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L'A.M.N.D.V.D.E.N REND HOMMAGE A LA BRAVOURE DES TAHITIENS LORS DES DEUX GUERRES MONDIALES

30 Mai 2016 , Rédigé par amndvden

L'A.M.N.D.V.D.E.N REND HOMMAGE A LA BRAVOURE DES TAHITIENS LORS DES DEUX GUERRES MONDIALES
HOMMAGE AUX POILUS TAHITIENS
En 2013 et depuis le début de l’année 2014 l’Association du Mémorial National des Vétérans des Essais Nucléaires hommage à tous ceux qui sont morts pour la France dans le cadre des commémorations du Centenaire de la Première Guerre, de la seconde guerre mondiale et du Soixante Dixième anniversaire de la Libération de la France.
L’A.M.N.D.V.D.E.N s’associe à ce devoir de mémoire dont la Commémoration du Centenaire a été officiellement lancée par le Président de la République.
Après avoir rendu hommage, dans ce blog, aux Poilus de 1914/1918 ; 70ème anniversaire du Débarquement du 6 juin 1944 ; hommage au Commando kIeffer ; Hommage aux soldats de l’Indochine et de la Chute de Dien Bien Phu ; Hommage à la Résistance ; Appel du 18 juin 1940 du Général De Gaulle ; 69ème Anniversaire de l’Armistice du 8 mai 1945 ; Libération des Camps de Concentration ; Hommage aux Soldats d’Outre-Mer (Malgache, Algériens, Marocains, Tunisiens, Africains…), l’A.M.N.D.V.D.E.N poursuit son hommage envers les Polynésiens après ceux qui ont servi la France lors des Essais Nucléaires.
Ce reportage est la continuité de l’hommage rendu dans le cadre du 100ème Anniversaire de la Commémoration de la Grande Guerre. L’Association rend donc hommage au courage des Tahitiens qui ont combattu l’ennemi de la France.
LU DANS LA PRESSE
Un monument est érigé dans l’Avenue Pouvanaa A Opaa, à l’intersection de la rue des Poilus Tahitiens en hommage aux soldats Polynésiens décédés au combat lors de cette guerre et aussi de celle de 1939/1945 ainsi que durant les guerres de Corée, Madagascar, Indochine et d’Afrique du Nord. Si lors de la 1ère Guerre mondiale ils étaient appelés les « Poilus Tahitiens », il faut se remémorer que près de 300 polynésiens issus du Bataillon du Pacifique ont trouvé la mort par leur sacrifice.
Monument aux morts dédié aux valeureux Tahitiens: Genèse de l'inauguration de ce Monument:Le quatorze juillet 1923, après le traditionnel Salut au Drapeau, on inaugure le monument aux Tahitiens morts pour la France pendant la Grande Guerre (1914-18). Autorités locales, consuls, fonctionnaires de tous rangs, ont pris place dans la tribune. En nobles termes, le Gouverneur exalte le bataillon tahitien. Nul ne lui répond. La reine Marau, alors, décide de parler, de laisser jaillir de son cœur les mots de remerciement que d'autres devraient articuler. Elle se lève. A pas lents, elle gagne la petite tribune que décorent des palmes de cocotier et des fleurs d'hibiscus, et là, d'une voix assurée, dans la langue des ancêtres, elle prononce cette poétique allocution : « Vous tous qui êtes réunis pour rendre hommage à la Fête nationale française, salut et longue vie. Nous sommes en présence d'une œuvre admirable, je veux parler de ce monument, sublime emblème de la Victoire remportée par ceux qui se sont inclinés devant le devoir. Il est ici afin que reste vivant dans nos cœurs le souvenir de ceux pour lesquels Temuri, le vent de la douleur, a gémi, alors que nos cœurs angoissés attendaient... Partis là-bas, ils sont morts là-bas. Nous les avons pleurés ces chers enfants. Mais aujourd'hui leurs noms revivent. Roo, le dieu de la Guerre, fait entendre le maeva (salut) des héros. Vive la France ! Vive Tahiti ! » A peine le dernier cri s'est-il éteint qu'un doux himene s'élève, comme pour bercer une dernière fois de sa mélopée les trois cents Maoris plongés en France dans l'éternel repos.

