivisection de détenus vivants. Certains ont été bouillis vifs, d’autres brûlés au lance-flammes, d’autres congelés, d’autres ont subi des transfusions de sang de cheval ou même d’eau de mer, d’autres ont été électrocutés, tués dans des centrifugeuses géantes, ou soumis à une exposition prolongée aux rayons X. Des détenus ont été complètement déshydratés, c’est-à-dire momifiés vivants. On les desséchait jusqu’à ce qu’ils meurent et ne pèsent plus que un cinquième de leur poids normal. On étudiait également sur eux les effets du cyanure d’hydrogène, d’acétone et de potassium. Certains détenus étaient affamés et privés de sommeil, jusqu’à la mort. D’autres ont été soumis à des expériences de décompression.
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2/ ALLIANCE DU JAPON AVEC L’ALLEMAGNE NAZIE
La guerre fut faite principalement par deux alliances majeures : l'Axe et les Alliés. Le Pacte tripartite du 27 septembre 1940 unit l'Allemagne, l'Italie et le Japon, et devint connu sous le nom d'Axe Berlin-Rome-Tokyo, ou l'Axe. Ces trois pays reconnaissaient l'hégémonie de l'Allemagne sur l'essentiel de l'Europe continentale ; l'hégémonie de l'Italie sur la Méditerranée ; et l'hégémonie du Japon sur l'Asie orientale et le Pacifique.
Le ministre des Affaires étrangères japonais Yōsuke Matsuoka lors de sa rencontre avec Hitler, en mars 1941.

Le ministre des Affaires étrangères japonais Yōsuke Matsuoka lors de sa rencontre avec Hitler, en mars 1941.

Matsuoka avec le General Feldmarschall Wilhelm Keitel (centre) et l'ambassadeur Heinrich Georg Stahmer (droite) à une réception à l'ambassade japonaise à Berlin le 29 Mars 1941.

Matsuoka avec le General Feldmarschall Wilhelm Keitel (centre) et l'ambassadeur Heinrich Georg Stahmer (droite) à une réception à l'ambassade japonaise à Berlin le 29 Mars 1941.

L'ambassadeur japonais Mushakoji Kintomo et le ministre des Affaires étrangères de l'Allemagne nazie Joachim Von Ribbentrop lors de la signature du Pacte anti-Komintern en 1936.

L'ambassadeur japonais Mushakoji Kintomo et le ministre des Affaires étrangères de l'Allemagne nazie Joachim Von Ribbentrop lors de la signature du Pacte anti-Komintern en 1936.

UNE NATION ENTRAINÉE DANS L’ENFER PAR LA FOLIE D’OFFICIERS DE LA MARINE ET DE L’ARMÉE DE TERRE
Les historiens et les gouvernements de nombreux pays ont considéré les militaires de l’Empire du Japon, à savoir l’Armée Impériale Japonaise et la Marine Impériale Japonaise, comme les responsables des tueries et autres crimes commis à l’encontre de plusieurs millions de civils ou de prisonniers de guerre au cours de la première moitié du XXème Siècle.
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PEARL HARBOR
Le 7 décembre 1941, Pearl Harbor est attaqué. Subitement, le monde bascule. En effet, L’attaque japonaise sur la base de Pearl Harbor marque l’entrée en guerre des Etats-Unis.
Pendant des siècles, les Japonais vécurent dans la conviction que les dieux avaient créé en leur pays le centre de l’univers. Leur destin était de diriger le monde. L’invasion de la Mandchourie en 1931 fut le point de départ d’une série d’agressions qui déboucha sur l’attaque surprise de Pearl Harbor le 7 décembre 1941.
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UNE GUERRE QUI CAUSERA 27 MILLIONS DE MORTS
QUI FERA VIVRE L'ENFER AUX SOLDATS AMÉRICAINS ET LEURS ALLIÉS DANS CETTE LUTTE CONTRE LA BARBARIE JAPONAISE.
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NOMBRE DES SES VALEUREUX SOLDATS SUBIRONT LA BARBARIE, LES ATROCITÉS, LA DÉCAPITATION ET LA VIE DES CAMPS AVEC AU BOUT LA PRIVATION ALIMENTAIRE.......
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Pour comprendre : Interview Parus dans mensuel l’Histoire
Massacres dans le Pacifique
Japon - par Jean-Louis Margolin dans mensuel n°333 daté juillet 2008 à la page 74 | Gratuit
Vingt-sept millions de morts : c’est le bilan, incertain, de la Seconde Guerre mondiale en Asie-Pacifique. Un conflit au cours duquel l’armée japonaise s’est rendue coupable de massacres en masse de prisonniers, de crimes sexuels, de pillages, d’asservissement de populations. Comment expliquer cette dérive ?
L’Histoire : Peut-on dire que la Seconde Guerre mondiale a commencé en Asie en 1937, avec la guerre sino-japonaise ?
Jean-Louis Margolin : Dans ce que j’appelle, à la suite d’un certain nombre d’historiens asiatiques, « la guerre de l’Asie-Pacifique », il y a eu deux grandes phases : une première strictement asiatique, essentiellement sino-japonaise, puis, à partir de 1941, une deuxième pendant laquelle la guerre s’élargit à l’ensemble du Pacifique. Il n’y a pas de rupture entre les deux phases, Pearl Harbor représentant avant tout pour Tôkyô un moyen de se sortir de l’enlisement sur le continent chinois. En ce sens, le conflit sino-japonais s’inscrit dans la Seconde Guerre mondiale.
S’il est assez facile de déterminer quand la guerre de l’Asie-Pacifique se termine - avec la capitulation du Japon le 15 août 1945 -, il est plus complexe de savoir quand elle commence. Pour certains historiens japonais, elle débute dès le 18 septembre 1931 avec le coup de force nippon de Moukden, en Mandchourie. Cette attaque déclenche l’occupation complète de cette région, puis la formation en 1932 de l’État fantoche du Manchoukouo, protectorat japonais détachée de la Chine.
Cet épisode, bien qu’il constitue effectivement la première agression de grande dimension contre la Chine, reste en fait militairement et stratégiquement limité. Dans les années qui suivent, plusieurs accords sont signés entre les deux gouvernements , ou entre les états-majors locaux ; aucune opération militaire d’envergure n’est lancée entre 1932 et 1937. « L’incident de Shanghai », qui oppose au début de 1932 trois divisions de la marine nippone aux forces chinoises, demeure un cas isolé.
Je préfère donc en rester à la date assez classique du 7 juillet 1937 et à l’incident du pont Marco-Polo : ce jour-là un accrochage entre soldats en patrouille , au sud-ouest de Pékin, provoque une riposte chinoise qui marque le début de la guerre sino-japonaise. La bataille de Shanghai, d’août à novembre 1937, est la plus grande de ce conflit.
L’H. : Pourquoi le Japon a-t-il attaqué ?
J.-L. M. : La Chine peut apporter au Japon ce qu’il ne possède à l’évidence pas : une profondeur stratégique considérable, une position centrale sur le continent asiatique et des matières premières, dont le précieux minerai de fer qui lui fait cruellement défaut. En 1912, le vieil empire finit par s’effondrer ; l’anarchie s’installe. Dans chaque province, des seigneurs de la guerre se taillent des royaumes semi-indépendants. Pour le Japon, c’est l’occasion idéale d’affirmer sa puissance.
Dans ce domaine comme dans bien d’autres, le Japon copie l’attitude des grandes nations européennes impérialistes. Se constituer un empire colonial est pour lui la meilleure garantie de ne pas être lui-même colonisé.
Il n’existe par contre chez les Japonais à l’encontre des Chinois ni racisme de principe ni volonté d’extermination ou d’éradication culturelle. Mais les Japonais de l’époque sont convaincus de la supériorité morale de leur pays et l’opposent à l’abaissement et la veulerie qu’ils attribuent aux Chinois contemporains, descendants dégénérés de la Chine mythifiée qui, au Ier millénaire de notre ère, avait fait don de sa civilisation au Japon. Cette certitude d’accomplir sur le continent une mission civilisatrice ou, en termes confucéens, d’y « manifester son respect filial » favorisera en fait des comportements de grande violence.
L’H. : Qu’est ce qui déclenche l’attaque contre les États-Unis en décembre 1941 ?
J.-L. M. : C’est le résultat d’une véritable fuite en avant du Japon. Dès août 1940, profitant de la faiblesse de la France et de l’Angleterre, le Japon installe des troupes d’occupation au Tonkin, puis en juillet 1941 dans le reste de l’Indochine. Cette volonté d’hégémonie sur la région n’est évidemment pas acceptable par les autres puissances, à commencer par l’Union soviétique - il ne faut pas oublier que l’URSS est frontalière du Japon et de la Mandchourie, que l’île de Sakhaline est divisée entre les deux pays. L’URSS n’a pas l’intention de laisser le Japon dominer l’ensemble de la Chine, et aide les Chinois contre les Japonais.