Monument aux morts dédié aux valeureux Tahitiens: Genèse de l'inauguration de ce Monument:Le quatorze juillet 1923, après le traditionnel Salut au Drapeau, on inaugure le monument aux Tahitiens morts pour la France pendant la Grande Guerre (1914-18). Autorités locales, consuls, fonctionnaires de tous rangs, ont pris place dans la tribune. En nobles termes, le Gouverneur exalte le bataillon tahitien. Nul ne lui répond. La reine Marau, alors, décide de parler, de laisser jaillir de son cœur les mots de remerciement que d'autres devraient articuler. Elle se lève. A pas lents, elle gagne la petite tribune que décorent des palmes de cocotier et des fleurs d'hibiscus, et là, d'une voix assurée, dans la langue des ancêtres, elle prononce cette poétique allocution : « Vous tous qui êtes réunis pour rendre hommage à la Fête nationale française, salut et longue vie. Nous sommes en présence d'une œuvre admirable, je veux parler de ce monument, sublime emblème de la Victoire remportée par ceux qui se sont inclinés devant le devoir. Il est ici afin que reste vivant dans nos cœurs le souvenir de ceux pour lesquels Temuri, le vent de la douleur, a gémi, alors que nos cœurs angoissés attendaient... Partis là-bas, ils sont morts là-bas. Nous les avons pleurés ces chers enfants. Mais aujourd'hui leurs noms revivent. Roo, le dieu de la Guerre, fait entendre le maeva (salut) des héros. Vive la France ! Vive Tahiti ! » A peine le dernier cri s'est-il éteint qu'un doux himene s'élève, comme pour bercer une dernière fois de sa mélopée les trois cents Maoris plongés en France dans l'éternel repos.

TAHITI BOMBARDÉE

Papeete a été bombardée le 22 septembre 1914 par le Croiseur Cuirassier Allemand Scharnhorst et le Croiseur Cuirassier Gneisenau pendant la Première Guerre mondiale et des volontaires sont partis pour la métropole.

LU DANS LA PRESSE

Voici un résumé de l'attaque de Tahiti telle qu'elle est rapportée en 1928 par Farrère et Chack.

Tahiti, éloignée de toute terre, était en 1914 un point de charbonnage important pour tous les vapeurs du Pacifique. On y disposait d'un stock de 5000 t de charbon, du Cardiff, entretenu en permanence. Le 12 Août 1914, la canonnière ZELEE, au mouillage de Raiatea avait pris connaissance de la déclaration de guerre. Son commandant, le lieutenant de vaisseau Destremau avait aussitôt regagné Papeete, s'emparant au passage du vapeur allemand Walküre qui venait charger des phosphates à Makatea et ignorait tout de la guerre. Il y avait même dans son équipage 7 Anglais et 1 Russe. Dès 1880, la Marine avait fait construire un fort équipé de neuf canons pour protéger l'entrée de Papeete. Mais, 25 ans plus tard, les pièces d'artillerie étaient mollement couchées sur le sol parmi les fleurs et les mousses. Les affûts, tapissés de plantes grimpantes, étaient solidement assujettis par un enchevêtrement de lianes vivaces du plus bel effet. Bref, la forêt tropicale, exubérante, avait repris ses droits et enseveli la batterie. Or l'escadre allemande du comte von Spee approchait. Elle comportait les croiseurs cuirassés Scharnhorst et Gneisenau, le croiseur rapide Nürnberg, deux croiseurs auxiliaires et huit charbonniers. Car le charbon était vital. Bien qu'ayant une capacité de soutes de 2000 tonnes, Scharnhorst et Gneisenau n'avaient que 4 jours et demi d'autonomie à 20 noeuds. Depuis que les radios de Yap (Carolines) et Apia (Samoa) s'étaient tues, von Spee avait compris que ces archipels n'étaient déjà plus allemands. Pourtant, le 14 Septembre, il se présente devant Apia et constate que le pavillon néo-zélandais flotte désormais sur la ville. Il s'éloigne mais, par cette bévue, il a lui-même dévoilé le secret de ses mouvements. Destremau comprend qu'il n'a plus de temps à perdre. En cinq jours, il va organiser la défense de Tahiti. Avec l'aide de Tahitiens emmenés par l'Enseigne de Vaisseau de réserve et artiste peintre Octave Morillot (frère du commandant du Monge) qui vit depuis huit ans aux îles sous le Vent, il va monter l'artillerie de la ZELEE jusqu'à l'ancienne batterie dominant la passe; un canon de 100 (celui de l'arrière) qui demandera des efforts surhumains, et 4 canons de 65. Von Spee va d'abord relâcher à Bora Bora en se faisant habilement passé pour une escadre anglaise. Le brigadier de gendarmerie qui l'accueille n'y voit que du feu et, maladroitement, lui indique que Tahiti ne possède aucune défense sérieuse, mais un joli stock de charbon. Il ignore d'ailleurs tout des préparatifs de Destremau. Le 22 Septembre, les Allemands se présentent devant la passe d'entrée de Papeete. A 2000 m du récif de corail, ils essuient trois salves de la batterie installée par Destremau. Fort surpris, mais confiant dans son artillerie infiniment supérieure ( 16 pièces de 210 et 12 de 150) von Spee s'écarte, tire plusieurs salves sur la forêt vierge. Puis il se présente à nouveau. Destremau saborde alors le Walküre pour obstruer la passe et met le feu au dépôt de charbon. La batterie reste habilement silencieuse ce qui a pour effet d'accroître l'inquiétude de von Spee. Il pense qu'on lui tend un piège et que le chenal a été miné. Craignant de perdre bêtement un bâtiment pour rien, puisque le charbon est en feu, von Spee lance plusieurs salves de son artillerie lourde sur la ville de Papeete qui s'embrase, tandis que deux obus touchent la ZELEE qui s'enfonce, pavillon haut.