A partir de 1941, les choses changent : l’URSS ayant fort à faire ailleurs, son aide à la Chine va devenir insignifiante. Le Japon signe en avril 1941 un pacte de neutralité avec l’URSS. A cette date, les États-Unis et les puissances anglo-saxonnes sont devenus ses principaux adversaires. De fait, les États-Unis, implantés aux Philippines et ayant plusieurs positions dans le Pacifique central, dont l’archipel d’Hawaï et l’île de Guam, ne peuvent accepter l’hégémonie japonaise en Asie du Sud-Est et sur un océan dont ils sont eux-mêmes bordiers.
En septembre 1940, la formation de l’Axe - l’alliance tripartite entre l’Allemagne, l’Italie et le Japon - fait basculer le Japon dans le camp ennemi de la Grande-Bretagne qui a des possessions importantes dans cette partie du monde : Malaisie, Birmanie, Singapour..., de l’Australie qui est le plus souvent alignée sur la position britannique et des Pays-Bas qui, bien qu’occupés, ne sont pas sortis de la guerre, leur gouvernement en exil continuant de contrôler les colonies des Indes néerlandaises, source majeure d’approvisionnement en pétrole.
Les États-Unis font néanmoins encore preuve de patience : de mars à décembre 1941, on négocie sans relâche à Washington. C’est le Japon qui va inciter Roosevelt à adopter une position de plus en plus ferme. L’occupation complète de l’Indochine en juillet 1941 entraîne un gel des avoirs japonais et un embargo total des matières stratégiques. Le Japon se retrouve privé à la fois de la ferraille américaine, indispensable à sa sidérurgie, et de pétrole néerlandais.
En novembre 1941, le secrétaire d’État américain Cordell Hull envoie une note en forme d’ultimatum à Tôkyô. Il somme le Japon de renoncer à de nouvelles conquêtes asiatiques et surtout de prévoir un plan de retrait de ses forces en Chine. Bien que ces propositions soient à l’évidence inacceptables pour le Japon, il est inepte de dire que les États-Unis l’ont acculé à la guerre. En réalité, le Japon, après avoir eu les coudées franches pendant des années, a fini par se heurter à un mur - celui des intérêts vitaux de Washington. Les relations entre les deux pays ne se gâtent que très tardivement.
L’H. : Comment expliquer l’alliance du Japon avec l’Allemagne en 1940 ?
J.-L. M. : Avec cette alliance, le Japon semble avoir commis un acte aberrant. Concrètement, elle ne va rien lui apporter. Il n’y aura aucune opération commune. En fait, les Japonais ont cru habile de se rallier au vainqueur des puissances coloniales européennes, capable de les aider à assurer leur domination sur l’ensemble de l’Extrême-Orient , où l’Allemagne - seule des grandes puissances - n’a aucune position ni revendication.
Mais intervient aussi, de la part des dirigeants japonais, un alignement idéologique évident. Il faut évoquer ce que j’ai appelé, après de nombreuses hésitations et en ayant bien conscience des différences avec le modèle européen, le « fascisme japonais ». Il existe incontestablement une fascination des Japonais pour le fascisme italien, puis pour le national-socialisme allemand. Cela ne signifie pas qu’ils reprennent à leur compte la totalité de ces idéologies. Il n’y a au Japon ni parti unique ni chef charismatique, et le discours, essentiellement néo traditionaliste, n’a rien de révolutionnaire. Alors que les terres qu’ils vont dominer comptaient environ 15 000 Juifs pour la plupart des réfugiés d’Europe centrale, les Japonais ne participeront pas à la politique d’extermination.
Reste que le système fasciste leur apparaît comme un modèle d’efficacité, notamment l’« État total » qui intervient dans tous les domaines et qui encadre étroitement dès le temps de paix la population autour d’une mystique nationaliste à connotations guerrières. Le système japonais est le seul au monde à partager avec l’Allemagne et l’Italie d’une part la mobilisation totale de l’ensemble des énergies du pays en vue de la construction d’une armée puissante, d’autre part la volonté inflexible d’expansion militaire. En fait, l’Italie, l’Allemagne et le Japon ont la même façon de considérer que la politique n’est qu’une façon de faire la guerre par d’autres moyens.
Avec l’Italie fasciste, mais surtout avec l’Allemagne nazie, le Japon des années 1930 partage l’ultranationalisme, la haine pour la démocratie, le culte du guerrier et une fascination quasi morbide pour la souffrance et la mort.
L’H. : C’est ce qui favorise l’arrivée au pouvoir de l’armée ?
J.-L. M. : L’armée se retrouve de facto à la tête de l’État à partir de 1936 : la plupart des Premiers ministres, une grande partie des ministres sont dès lors des militaires, et la composition aussi bien que le programme des gouvernements sont décidés en concertation avec les États-majors. En février 1938, les militaires imposent une loi de mobilisation nationale qui leur permet de s’emparer de l’ensemble des leviers de commande et d’obtenir un droit de contrôle sur l’industrie en cas de guerre, ce qui sera effectif en 1941.
Cette armée organisée à l’occidentale est cependant caractérisée par un néo traditionalisme en 1935, on contraint officiers et sous-officiers à porter le sabre, une grande rigidité les militaires du rang sont constamment brutalisés par leurs supérieurs et une hiérarchie presque féodale on voit des soldats japonais se disputer l’honneur de savonner le dos de leurs sous-officiers. La discipline est d’une grande sévérité, le moindre signe de peur entraînant des peines extrêmement lourdes - alors même qu’il y aura très peu de sanctions pour crime de guerre.
L’armée est massivement composée de ruraux, qui ont souvent vécu misérablement et sont rarement sortis de leur région d’origine. Cela les rend extrêmement malléables et soumis. Ils vivent eux-mêmes dans des conditions suffisamment rudes pour ne pas être très compatissants vis-à-vis des souffrances d’autrui.
Le nombre de soldats va s’accroître progressivement. Avant 1941, la mobilisation est loin d’être générale ; on compte entre 1 et 1,5 million de soldats en Chine et en Mandchourie. Mais, à la fin de la guerre, en 1944, ils sont environ 9,5 millions.
L’H. : Vous avez évoqué la violence de l’armée. Cette violence est-elle générale ? Quelle forme prend-elle ?
J.-L. M. : Il y a d’abord les crimes et tueries perpétrés dans le cadre des combats, cette longue traînée de sang qui correspond aux huit années de guerre entre 1937 et 1945. Tout commence par un grand massacre, celui de Nankin alors la capitale chinoise en décembre 1937, qui fait entre 50 000 et 90 000 morts. Cela se termine par un autre massacre d’ampleur à peu près équivalente aux Philippines, à Manille, en février-mars 1945.
A Nankin, ce sont avant tout les prisonniers de guerre chinois qui sont visés, même si la population civile a subi des coups très durs. A Manille, l’armée japonaise ne se trouvant plus dans un contexte de conquête, il s’agit plutôt d’une sorte de massacre indiscriminé et anarchique de la population civile.
Entre ces épisodes, il n’y a pas de massacres de même ampleur, mais on retrouve une forte tendance à utiliser une extrême violence dès que l’occasion se présente. Cette violence se concentre sur les populations les plus rebelles. Les Chinois sont particulièrement visés, en Chine et ailleurs. Quand l’armée japonaise arrive à Singapour en février 1942, elle tue ainsi entre 5 000 et 10 000 jeunes Chinois, en représailles de l’aide financière considérable apportée par les Chinois d’outre-mer à la république de Tchang Kaï-chek. Dans les zones du nord de la Chine, où les guérillas sont particulièrement puissantes, des opérations de « pacification », dites sanko les « trois-tout », c’est-à-dire tout tuer, tout brûler, tout détruire, font plusieurs millions de morts entre 1940 et 1943.
Les exactions touchent aussi les Philippins, qui résistent avec une grande énergie. Ces débordements de violence sont comparables aux atrocités commises par l’armée allemande. Si un attentat est perpétré contre un soldat japonais, c’est toute la population d’un village qui est souvent anéantie. En Asie, les « Oradour-sur-Glane » se comptent par dizaines aux Philippines et par centaines voire par milliers en Chine.
Cette violence se retrouve à une moindre échelle dans tous les pays contrôlés par l’armée japonaise. A partir de décembre 1941, elle s’exerce également aux dépens des Occidentaux militaires et civils, en particulier aux Indes néerlandaises, qui comptent 200 000 Hollandais et métis.
Il y a aussi des cas d’utilisation de cobayes humains pour des expérimentations médicales, bactériologiques et chimiques. On inocule des maladies, on place des hommes dans des conditions de dépressurisation ou de froid extrêmes. Certaines unités, comme la 731 qui possède ses propres centres de recherche en Mandchourie, sont spécialisées dans ce domaine.
La brutalité n’épargne pas les soldats japonais eux-mêmes : lors des retraites, il n’est pas rare que les soldats blessés qui ralentissent la marche soient exécutés. Et, en cas de défaite, ils sont pratiquement contraints au suicide.
L’H. : Vous avez dit qu’à Nankin les prisonniers chinois avaient été abattus par dizaines de milliers. Est-ce toujours le cas ?
J.-L. M. : Les prisonniers chinois ont été particulièrement maltraités. Aucun dispositif de prise en charge n’avait été prévu pour eux, ce qui pousse à les exécuter - à l’exception de ceux, minoritaires, intégrés à l’effort de guerre nippon, soit comme coolies militaires, soit comme travailleurs forcés au Japon, soit encore comme troupes auxiliaires « collaboratrices ».
Il y eut aussi plus de 300 000 prisonniers de guerre des armées occidentales, dont une bonne moitié est composée de soldats asiatiques. Ces derniers seront pour une large part relâchés rapidement, parce que les Japonais se veulent les libérateurs de l’Asie. Les souffrances se sont concentrées sur les quelque 144 000 prisonniers restants, essentiellement des Hollandais, des Britanniques, des Australiens et des Américains, mais aussi une douzaine de milliers de Français en Indochine. Leur taux de mortalité a été d’environ 27 % - à comparer avec les 4 % de mortalité parmi les prisonniers occidentaux de l’Allemagne nazie.
Les soldats subissent tout ce qu’un prisonnier de guerre peut connaître de pire : l’entassement, la faim, la chaleur ou le froid, et l’absence de soins médicaux, malgré les miracles accomplis par les médecins militaires de leurs unités.
La seule clause de la convention de Genève respectée par les Japonais est le traitement particulier réservé aux officiers qui, par exemple, ne sont pas astreints au travail forcé. Les simples soldats sont soumis à des travaux épuisants. Le chantier le plus emblématique est celui du chemin de fer dit « de la mort », 415 kilomètres de voies ferrées entre la Thaïlande et la Birmanie, symbolisé par le tristement célèbre pont de la rivière Kwai : 12 000 prisonniers occidentaux et quelque 70 000 travailleurs asiatiques sont morts dans la construction des voies. Les mines et chantiers navals, au Japon ou à Taiwan, furent également des lieux effroyables.
Il faut aussi mentionner les « marches de la mort ». La plus connue est celle de Bataan, aux Philippines, dont furent victimes en avril 1942 au moins 5 600 prisonniers américains et philippins - à qui l’approvisionnement en eau fut notamment interdit plusieurs jours durant. Mais il faudrait aussi citer ces 1 200 Australiens détenus à Sandakan Bornéo en 1945, et contraints à parcourir 260 kilomètres dans une jungle montagneuse, sans nourriture adéquate : il n’y eut que 6 survivants, tous des évadés.
Photos marches de la mort
L’H. : Et les civils, comment sont-ils traités ?