Puis il fait demi-tour et s'éloigne. Face à une puissante escadre ennemie, la détermination et l'habileté stratégique d'un simple lieutenant de vaisseau a sauvé Tahiti. Un tiers de Papeete est en cendres et il y a eu deux morts côté français. Destremau décèdera en Mars 1915, à son retour en France, d'ailleurs injustement dénigré par les autorités civiles de Tahiti qui n'avaient songé qu'à fuir. Il ne recevra la Légion d'Honneur qu'en Mars 1919, à titre posthume

La Canonnière ZELÉE

La Canonnière ZELÉE

Croiseur Cuirassier SCHARNHORST

Croiseur Cuirassier SCHARNHORST

Croiseur Cuirassier GNEISENAU

Croiseur Cuirassier GNEISENAU

Le capitaine Destremau et son état-major à Tahiti : enseignes Barbier et Barnaud, aspirants Dyèvre et Le Breton, lieutenant d'infanterie coloniale Lorenzi.

Le capitaine Destremau et son état-major à Tahiti : enseignes Barbier et Barnaud, aspirants Dyèvre et Le Breton, lieutenant d'infanterie coloniale Lorenzi.

Incorporés dans le Bataillon mixte du Pacifique, composé de Tahitiens et de Calédoniens, les premiers contingents se retrouvent à Boulouris, dans le Var, dès l'été 1916. Le froid est leur principal ennemi, et il apparaît difficile d'envoyer les Polynésiens se battre dans le nord ou dans l'est en plein hiver. Le bataillon stationne donc en Provence jusqu'à l'été suivant, époque à laquelle il monte au front pour être occupé essentiellement à des travaux de terrassement. Notons toutefois qu'une centaine de Tahitiens sont acheminés dès l'automne 1916 dans la région de Salonique, en Grèce, où ils affrontent les Autrichiens lors d'une campagne très éprouvante.

Le B.M.P. devient unité combattante en 1918, après un deuxième hiver passé à Boulouris. Envoyé au front dans les environs de Soissons, il participe de façon active à l'arrêt des dernières offensives ennemies lors de la seconde Bataille de la Marne, et se joint à la contre-offensive alliée qui pousse les Allemands à signer l'Armistice. L'attitude exemplaire des soldats venus de Polynésie leur vaut une citation à l'ordre de la 10eme Armée, citation que l'on peut lire sur la plaque commémorative placée quai du Commerce. A l'heure du bilan, on constate que la colonie a payé un lourd tribut à la défense de la Métropole, puisque 300 de ses enfants y ont laissé la vie. En 1923, est érigé le Monument aux Morts de l'avenue Bruat, en souvenir.de leur sacrifice.

Papeete Bombardée en 1914
Papeete Bombardée en 1914
Papeete Bombardée en 1914

Papeete Bombardée en 1914

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