J.-L. M. : Pas beaucoup mieux. J’ai déjà évoqué ceux qui furent tués lors des massacres de Nankin, de Manille, de Singapour, etc. Ailleurs, dans les camps d’internement, les conditions d’existence des quelque 140 000 civils ressortissants des pays occidentaux opposés au Japon ne sont guère meilleures que celles de leurs soldats prisonniers. A ces massacres, il faudrait ajouter des viols innombrables. A Nankin, on estime que furent violentées entre 8 000 et 20 000 femmes chinoises, pratiquement de tous les âges. Ces crimes s’observent dans toutes les régions occupées.
Les Japonais ont mis en place pendant la guerre un système de prostitution aux armées. On recrutait des jeunes femmes, souvent coréennes, soit en les trompant sur leur emploi futur, soit en les achetant à leurs familles, soit en utilisant les réseaux proxénètes déjà existants. Certaines de ces « femmes de réconfort » furent purement et simplement enlevées. Les sévices souvent subis s’ajoutèrent aux souffrances partagées avec les soldats en campagne. Même si ces femmes étaient généralement payées, ce vaste système prostitutionnel, largement sous contrainte, organisé par l’armée à l’échelle d’une région entière, est d’une ampleur sans égale dans le reste du monde en guerre.
L’H. : Il y a enfin les spoliations économiques ?
J.-L. M. : Oui, j’ai déjà dit quelques mots du travail forcé qui touche les prisonniers occidentaux ; il concerne également la population des territoires occupés. Les colonies principalement la Corée et Taiwan sont cependant moins cyniquement traitées que les pays conquis, englobés à partir d’août 1940 dans une bien mal nommée « sphère de coprospérité de la Grande Asie de l’Est », dont Tôkyô prétend assurer l’autosuffisance, après l’avoir « libérée » de l’impérialisme occidental. Elle se transforme rapidement en « sphère de Co-pauvreté », à une échelle jusque-là inconnue, et plus encore d’exploitation forcenée des ressources comme des populations, au service de l’effort de guerre nippon.
En Indonésie, on appelle les travailleurs forcés, dont la condition est quasiment servile, les romusha « travailleur » en japonais. Les conditions de travail sont terrifiantes, avec une mortalité très élevée, souvent supérieure à celle des prisonniers de guerre occidentaux, entre autres parce que les romusha ne bénéficient pas des soins des médecins militaires.
L’exploitation des ressources fut assez comparable à ce qu’on connaissait alors en Europe. Une grande partie de la production est captée par l’armée japonaise, surtout le riz, les plantes textiles et les matériaux stratégiques, à commencer par le pétrole. On recourt aux réquisitions, aux cultures forcées, aux livraisons à prix imposés, au marché noir, et souvent au pillage pur et simple. Une fois les réserves de riz épuisées, et alors que les communications sont de plus en plus entravées par le développement des opérations militaires, soit à partir de 1944, une famine généralisée tend à se développer. Elle fera à Java environ 2 millions de morts sur les 50 millions d’habitants de l’île. De la même manière on comptera au moins 500 000 victimes au Tonkin. Dix pour cent de la population de la prospère Singapour périt en 1944-1945, principalement de maladies induites par la faim.
On peut aussi ajouter que l’armée japonaise s’est transformée en Chine en véritable pourvoyeuse de drogue. Pour se rallier à bon compte les collaborateurs chinois, elle a encouragé et facilité à leur intention le trafic d’opium et d’héroïne, qui avait été largement éradiqué auparavant. La consommation d’opiacés va connaître une véritable explosion, grâce à une armée japonaise qui va jusqu’à convoyer la drogue ou patronner sa commercialisation. Cela aura un impact social considérable dans des villes comme Nankin ou Shanghai, où la criminalité explose.
L’H. : Pourquoi toutes ces exactions ?
J.-L. M. : Les exactions n’obéissent pas à une logique fondée sur une idéologie exterminationniste. Encore une fois, je voudrais souligner qu’il n’y a pas de politique génocidaire, et pas même de politique systématique de massacres.
Ce qui est à l’inverse frappant, c’est l’extraordinaire facilité avec laquelle les soldats japonais tuent, parfois seulement pour s’amuser. En Chine, on fait des concours de tirs sur des passants, on s’exerce au maniement du sabre ou de la baïonnette sur des cobayes humains. Cette facilité du passage à l’acte ne constitue pas un quelconque invariant de la psyché nippone. Elle se rattache clairement au contexte idéologique des années 1930 et 1940. Dans ce contexte, l’État et la collectivité, définis dans les termes nébuleux de la mystique impériale, sont placés au-dessus de tout, l’individu n’est plus rien. Significativement, les militaires et les médecins de l’unité 731, à Harbin, appelaient les cobayes humains utilisés pour leurs expériences des maruta, c’est-à-dire des « morceaux de bois ». L’individu n’est plus qu’un objet, corvéable à l’infini, chair à canon, et sur lequel il devient licite de frapper, même à la hache...
Cela concernera aussi les Japonais eux-mêmes. Vers la fin de la guerre, lors de la bataille d’Okinawa, l’armée japonaise n’hésitera pas à se servir de civils comme de boucliers humains.
L’H. : Il n’y a pas eu de résistance à cette idéologie ?
J.-L. M. : Très peu. Il n’y a pas eu de mouvements organisés , au moins à l’intérieur du pays. Certains intellectuels, chrétiens en particulier, ont critiqué le régime, en termes plus ou moins radicaux. Ils ont en général perdu leur poste et ont été interdits de publier, mais ils ne furent pas dans l’ensemble emprisonnés. Ils représentent une infime minorité. On a une impression de quasi-unanimisme autour de la mystique impériale : les cadres communistes eux-mêmes, presque tous, après quelques années de prison, se « convertissent » c’est l’expression d’alors à l’ultranationalisme.
Il est vrai que tous les Japonais baignent dans cette idéologie depuis le début des années 1930 : à l’école, dans les médias, pendant leur service militaire et dans les nombreuses structures d’encadrement jeunes, femmes, réservistes, associations de voisinage... qui mobilisent la population même en temps de paix. Aucun habitant ne peut échapper à ce bourrage de crâne. Il y a donc un consensus extrêmement fort.
L’H. : Quand sont apparus les kamikazes* ?
J.-L. M. : Très peu de Japonais se sont rendus pendant la guerre, sauf en Mandchourie en août 1945. Les soldats préfèrent généralement la mort à l’infamie de la reddition. On connaît des cas de militaires japonais qui refusent de croire en 1945 à la capitulation du Japon, parfois des mois durant, et accusent de trahison ceux qui doutent. De très nombreux prisonniers nippons refusent que la Croix-Rouge prévienne leur famille. Ils préfèrent qu’elle les croie morts plutôt que de leur infliger le déshonneur de la capture.
Les kamikazes sont plus banalement dénommés pendant la guerre « Corps spécial d’attaque » Tokkôtai . Recrutés par milliers parmi les étudiants aux sursis résiliés, tous volontaires, ils ne constituent qu’un recours désespéré, alors que le Japon a déjà perdu la guerre : ils ne sont pas engagés avant octobre 1944, lors du débarquement américain aux Philippines. Ils représentent une réponse rationnelle à la double pénurie pilotes expérimentés et carburant qui menace alors de paralyser l’aviation japonaise.
C’est en janvier 1932, lors de l’incident de Shanghai : une bataille rangée qui va durer des semaines et faire plusieurs milliers de morts dans la ville, qu’on voit - dit-on - quelques jeunes soldats japonais s’entourer le corps d’explosifs et se précipiter sur les tranchées chinoises pour s’y faire sauter. Ils deviennent immédiatement des héros nationaux. A ma connaissance, c’est la première fois que ce genre de phénomène apparaît dans l’histoire de l’humanité.
L’expérience des kamikazes est encore omniprésente dans le Japon d’aujourd’hui, et suscite une intense émotion, même chez les plus antimilitaristes. Plus généralement, les 2,5 millions de soldats morts pour l’empereur* depuis la restauration Meiji sont tous qualifiés de divinités, dans le sanctuaire shinto* de Yasukuni, qui en tient le registre.
IL Y A 75 ANS HIROSHIMA (6 AOÛT 1945) ET NAGASAKI (9 AOÛT 1945),   LES RAISONS D’UN BOMBARDEMENT NUCLÉAIRES ?
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L’H. : Sans Hiroshima et Nagasaki, le Japon se serait-il rendu ?
J.-L. M. : Oui, assurément. Le pays avait perdu ses alliés, sa marine en quasi-totalité, et presque tout contact avec ses conquêtes d’Asie du Sud-Est et leurs matières premières ; surtout, un nouvel adversaire, l’URSS, était apparu le 8 août 1945 et avait disloqué en quelques jours l’armée du Kwantung, en Mandchourie.
Mais le personnel dirigeant nippon s’obstinant à n’accepter qu’une paix de compromis, les Alliés auraient certainement été contraints à un débarquement au Japon même, où plusieurs millions d’hommes restaient mobilisés, et parfois solidement armés. La guerre se serait probablement prolongée pendant six mois ou un an. Des dizaines de milliers d’Américains de plus auraient été tués, ce qui aurait pu aller jusqu’à doubler les pertes des États-Unis dans la guerre du Pacifique 101 000 tués pour 184 000 face à l’Allemagne et l’Italie.
En outre, de nombreux Japonais préférant se sacrifier et sacrifier leurs concitoyens plutôt que de se rendre, les populations de la sphère nippone vivant dans des conditions toujours plus dégradées, la prolongation de la guerre aurait à coup sûr entraîné des millions de morts supplémentaires. Il serait délicat d’être plus précis , mais on arrive à la fin de la guerre à 150 000 morts par semaine, dont une grande majorité de civils, à cause de la famine qui se généralise.
L’H. : Quel est le bilan des victimes de la guerre ?
J.-L. M. : Il est difficile de faire un compte exact, en particulier pour les pertes chinoises. Ce qui est à peu près assuré, ce sont les morts au combat. On compte environ 7 millions de victimes parmi les soldats : 2 millions de Japonais et quelque 3 millions de Chinois, auxquels on peut ajouter environ 200 000 Occidentaux principalement Américains, Britanniques, Australiens et Néerlandais, sans oublier quelques milliers de Français d’Indochine et une centaine de milliers de combattants d’autres pays d’Asie. On estime par ailleurs que 1,4 million de soldats chinois sont morts à l’écart des zones de combat : maladies, blessures, manque de soins, faim...
Tout cela est d’assez peu de poids comparé aux victimes civiles : elles représentent en dehors du Japon près de 80 % des pertes, pourcentage bien supérieur à ce qui se passait sur le théâtre européen, même en y incluant la Shoah. Au total, on estime le bilan à 27 millions de morts, dont quelque 20 millions de civils. A comparer aux 36 millions de morts côté européen2, les pertes en Asie représentent 40 % du total des pertes de la Seconde Guerre mondiale.
Le Japon compterait au total 3 millions de morts. Parmi les morts civils, 1 million en tout, 400 000 ont été victimes des bombardements dont la moitié, 200 000, lors des explosions nucléaires.
Les plus grandes pertes là aussi ont été chinoises, mais les chiffres sont sujets à discussion. Les différents gouvernements chinois ont fourni des comptabilités très variables. Entre 1945 et aujourd’hui, on est passé de 10 à 35 millions de morts. Le chiffre de 15 millions, qui fut fourni peu après la fin du conflit par les autorités du Guomindang, ne paraît pas invraisemblable. Des victimes civiles asiatiques, deux tiers vraisemblablement moururent de faim, un quart furent assassinées, un dixième périrent d’épuisement au travail. On comprend les considérables enjeux de mémoire que représente cette guerre en Asie...
Propos recueillis par Héloïse Kolebka.
Le Cadavre d'un prisonnier victime de cannibalisme

Le Cadavre d'un prisonnier victime de cannibalisme

L’HORREUR SANS NOM
CANNIBALISME JAPONAIS
Une autre pratique horrible fut expérimentée par les geôliers japonais, cette fois-ci ceux des occidentaux : le cannibalisme. Parfois ces pratiques anthropophages, dont on retrouve de nombreuses traces dans l’armée impériale, sont dues à la famine provoquée par les sous marins alliés qui attaquent les convois de ravitaillement. Ce sont alors des autochtones qui en font les frais.
Mais parfois, il s’agit d’actes de barbarie ordonnés par les officiers et exécutés par leurs unités. Le prisonnier indien Naik Atam témoignera après guerre des horreurs qu’il vit dans un camp de Nouvelle Guinée : « Les Japonais commencèrent à sélectionner les prisonniers et chaque jour un prisonnier était tué et mangé par les soldats. J’ai vu cela personnellement et près de 100 prisonniers furent tués et mangés par les soldats à cet endroit.
Ceux d’entre nous qui restaient furent emmenés à un autre endroit situé à 80 km où dix prisonniers moururent de maladie. À cet endroit, les Japonais recommencèrent à sélectionner des prisonniers en vue de les manger. Ceux qui étaient sélectionnés étaient amenés dans une hutte où leur chair était prélevée sur leurs corps alors qu’ils étaient encore en vie. Ils étaient ensuite jetés dans un fossé où ils finissaient par mourir. »
IL Y A 75 ANS HIROSHIMA (6 AOÛT 1945) ET NAGASAKI (9 AOÛT 1945),   LES RAISONS D’UN BOMBARDEMENT NUCLÉAIRES ?
(LES MILITAIRES FRANÇAIS DÉCAPITÉS
Le 9 mars 1945 les garnisons françaises sont attaquées par surprise par l’Armée Impériale Japonaise. Sur les 34 000 Français métropolitains dans la région et 12 000 militaires d'origine européenne, plus de 3 000 ont été tués en moins de 48 heures, parfois exécutés par décapitation à coups de sabre.
TOURNANT DE LA GUERRE DU PACIFIQUE
Le tournant de la guerre du Pacifique fut la victoire navale américaine lors de la bataille de Midway en juin 1942. La flotte japonaise subit de lourdes pertes et fut repoussée. En août 1942, les forces américaines attaquèrent les Japonais dans les îles Salomon, les contraignirent, au prix de lourdes pertes, à se retirer de l'île de Guadalcanal en février 1943. Les forces alliées acquirent progressivement la suprématie aérienne et navale dans le Pacifique et conquirent méthodiquement les îles l'une après l'autre, souvent au prix de combats meurtriers.
Pendant la seconde moitié de l'année 1944, les forces américaines libérèrent les Philippines et lancèrent des attaques aériennes massives contre le Japon. Les forces britanniques reprirent la Birmanie. Les forces américaines subirent de lourdes pertes pendant l'invasion d'Iwo Jima en février 1945 et d'Okinawa, une île située en-dehors des îles principales du Japon, en avril 1945. Malgré ces pertes et malgré les attaques aériennes suicides des Japonais, connues sous le nom d'attaques Kamikaze, les forces américaines conquirent Okinawa en juin 1945.
IL Y A 75 ANS HIROSHIMA (6 AOÛT 1945) ET NAGASAKI (9 AOÛT 1945),   LES RAISONS D’UN BOMBARDEMENT NUCLÉAIRES ?
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L’HORREUR DE L’ILE D’OKINAWA
UNE DÉCISION QUI AVAIT POUR BUT DE METTRE FIN À LA GUERRE
La décision de lancer les bombes sur le Japon a été prise par le président américain Harry S TRUMAN après l’essai nucléaire Trinity du 16 Juillet 1945, car La capitulation ne faisait pas partie du code du guerrier japonais. Cela se traduisit sur le terrain par de sauvages mais combien suicidaires assauts de l'infanterie nipponne.
Le Président TRUMAN et ses conseillers
Le Président TRUMAN et ses conseillers

Le Président TRUMAN et ses conseillers

FEU NUCLÉAIRE A CAUSE D’UNE IDÉOLOGIE QUI L’A AMENÉ AU BORD DU DÉSASTRE
Le 6 Août 1945, le monde allait connaître un bouleversement mondial avec le largage de la 1ère Bombe Nucléaire sur Hiroshima au Japon par l’équipage du bombardier Super Fortress B-29 "Enola Gay ».
6 Août 1945 largage de la 1ère Bombe Atomique sur Hiroshima:le champignon atomique d'Hiroshima,
6 Août 1945 largage de la 1ère Bombe Atomique sur Hiroshima:le champignon atomique d'Hiroshima,
6 Août 1945 largage de la 1ère Bombe Atomique sur Hiroshima:le champignon atomique d'Hiroshima,

6 Août 1945 largage de la 1ère Bombe Atomique sur Hiroshima:le champignon atomique d'Hiroshima,

GENESE DU LARGAGE
Le 6 août 1945, alors jeune lieutenant-colonel de l'US Air Force, il était aux commandes du bombardier Super Fortress B-29 "Enola Gay" qui a largué, hors tests, la première bombe atomique de l'histoire de l'humanité. Paul Tibbets n'avait que 30 ans lorsqu'il décolla aux commandes du SuperFortress B-29 d'une base américaine dans les Iles Mariannes avec ses 11 membres d'équipage. Le bombardier avait été baptisé "Enola Gay", le prénom de la mère de Paul Tibbets.
Le premier test nucléaire s'était déroulé avec succès moins d'un mois plus tôt, le 16 juillet 1945, dans le désert du Nouveau-Mexique. Dès lors tout va aller vite. Le 24 juillet, le président Harry Truman approuve la décision de mener une campagne de bombardements atomiques contre le Japon jusqu'à sa capitulation. Le 31 juillet, Truman donne l'ordre de bombarder Hiroshima "dès que le temps le permet".
Les scientifiques avaient prévenu Paul Tibbets : l'avion devra voler à 31.000 pieds (9.448 mètres) et la bombe explosera à quelque 600 mètres d'altitude. Quarante-trois secondes s'écouleront entre le moment où "Little Boy" (le surnom de la bombe) quittera les soutes de l'appareil et la déflagration. Si l'équipage veut survivre, il devra s'être éloigné de quelque 12,8 km au cours de cette poignée de secondes.
Les douze hommes triés sur le volet qui grimpent à bord de l'Enola Gay, à 02H45 le 6 août 1945, sont équipés d'un parachute, d'un pistolet et d'un gilet de protection. Au commandant de bord, le médecin de la base remet une petite boîte contenant douze pilules de cyanure. Puis le chapelain fait une prière, on prend des photos. L'Enola Gay décolle.
Lorsque l'avion arrive au-dessus d'Hiroshima, le temps est dégagé et l'équipage voit distinctement la côte et les bateaux ancrés dans le port, puis le pont qui constitue l'objectif. Il est 08H15 à Hiroshima lorsque la bombe est larguée. Tibbets bascule immédiatement son avion dans un virage sur l'aile droite à 155 degrés. Seul Bob Caron, qui se tient à la place du mitrailleur de queue, est capable d'apercevoir la gigantesque boule de feu et de prendre des photos. L'avion est rattrapé par l'onde de choc, qui le secoue modérément. Puis tous voient le "champignon géant de couleur pourpre".
Paul Tibbets se retourne vers l'équipage: "Les gars, vous venez juste de larguer la première bombe atomique."
Le souffle, le feu et le rayonnement ont tué 140.000 personnes. Beaucoup d'autres ont été marqués et blessés à vie. La plupart des victimes de la bombe étaient des femmes, des enfants, des personnes âgées et des civils pas impliqués dans la guerre. On compte aussi parmi les victimes des prisonniers de guerre américains et alliés, ainsi que des milliers de Coréens contraints au travail forcé.
"Si Dante s'était trouvé avec nous dans l'avion, il aurait été terrifié", a raconté des années plus tard Paul Tibbets. "La ville que nous avions vu si clairement dans la lumière du jour était maintenant recouverte d'une horrible salissure. Tout avait disparu sous cette effrayante couverture de fumée et de feu."
De retour au sol, c'est l'enthousiasme général. Tibbets reçoit la Distinguished Service Cross.
NAGASAKI 9AOÛT 1945
9 Août 1945 largage de la 2ème Bombe Atomique à Nagasaki
9 Août 1945 largage de la 2ème Bombe Atomique à Nagasaki

9 Août 1945 largage de la 2ème Bombe Atomique à Nagasaki

LA CAPITULATION JAPONAISE
Le 15 août 1945, le Japon capitule. Le 2 septembre à bord du Missouri dans la baie de Tokyo, le Général Yoshiiiro UMEZU signe la capitulation face au Général Douglas MAC ARTHUR.
Signature de la capitulation
Signature de la capitulation
Signature de la capitulation
Signature de la capitulation
Signature de la capitulation
Signature de la capitulation

Signature de la capitulation

L'EMPEREUR HIROHITO SIGNE LA CAPITULATION
FIN DU CULTE IMPÉRIAL
Cette Capitulation a été marqué par ce renoncement au culte impérial, tradition vieille de quinze siècles : au lendemain d'une défaite humiliante pour le Japon en 1945, l'empereur, contesté, a été forcé d'abolir l'article 3 de la Constitution qui stipulait que "l'Empereur est d'essence céleste, divine, et sacrée".
L'Empereur signant la capitulation et aux côtés du Général Mac ARTHUR
L'Empereur signant la capitulation et aux côtés du Général Mac ARTHUR

L'Empereur signant la capitulation et aux côtés du Général Mac ARTHUR

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